Aya Nakamura au Centre Bell | Montréal est hypé
Après trois concerts au Stade de France en mai 2026, Aya Nakamura fait escale au Centre Bell les 24 et 25 octobre, dans le cadre de sa tournée autour de Destinée. Pour sa première prestation au Canada, la chanteuse française se produit à guichets fermés. Entre pop, R’n’B, afro-pop et dancehall, elle déploie un univers musical et visuel dont le public reprend aussi les codes.
L’influence de la Reine de France se remarque avant même son entrée en scène. Dans les couloirs du Centre Bell, les hauts échancrés, les minijupes et les silhouettes en cuir rappellent l’esthétique Y2K et le glamour pop et R’n’B des années 2000. Une féminité assumée caractérise son univers musical et visuel.
L’ambiance se prolonge dans les gestes : on twerke dans les toilettes, on danse devant son téléphone. Majoritairement composé de personnes noires, le public réunit plusieurs générations, des jeunes accompagné·e·s de leurs parents aux trentenaires, ainsi que de nombreuses personnes queer. Les tenues, les attitudes et les façons de danser témoignent d’un univers qui dépasse la musique et mêle culture pop contemporaine et influences africaines.
Un répertoire iconique
Sur scène, le dispositif reste relativement épuré : une plateforme en T, six musicien·ne·s en retrait, une dizaine de danseur·euse·s et des projections soignées. Vêtue d’une tenue ajustée en denim noir, Aya Nakamura fait son entrée. Quelques poses, un geste dans les cheveux : elle impose sa présence avec une apparente nonchalance, presque étonnée par les cris qui l’accueillent.
Pendant 1h40, l’enchaînement des morceaux entretient l’énergie de la salle. Entre déhanchements, ondulations et poses affirmées, la chanteuse joue avec les codes de la pop et du R’n’B, sans perdre de vue ce qui fait sa signature.
Sur Comportement, Djadja, La Pétasse, Baddies et Sexy Nana, le public reprend les paroles à pleins poumons, jusqu’à couvrir sa voix. Le concert prend alors des allures de karaoké collectif.
Entre tubes et récit de soi
Quelques moments viennent ralentir le rythme. Accompagnée à la guitare sur J’ai mal, Aya Nakamura livre une interprétation plus posée, tandis qu’un solo de guitare vient clore Fly. Corneille la rejoint sur Avec classe, l’une des surprises de la soirée.
Une séquence animée aux accents manga retrace ensuite le parcours de la chanteuse, de ses débuts à Aulnay-sous-Bois à son ascension internationale, en passant par l’écriture et la diffusion de ses premières chansons. Visuellement soignée malgré une durée un peu longue, elle suspend momentanément la fête pour revenir sur les étapes de sa carrière. Elle révèle plusieurs facettes de son univers, entre racines maliennes, humour et esthétique pop et sensuelle.
Au Centre Bell, Aya Nakamura confirme sa force de frappe : portée par un répertoire fédérateur et une salle en effervescence, elle transforme le concert en une grande fête populaire.
- Artiste(s)
- Aya Nakamura
- Ville(s)
- Montréal
- Salle(s)
- Centre Bell
- Catégorie(s)
- Africain, Afro, Contemporaine, Dancehall, Francophone, Musique du monde, Pop, R&B,


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