La Festinathèque de La Bronze | Un festin musical brut, dansant et libérateur [balado]
Nadia Essadiqi, alias La Bronze, revient en force avec un nouvel opus intitulé La Festinathèque. Marc-André Mongrain et Louis-Philippe Labrèche l’ont accueillie en studio dans le cadre des entrevues Plaque tournante, où l’artiste se livre en toute sincérité sur le processus créatif, la quête d’authenticité et la richesse sensorielle qui habitent ce projet charnel et audacieux.
Consultez l’entrevue en intégrale :
Un concept nourri par la multitude et l’expérience humaine
Dès les premières minutes de l’échange, l’évocation des titres intrigants de l’album, comme La vengeance est mon sundae Glacé, Chante parmi les ennemis ou encore Bonbon cul, donne le ton. La nourriture, les sucreries et la sensualité y occupent une place de choix. Mais au-delà de la métaphore gourmande, que cache véritablement La Festinathèque?
« La Festinathèque, c’est un lieu où l’on peut aller, où il y a plein de festins », explique l’artiste. À l’image d’une bibliothèque ou d’une roulathèque, cet album propose un rassemblement d’expériences. Il s’agit d’une métaphore de la multitude de textures, d’émotions et de sensations qui tapissent l’existence : des moments d’introspection pure, de la colère, de la catharsis et des élans festifs taillés pour le dancefloor.
Loin d’éluder la noirceur, La Bronze choisit de la célébrer. Selon elle, les épreuves et les blessures de la vie recèlent une lumière d’une profondeur abyssale. Cette approche viscérale se ressent tout au long du disque, offrant un fil conducteur fort où les chansons se répondent naturellement.
L’hypersensibilité comme superpouvoir créatif
Au fil de la conversation, les journalistes soulignent la grande vulnérabilité de l’autrice-compositrice-interprète. L’artiste y aborde sans détour son hypersensibilité, qu’elle exprime ouvertement dans ses morceaux.
Longtemps perçue comme un fardeau (particulièrement dans une société individualiste et parfois brutale), cette sensibilité exacerbée est aujourd’hui assumée comme un véritable superpouvoir. Grâce au travail sur soi et aux encouragements de proches et de thérapeutes, La Bronze a appris à s’entourer de gens qui célèbrent cette intensité émotionnelle et sensorielle. « Ça fait en sorte que ton monde intérieur est plus riche, que tu as accès à plus de complexité, de richesse, de sensations et de profondeur », confie-t-elle. Cette acuité se traduit directement dans son interprétation artistique, qu’elle soit sur scène, en studio ou devant la caméra en tant que comédienne.
Sur le plan musical, La Festinathèque marque une évolution majeure dans le parcours de l’artiste. Pour la première fois, Nadia Essadiqi a ouvert ses portes à une multitude de réalisateurs et de coauteurs, notamment lors de camps d’écriture à Montreuil (en France) et au Québec. Ce décloisonnement l’a poussée hors de sa zone de confort.
On y retrouve des collaborations percutantes, notamment avec Nadim Marzal (Wake Island) sur le morceau hautement dansant Bonbon cul, ou encore avec Charles Guay et Miro sur L’indécence de mon festin. L’album oscille ainsi entre une pop électro très assumée, des rythmes taillés pour la fête et des moments dénudés à la guitare ou au piano.
Une célébration à ne pas manquer
Construit comme une véritable montagne russe émotionnelle, s’ouvrant sur une introduction décalée et se concluant sur une surprise auditive mémorable, La Festinathèque promet de prendre toute sa dimension sur scène. Entre moments intimistes, explosions de joie et énergie débordante, la tournée s’annonce comme une fête grandiose.
L’album sera disponible ce vendredi 16 octobre 2026. Pour célébrer cette sortie en grand, La Bronze présentera le lancement de son nouvel album le 28 octobre prochain à l’Espace Transmission. Rendez-vous est pris pour plonger tête première dans ce festin musical haut en couleur! Billets par ici.
- Artiste(s)
- La Bronze
- Ville(s)
- Montréal
- Salle(s)
- Espace transmission
- Catégorie(s)
- Balado, Electropop, Francophone, Pop, R&B,

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