Festival d’été de Québec 2026 – Jour 4 | Bublé tombe en amour avec Québec !
Dimanche soir, au FEQ, les plaines d’Abraham s’animent au son d’une programmation résolument jazz! Le groupe québécois The Brooks ouvre le bal avec son énergie contagieuse et sa musique groovy. La scène sera ensuite confiée à Melody Gardot, qui promet de nous entraîner dans son univers raffiné et envoûtant, avant de laisser toute la place à l’incomparable Michael Bublé. Avec sa voix chaleureuse, son charisme légendaire et ses grands classiques, il nous invite à une soirée mémorable, sous les étoiles, sur les plaines d’Abraham.
Les Origines
Né à Burnaby, en Colombie-Britannique, Michael Bublé est l’un des chanteurs et crooners les plus populaires de sa génération. Inspiré par les grandes voix comme Frank Sinatra, Dean Martin et Tony Bennett, il a su mettre au goût du jour les classiques du jazz, tout en créant ses propres succès, dont Home, Haven’t Met You Yet, Feeling Good et Everything. Lauréat de plusieurs prix Grammy et Juno, il séduit les publics du monde entier grâce à sa voix chaleureuse, son charisme naturel et son sens du spectacle. Avec plus de deux décennies de carrière, Michael Bublé demeure une référence incontournable de la musique contemporaine.
Le Show
Une atmosphère calme et détendue enveloppe les plaines d’Abraham ce soir. La fraîcheur de l’air rend les conditions particulièrement agréables et, même si le site n’affiche pas complet, tout est en place pour une excellente fin de soirée en compagnie du crooner canadien.
Bublé se laisse désirer, et ce n’est que sous les coups de 21h45 que le spectacle débute. Plus d’une quinzaine de musiciens sont par contre déjà en place sur scène dans l’attente de la vedette tant attendue de la soirée. Le compte à rebours est bloqué à 0:41 secondes pendant plusieurs minutes, pour finalement reprendre sa descente sous le décompte de la foule.
Dès les premières notes de Feeling Good, suivi de Haven’t Met You Yet, Michael Bublé met le feu aux Plaines. La partie est déjà gagnée d’avance pour le crooner canadien, visiblement en grande forme. Heureux d’être à Québec, il multiplie les plaisanteries, échange avec la foule et s’amuse même à repousser du pied les immenses ballons qui rebondissent devant la scène. Les spectateurs reprennent ensuite L.O.V.E. en chœur, répondant avec enthousiasme à l’invitation du chanteur de célébrer, selon ses propres mots, une véritable « orgie d’amour ».
Sa voix, puissante, claire et limpide, n’a d’égale que son charisme légendaire. Vêtu d’un élégant complet noir à fines rayures, porté sur une chemise légèrement déboutonnée, Bublé affiche une allure résolument chic. Ses musiciens ne sont pas en reste : vestons, cravates et robes noires confèrent à l’ensemble une esthétique soignée, digne des grandes soirées de cabaret.
Essentiellement composé de reprises, le répertoire proposé demeure semblable à celui présenté quelques jours plus tôt en Angleterre. Une différence notable attend toutefois le public québécois : Roxane Bruneau rejoint Michael Bublé sur scène pour interpréter Home en duo. Les « Olé! Olé! Olé! », déjà entendus au début du spectacle, reprennent alors de plus belle sur les plaines.
Le trompettiste Jumaane Smith permet une pause à Bublé en interprétant la pièce You’re Nobody Till Somebody Loves You. Le show prend des allures rock n’ roll avec le triplé Trouble / Burning Love / Can’t Help Falling In Love, avec une conclusion sous une pluie de confettis, avant de se poursuivre avec un petit clin d’œil au disco avec You’re the First, the Last, My Everything de Barry White.
La vedette de la soirée est très près de ses fans, utilisant à outrance la passerelle centrale afin d’aller auprès de ses admirateurs les plus féroces et prendre des bains de foule. Le temps d’une photo et le tour est joué. Les gens sont comblés et en redemandent.
Mine de rien, le concert tire déjà à sa fin, et Bublé embrase encore une fois scène avec d’immenses flammes.
Bublé est très émotif en fin de spectacle, et est même près des larmes. Ce fier Canadien est comblé de l’accueil qu’il a reçu ce soir. C’est au-delà de ses attentes et des miennes.
J’avais une certaine appréhension à ce que le spectacle prenne des allures kitsch et d’un goût douteux et ce fut tout autrement. J’ai découvert un chanteur à la voix puissante et versatile qui utilise son plein potentiel dans des styles variés.
Le Canadien est tombé en amour avec les gens de Québec, et nous l’avons très bien ressenti.
Melody Gardot
Après l’énergie contagieuse de The Brooks, place à l’élégance de Melody Gardot.
C’est sous des rythmes latins que la chanteuse de 41 ans débute sa prestation. Accompagnée à la voix par le pianiste franco-brésilien Philippe Powell, la complicité opère déjà. S’exprimant dans un français impeccable, l’Américaine nous amène tranquillement dans l’ambiance piano-bar avec C’est Magnifique.
Avec sa voix feutrée et un brin rauque, ainsi que son jazz raffiné et ses influences blues et folk, l’artiste crée une atmosphère à la fois intime et envoûtante. Toujours dissimulée derrière ses lunettes fumées, Melody Gardot ponctue chacune de ses chansons d’une gorgée de vin blanc, un rituel discret qui contribue à installer une atmosphère détendue. Ce geste, à la fois élégant et naturel, s’accorde parfaitement à son univers musical suave, enveloppant et feutré.
Gardot s’absente de la scène le moment d’une magnifique pièce interprétée par la pianiste Philippe Powell et du batteur du groupe. Généreuse, Melody laisse chacun des musiciens qui l’accompagnent avoir son petit moment de gloire. Elle complète son tour de chant avec une magnifique interprétation de la pièce Les Étoiles, qui figure sur l’album My One and Only Thrill, paru en 2009.
Une prestation toute en nuances qui préparera magnifiquement le terrain pour la grande finale de cette soirée exceptionnelle sur les plaines d’Abraham avec Michael Bublé.
The Brooks
Pour lancer cette soirée sur les plaines d’Abraham, nous avons eu la chance et le privilège de vivre au rythmes endiablés de cette fabuleuse machine musicale montréalaise qu’est The Brooks!
La formation fait ressortir le meilleur du funk, de la soul, du R&B et du jazz dans une énergie des plus électrisante. Les pièces nous rappellent l’univers de Prince ou encore celui de Bruno Mars et le chanteur Alan Prater, porté par un ensemble de cuivres, impose ses rythmes déchaînés dans une présence scénique explosive, transformant chacune de leurs chansons en véritable fête.
Soon As I Can soulève la foule avec ses frénétiques envolées de bongos. Même si le site des plaines n’est pas rempli à pleine capacité afin d’assister à cette performance, c’était une belle façon de débuter la soirée.
Grille de Chanson – Michael Bublé –
Feeling Good
Haven’t Met You Yet
L.O.V.E
Such a Night
Sway
I’ve Got the World on a String
Everything
Home
To Love Somebody
Moondance
You’re Nobody Till Somebody Loves You
You Don’t Know Me
Take Me Home, Country Roads
The Gambler
Trouble
Burning Love
Can’t Help Falling in Love
You’re the First, the Last, My Everything
It’s a Beautiful Day
Rappel:
Cry Me a River
You Were Always on My Mind
Grille de Chanson – The Brooks –
Intro – Funky Shit –
The Wall
Sista
Gameplay
Soon As I Can
Funklife
Turn Up The Sound
Coming From the Real
- Artiste(s)
- Melody Gardot, Michael Buble, The Brooks
- Ville(s)
- Québec
- Salle(s)
- plaines d'abraham
- Catégorie(s)
- Festival, Jazz, Pop, Soul/R&B,





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