ZAZ au Centre Bell | Une immense vague d’amour
Samedi soir, ZAZ nous a fait oublier pour un instant le son des voitures rutilantes qui défilaient aux abords du Centre Bell (week-end de la F-1 oblige…), et même la partie des Canadiens, réunissant plusieurs fans à l’extérieur. Plus de 7000 spectateurs étaient au rendez-vous pour célébrer sa musique et chanter avec elle, sur des paroles chargées de paix, d’espoir et d’amour. Son plus récent album, Sains et saufs, paru à la fin du mois de mars 2026, est teinté de bienveillance envers les autres, mais aussi envers soi-même. L’artiste a livré son message avec toute l’énergie, la sincérité et le talent qu’on lui connaît ; elle qui nous rend visite depuis près de 16 ans déjà.
Avant notre entrée au Centre Bell, un court échange avec une famille nous a fait voyager dans le temps ; nous rappelant notre premier concert de ZAZ, il y a déjà plusieurs années, accompagnés de notre jeune cadette (et qui s’était inévitablement endormie avant la fin du spectacle). En espérant que cette jeune demoiselle aura profité de ce magnifique spectacle jusqu’à la fin. Puis, une fois arrivés à nos sièges, un trio de dames d’un âge respectable qui souhaitaient prendre une photo, ça semblait un moment symbolique pour elles ; une preuve que l’œuvre de ZAZ rassemble toutes les générations.
PARTAGER SA VISION DE LA VIE
Sans avoir noté le mot à mot de la chanteuse, disons que sa philosophie résonnait ainsi : accueillir la vie avec gratitude, confiance et résilience, si bien exprimée sur sa pièce Mon vrai moi. Aussi, apprendre à faire confiance au chaos, même si on n’y comprend souvent rien, sans toutefois craindre de se lever et de dénoncer l’inacceptable.
UNE SÉLECTION MUSICALE EXCEPTIONNELLE
On a tellement de merveilleux compliments à adresser à ZAZ et son équipe pour ce concert, clairement de calibre international. Elle était en très grande forme, sa voix, impeccable. S’adressant d’abord à la foule à l’aide d’une caméra mobile, la Française a ensuite fait son entrée vêtue d’une ravissante robe noire, sous un seul projecteur, pour débuter son concert avec la pièce Je pardonne. Derrière elle, les images de son regard doux et intense à la fois.
Avant de se lancer sur Mon Sourire, elle a rappelé que « si l’on veut de la magie, il faut laisser la porte ouverte », sage pensée. Plus tard, elle s’est amusée en proposant des exercices de vocalises à la foule sur Les Passants avant d’aller enfiler un chandail blanc des Canadiens sur Paris sera toujours Paris et son ambiance music-hall, au grand plaisir de la foule réunie dans l’enceinte du temple. Pour l’interprétation de Sains et Saufs, un hymne au « vivre longtemps », on a eu droit à un bain de foule digne de ce nom, quand elle s’est faufilée au centre du parterre, jusqu’à l’arrière, multipliant les touchers et même une longue accolade (très touchante) avec une dame.
Avant la fin du programme, ZAZ avait réservé une surprise exceptionnelle au public : un ticket d’or dissimulé sous un siège, donnant accès à une rencontre en coulisse. Brillante idée ! Bien entendu, elle avait aussi réservé ses classiques, dispersés ici et là, tels Qué vendrá, Ébloui par la nuit, Si jamais j’oublie, On ira et comme cadeau de départ, Je veux. Mention spéciale pour la mélodieuse Que des liens lors du rappel, ZAZ qui sait mieux que quiconque comment toucher les gens.
DROIT AU COEUR
On a été secoué par la poignante Au Pays des Merveilles, qui incarnait, avec des expressions très poétiques, un appel adressé à un être cher aux prises avec des enjeux personnels. On s’était volontairement retourné vers l’écran géant à notre gauche pour mieux lire l’émotion sur le visage de la chanteuse ; ça risque de demeurer un souvenir impérissable.
ZAZ, le Québec s’ennuie déjà. Reviens-nous vite !
Photos en vrac
- Artiste(s)
- ZAZ
- Ville(s)
- Montréal
- Salle(s)
- Centre Bell
- Catégorie(s)
- Chanson, Contemporaine, Francophone, Jazz/Blues, Musique du monde, Pop,












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