crédit photo: Jesse Di Meo
+LIVE+

+LĪVE+, Big Wreck et The Damn Truth au Centre Vidéotron | Alerte de tempête de succès !

Le mercredi 11 mars, le Centre Vidéotron vibrait au son du rock alors que le groupe canadien Big Wreck montait sur scène aux côtés de la formation montréalaise The Damn Truth. Les deux formations assuraient les premières parties du légendaire groupe américain +LĪVE+. Une soirée qui promettait des performances chargées d’intensité et de nostalgie pour les fans de Québec.

+LĪVE+ – LES ORIGINES –

Porté par des classiques qui ont marqué les années 90’ et 2000, +LĪVE+ voit le jour à la fin des années 80’ et s’impose comme l’un des groupes phares du rock alternatif avec l’album Throwing Copper, paru en 1994. Les succès majeurs comme Lightning Crashes et I Alone, propulsent le groupe sous les feux de la rampe. La formation se distingue par la voix intense et distinctive du leader du groupe, Ed Kowalczyk. Au fil des décennies, +LĪVE+ a vendu plusieurs millions d’albums à travers le monde et demeure reconnu pour ses solides performances et ses hymnes qui ont marqué toute une génération.

LES SOUVENIRS

+LĪVE+ me rappelle « les belles années de quand j’étais dans mon band », comme le dit si bien le gars de la publicité des restaurants Harvey’s. L’époque du rock semi-acoustique qui juxtaposait la douceur et la finesse de la guitare acoustique aux riffs lourds et pesants de l’électrique. Ce mélange éclectique tenait le haut des palmarès à cette époque lointaine du milieu des années 90’. Toute une époque.

LE SHOW

Dès 21h15, Ed Kowalczyk et ses musiciens recréent cette ambiance fantastique à la perfection. Malgré la faible assistance que j’estime être autour de cinq à sept mille personnes, le groupe se donne à fond. Le chanteur est en superbe forme, il est très heureux et reconnaissant d’être ici, malgré cette température de merde qui sévit dehors présentement.

All Over You me donne la chair de poule et me replonge en 1995. Les chansons n’ont rien perdu de leur vivacité et de leur énergie. Les succès intemporels de +LĪVE+ sont remplis de souvenirs, comme provenant d’un sablier intemporel où les grains de sable s’égrène doucement l’instant de quelques refrains, de quelques paroles et de riffs de guitares qui nous ont marqués.

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Vous me direz que +LĪVE+ est devenu un band de rock classique et je vous répondrais dans l’affirmative. Je peux paraître biaisé, mais je suis un fan du groupe depuis toujours, et ce n’est que ce soir que je réalise l’importance que la musique du groupe a eu sur mon parcours. Des souvenirs oubliés dans le tiroir de ma mémoire qui reprennent vie devant moi, et en bonus, je suis entouré de très bons amis. Merci la vie !

Mention honorable au flamboyant bassiste Chris Heerlein, qui vient en mettre plein la vue et les oreilles avec son style Robert Trujillo de Metallica tout au long de la prestation.

Le seul reproche technique que je puisse faire concernant la prestation de ce soir concerne les longueurs et pauses entre les chansons. Étant donné la facture visuelle simple, mais efficace, je m’explique mal ces moments qui cassent le rythme.

Petit doublé en duo guitare, mandoline et slide guitar en fin de parcours qui permet un certain répit avant la grande finale du triplé olympique, composé de Overcome, Rattlesnake et finalement Lakini’s Juice.

Un dernier tour de piste pour Ed Kowalczyk et +LĪVE+ avec Turn My Head, Alone, dans une version rallongée avec présentation de la troupe de musiciens, et finalement une des pièces les plus attendues de la soirée : Lightning Crashes. C’est le temps de partir nos démarreurs à distance et d’aller déglacer nos véhicules stationnés à l’arrière du Centre Vidéotron. Quelle magnifique soirée, malgré le verglas !

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+LĪVE+ a offert la meilleure prestation qu’il m’ait été donné de voir depuis leur première visite à Québec. Le groupe s’est produit au Colisée de Québec en 1995, dans le cadre de leur tournée mondiale pour l’album Throwing Copper. La maturité du groupe est à son plein potentiel et le signe des temps n’a eu aucune emprise sur la formation, malgré le fait qu’aucun nouvel opus n’ait vu le jour depuis 2014. Je vous suggère  de vous faire une petite playlist de +LĪVE+ afin de renouer avec le son d’une génération.

Big Wreck

Originaire de Boston, mais solidement ancré dans la scène canadienne depuis des lustres, Big Wreck est fondé par le chanteur et guitariste Ian Thornley. Le groupe connaît un succès immédiat avec l’album In Loving Memory Of… en 1997, l’opus qui révèle des pièces marquantes et musclées comme The Oaf et That Song. Reconnu pour ses solides compositions et ses guitares tranchantes et incisives jumelées à la voix très mélodieuse de Thornley, Big Wreck s’est imposé comme l’un des groupes rock les plus respectés du Canada depuis plus de vingt ans.

Le niveau sonore vient de monter d’un cran avec Big Wreck, et c’est l’heure de mettre des bouchons. Le début de prestation offre des sonorités un peu cacophoniques, mais les musiciens, et surtout les techniciens, travaillent d’arrache-pied afin de trouver un équilibre parfait au bout de quelques chansons.

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Le chanteur-guitariste Ian Thornley n’a plus la même voix qu’autrefois, mais à l’instar de The Damn Truth vu précédemment en début de soirée, les puissantes et lourdes chansons de Big Wreck ne frappent pas la cible. Les spectateurs jasent ensembles, picolent et placotent sur tout et sur rien, comme dans un 5@7 improvisé. C’est très agaçant pour les amateurs qui sont venus entendre les groupes. On dirait que le FEQ a déjà commencé… assez pathétique, et quel manque de respect pour les artistes et vrais amateurs de musique.

En fermant les yeux, je croirai entendre l’âme vocale du défunt chanteur Chris Cornell de Soundgargen, Temple of the Dog et Audioslave. C’est à s’y méprendre ! Le reste du groupe demeure très statique sur scène, mais appuie à merveille les harmonies vocales des chansons. Leur apport musical est consistant et assumé.

La prestation s’achève, et les gars ont trouvé leur vitesse de croisière. Bizarre de prestation qui donne l’impression que les spectateurs sont venus seulement pour voir le groupe principal. Aux prix où sont rendus les billets, je considère que ça vaut la peine de prendre le temps d’écouter les artistes. Merci à Big Wreck pour cette belle visite à Québec !

The Damn Truth

Fondé à Montréal, The Damn Truth est un groupe mené par la charismatique chanteuse Lee‑La Baum. Inspirée par le rock classique des années 1970, la formation s’est rapidement fait remarquer grâce à ses spectacles explosifs et à son mélange de rock, de blues et de psychédélisme. Avec un album comme Now or Nowhere paru en 2021, le groupe a gagné une reconnaissance croissante sur les scènes nord-américaines et européennes, s’imposant comme l’une des nouvelles voix les plus prometteuses du rock canadien contemporain.

Plus récemment, leur album éponyme de 2025 a été sélectionné aux prix Juno dans la catégorie Album rock de l’année en 2026.

Après avoir vu le groupe en prestation à l’Impérial Bell en 2021, à l’époque où il y avait encore des shows rock, les fans avaient mangé toute une volée. C’est à ce moment que mon histoire d’amour avec le groupe a commencé.

Malheureusement, pour la prestation de ce soir et en raison de la température exécrable de la journée, très peu de personnes assistent à la courte prestation du groupe montréalais.

La foule demeure réceptive et s’imprègne tranquillement pas vite dans l’ambiance de Lee‑La Baum et ses musiciens.

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« J’ai encore mon CD de Throwing Copper. Je suis vraiment fière et excitée de réchauffer la scène pour +LĪVE+ ce soir ! », nous avoue la chanteuse avec une certaine émotion en fin de deuxième chanson.

Une courte performance de 30 minutes bien dense et sans perte de temps. C’est une chanson après l’autre, comme si The Damn Truth désirait interpréter tout son répertoire en si peu de temps.

J’avais déjà mentionné il y a cinq ans que The Damn Truth créait des chansons de style arena rock, et la performance de ce soir confirme mes dires. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en show, musicalement, c’est du solide. Et que penser de plus de la puissante voix de Lee‑La Baum. J’en aurai pris un peu plus, mais ce sera pour une prochaine fois. Le groupe est pressenti pour offrir une prestation à Québec en mai prochain. À suivre !

Au final, cette bizarre de journée de semi-tempête hivernale qui a pratiquement bloqué tout le Québec se finira en grande pompe grâce à la magie de Ed Kowalczyk et +LĪVE+.

Grille de Chansons – +LĪVE+

  1. Operation Spirit (The Tyranny of Tradition)
  2. Selling the Drama
  3. Freaks
  4. All Over You
  5. Pain Lies on the Riverside
  6. The Beauty of Gray
  7. Run to the Water
  8. The Dolphin’s Cry
  9. Leave the Radio On
  10. Heaven (Acoustique)
  11. Horse (en duo)
  12. Overcome
  13. Rattlesnake
  14. Lakini’s Juice

Rappel

  1. Interlude
  2. Turn My Head
  3. Alone
  4. Lightning Crashes
  5. I Still Haven’t Found What I’m Looking For (U2) – enregistrement –

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