Le vieux monde derrière nous au Diamant | Sur les traces d’un père, dans les pas d’un fils
Présenté au Diamant jusqu’au 18 avril, Le vieux monde derrière nous n’est ni une simple pièce biographique ni un exercice nostalgique sur les liens familiaux. C’est une traversée. Celle d’un fils, Olivier, qui tente de comprendre un père disparu à travers des cartes postales jaunies, des souvenirs imparfaits et ce qui reste quand le temps a passé. Sur scène, tout est simple. Pourtant, dès les premières minutes, quelque chose d’important se met en place: le sentiment d’assister à une parole vraie.
Les veillées acoustiques de la Place des Arts | Tout doux, Velours Velours
C’est dans le cadre de la programmation Les Veillées acoustiques de la Place des Arts que se produisait jeudi soir l’auteur-compositeur-interprète Raphaël Pépin-Tanguay, mieux connu sous le nom de Velours Velours, à deux reprises (une fois à 20h, une autre à 22h). Le public présent dans la salle Claude-Léveillée ignorait toutefois à son arrivée qu’il allait partager un moment unique avec l’artiste : l’enregistrement de son second album. Pendant près de 90 minutes, le Gaspésien de 23 ans, seul sur scène avec ses différentes guitares, a interprété l’ensemble de son répertoire de façon chronologique. Ce concert était définitivement une idée de génie pour mettre en valeur toute sa poésie et ses accords. Ajoutons à tout ça une proximité d’exception et l’écoute respectueuse des 110 spectateurs qui lui ont offert le « safe place » idéal pour l’occasion.
Vincent Vallières au MTELUS | Bien plus qu’à hauteur d’homme
Nouvelle saison, début d’un temps nouveau pour l’un des plus attachants artistes multi-instrumentistes du Québec. Notre Vallières national a performé avec la fougue d’un adolescent dans un MTELUS bondé, offrant les classiques de son histoire musicale, et certains titres frais de l’album Les saisons, les secondes. Une soirée rythmée par de franches prises de parole de l’auteur-compositeur-interprète sur l’état du monde qui tourne mal et des moments d’espoir forts en émotion. Sa façon de raconter des histoires conduit le spectacle, perpétuant la tradition du chansonnier.
Entrevue avec Héron | Cultiver son verger
Aujourd’hui même, Héron, projet néo-trad d’Henri Kinkead, lance Verger, son premier album en bonne et due forme. Prenant comme point de départ les traditions, Kinkead parvient à les adapter à son univers queer et à notre époque pour cultiver un jardin qui lui est propre. Entrevue.
Francouvertes 2026 – Demi-finales – Soir 3 | Luan Larobina, Thalia Rosaura et Fyore
Hier, au cabaret du Lion d’Or, le concours-vitrine Les Francouvertes rendait le verdict de ses demi-finales avec une soirée mettant en vedette trois artistes uniquement féminines, mais aussi issues de l’immigration. Fyore et son R&B alternatif infusé d’afrobeat et de hip-hop s’est hissée à la deuxième position du classement, validant son ticket pour la finale au Club Soda, tout comme la Gaspésienne Luan Larobina, s’étant retrouvée à la troisième position au terme de la soirée. Thalia Rosaura, mi-Colombienne, mi-Québécoise, n’a quant à elle pas pu aller chatouiller le podium des demi-finales.
Desire, HEALTH et Carpenter Brut au MTelus | Trois visions de la nuit
Le concert s’ouvre avec Desire, qui installe une ambiance synth-pop élégante et nostalgique. HEALTH prend ensuite le relais avec une performance industrielle intense et abrasive, difficile à égaler. Carpenter Brut impose son rythme et son univers synthwave sombre et immersif, jusqu’à une montée en puissance marquée par une reprise explosive de Maniac.
Compagnie Virginie Brunelle : Sans quoi nous crèverons à la Cinquième Salle | L’art d’encaisser la chute
Triomphe sans équivoque à la Cinquième Salle pour les cinq danseurs acrobates qui font tournoyer nos têtes, et renverser nos cœurs sensibles, par leur danse à bout de force. Une performance sublimée par des musiques d’intensité, du triste amer classique à l’électro groove, dans un décor sobre auquel pendent toutefois d’inexplicables longs colliers dorés aux tailles dépareillées.
Ouellet présente «Dans l’temps qu’on riait» au Gesù | Remettre en question notre époque
Mardi soir, au Gesù, avait lieu la première médiatique du premier spectacle solo de l’humoriste Sébastien Ouellet, mieux connu sous son pseudo Ouellet. Facilement reconnaissable avec son crâne rasé et sa longue barbe, le Gaspésien d’origine a livré une solide performance en présence d’un auditoire particulièrement hétéroclite et réactif. Dans l’temps qu’on riait représentait un défi de taille puisque quelques propos frôlaient parfois la ligne ; oser raconter des blagues d’il y a 40 ans sur scène en 2026, dans le but de nous conscientiser sur l’évolution de notre société (pas toujours parfaite), était un pari hautement risqué. Surtout qu’à certains moments, le public devait lui accorder le bénéfice du doute et lui faire confiance dans la démarche ; le prétexte de l’exercice créant une opportunité facile pour légitimer certaines blagues et se dédouaner de leur impact et de toute leur portée.
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