Festival de la Chanson de Tadoussac 2026 – Jour 2 | Des performances coup d’poing !
La programmation de la seconde journée du Festival de la Chanson de Tadoussac débordait de belles surprises et de moments forts. Disons même que ces mots sont faibles pour exprimer le plaisir, la joie et l’ambiance de fête qui régnaient, malgré un temps passablement gris et froid.
ARIELLE SOUCY, SUR LA LONGUE LISTE DU PRIX POLARIS
Vendredi, nous avons débuté notre périple de fin de journée sur une scène extérieure avec un concert d’Arielle Soucy, un peu inégal dans sa conception malheureusement. Nos attentes étaient peut-être trop élevées ? Toutefois, on a apprécié la complicité avec ses choristes et la sincérité des propos ; pas étonnant que son plus récent album, Passages, se retrouve en nomination pour le Prix Polaris 2026. Bien que l’on puisse lui pardonner en raison de son peu d’expérience, l’autrice-compositrice-interprète aurait avantage à trouver conseil pour les transitions entre ses pièces, qui semblaient pratiquement improvisées et pas très habiles. Heureusement, la juste interprétation de ses compositions a grandement contribué à faire abstraction de cette lacune. Arielle a eu l’excellente idée de conclure sa performance avec l’apaisante reprise de Soleil, soleil… malgré son appel, il nous a boudé quand même.
ÉTIENNE COPPÉE ET SON HOMMAGE À JOE DASSIN
Au départ, on doit avouer que l’écoute attentive de cet album-hommage à sa sortie n’avait pas provoqué les émotions espérées. Cependant, Étienne et ses talentueux musiciens nous ont démontré toute la puissance et la magie d’un spectacle quand il est créé avec le cœur. Cet artiste a hérité du don exceptionnel de rayonner sur scène. Flanqué des jolies voix de la choriste Flavie Melançon et de Raphael Pépin-Tanguay à la basse (alias Velours Velours), Étienne nous a transportés dans son monde : doux, beau et bienveillant.
On l’a détecté dès les premières paroles de la pièce d’ouverture, Salut. Oui, le nœud dans la gorge, on l’a eu ! Et plus d’une fois au cours de ce magnifique spectacle. Étienne a même eu la gentillesse de prendre un moment pour proposer aux spectateurs les quatre sièges inoccupés dans la première rangée, juste devant lui. Et plus tard, le public s’est amusé et s’est dégourdi les jambes avec Les petits pains au chocolat. Mentions spéciales pour les arrangements du morceau Si tu t’appelles Mélancolie et aux trois jeunes femmes qui se sont bien amusées sur les rythmes du classique Guantanamera. Bref, un show coup de cœur du Festival. Bonne nouvelle, leur tournée se poursuit !
ALPHONSE BISAILLON, EN DEUX TEMPS
On divisera cette partie, puisqu’il est rare de vivre une telle expérience en moins de 24 heures. Alphonse Bisaillon en spectacle… Ceux qui savent, savent. Lorsque cette attachante bibitte est montée sur la petite scène du Jardin Hydro-Québec vendredi soir, les fans étaient déjà nombreux à l’attendre et plusieurs se sont ajoutés. Alphonse Bisaillon, égal à lui-même, a livré une performance qui marquera sans aucun doute la 42e édition du Festival. Le groupe a mis le feu à la place, rien de moins. On a même été témoins d’une séance de bodysurfing dans la foule. Que dire de ses deux choristes, Sarah et Kelowna, toutes aussi théâtrales et incroyables que le chanteur. Le groupe a profité de sa visibilité pour rappeler aux spectateurs l’importance de profiter de leur musique et leur marchandise via BandCamp, avec un court jingle promotionnel très sympathique.
Pourquoi en deux temps ? Nous y voici. Samedi matin, Alphonse Bisaillon a présenté un spectacle solo dans le cadre des Concerts pour toutes les oreilles, un concert familial invitant les tout-petits a prendre place sur des tapis déposés juste devant la scène. En s’accompagnant au clavier, il a dosé son énergie pour jouer plusieurs pièces de son répertoire. Il s’est toutefois fait plaisir en interprétant une création originale adressée à la chanteuse Lynda Lemay, en réponse à la pièce écrite par la célèbre chanteuse, Alphonse ; le moment le plus drôle du spectacle… si on écarte les pleurs d’un jeune enfant sur la pièce Un jeu de lumières, et qui a fait dire au musicien avec humour « c’est pas si triste que ca, quand même !» Si seulement on avait eu l’idée d’enregistrer ça !
LES FLAMBETTES III
On a terminé notre soirée dans une salle comble, au sous-sol de l’hôtel Tadoussac, en compagnie de l’édition 2026 du projet Les Flambettes III. Ce spectacle collaboratif réunit quatre talents de la scène musicale émergente québécoise : Alex LeBlanc, Gabriella Olivo, VALOIS et Liliane Pellerin. Notre collègue a justement réalisé une entrevue récemment avec deux membres du quatuor qui se produira principalement dans l’est du Québec cet été. Sans nous attarder sur chacune des performances, disons que nous avons eu l’immense privilège de découvrir Liliane Pellerin, retenez ce nom ! On n’a pas fini d’entendre parler de cette brillante poète originaire de la région de Shawinigan. Ses mots, son franc-parler, son intensité et sa présence sur scène ne laisseront personne indifférent. On suivra son évolution de très près.
On poursuivra notre troisième journée du Festival avec des incontournables : Louis-Jean Cormier, Basia Bullat (qui compte parmi ses plus grands admirateurs le pianiste Jean-Michel Blais), Gab Bouchard et son « cool band », puis on terminera cette soirée sous la douceur de la musique de Maude Audet, formule intime. Nous aurons d’ailleurs la chance de réaliser une courte entrevue avec elle avant sa prestation. On aimerait bien que la pluie cesse d’ici là.
- Artiste(s)
- Alex LeBlanc, Alphonse Bisaillon, Arielle Soucy, Etienne Coppée, Gabriella Olivo, Les Flambettes, Liliane Pellerin, VALOIS
- Ville(s)
- Tadoussac
- Catégorie(s)
- Acoustique, Canadien, Chanson, Festival, Folk, Folk pop, Folklorique, Francophone, Pop, Québécois,
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