20 shows à voir en janvier 2026
Qui dit nouvelle année, dit on repart sur un bon pied! Laissons les guerres de l’autre côté du portail, en 2025. Le monde brûle, mais au moins, il nous reste la culture. Voilà une fine sélection de spectacles de musique, de danse, de théâtre ou encore de cirque qui viendront ponctuer ce mois de janvier!
Semaine 4
Macbeth, de William Shakespeare
À partir du 20 janvier au Théâtre du Nouveau Monde
Absolument tout le monde connaît Macbeth, tragédie shakespearienne ayant traversé quatre siècles pour être encore, à ce jour, joué un nombre incalculable de fois sur le globe chaque année. Connaissez-vous pourtant le Macbeth de Michel Garneau, adapté à la sauce québécoise en 1978 et mis en scène par Robert Lepage? L’Écosse médiévale fait place à un univers impitoyable de motards, où Duncan, Macbeth et d’autres magnats du crime organisé arborent maintenant vestes en cuir, et non cottes de mailles.
L’adaptation de Garneau reprend évidemment les grands thèmes du chef-d’œuvre de Shakespeare : loyauté, trahison, violence, mais surtout, la loi du plus fort. Qu’on soit en 1630, en 2030 ou en 2530, les pièces de théâtre signées William Shakespeare auront toujours du sens dans notre monde : elles arrivent à viser si juste sur la condition de l’humain qu’elles en sont devenues des histoires complètement intemporelles.
Dans la distribution, nous pouvons notamment noter David Boutin (MacDuff), Violette Chauveau (Lady Macbeth), Richard Fréchette (Duncan) ou encore Alexandre Goyette (Macbeth). La musique originale et la conception sonore est quant à elle assurée par John Gzowski.
Présenté à partir du 20 janvier, Macbeth restera à l’affiche du TNM jusqu’au 22 février.
(Sami Rixhon)
Boîte noire, de Catherine-Anne Toupin
À partir du 20 janvier au Théâtre Duceppe
La dernière œuvre de Catherine-Anne Toupin (La meute), mise en scène par Justin Laramée, est un thriller dystopique diablement d’actualité s’attaquant, avec cynisme, aux dangers de la technologie et d’une société dite « hyperperformante ». Toupin n’hésite pas à pointer du doigt les dérives de l’intelligence artificielle, assurant que nous risquons une perte de l’esprit critique et une déshumanisation face à cet outil devenu dévorant d’énergie et de créativité.
Boîte noire raconte l’histoire d’une toute nouvelle technologie développée à la Silicon Valley, la « boîte », permettant aux humains de se débarrasser comme par magie de leurs traumas passés pour « optimiser leur vie ». Et pourtant, cette avancée ne fera pas sortir tout le monde indemne, s’éloignant du concept initial, l’optimisation saine de soi : « « Lorsque les institutions s’effritent, lorsque la communauté se brise, lorsque les références communes s’effacent, l’individu reste seul devant les difficultés de la vie. Il doit donc performer, toujours plus, car il ne peut compter que sur lui-même. », dit Catherine-Anne Toupin à propos de sa pièce.
Boîte noire sera présentée à 25 reprises du 20 janvier au 21 février prochain.
Billets en suivant le lien juste ici.
(Sami Rixhon)
shame
Le 21 janvier au Club Soda
Dès la sortie de son Songs of Praise, début 2018, shame a instantanément su s’installer comme un groupe-référence de cette nouvelle vague britannique de groupes post-punk ayant vu le jour dans la deuxième moitié des années 2010, aux côtés de formations comme Fontaines D.C., Squid, black midi ou encore IDLES. À la fin de l’été, la bande de Charlie Steen a lancé Cutthroat, un quatrième album confirmant son virage vers un son plus pluriel que le post-punk, alors que shame intègre aujourd’hui des influences bien senties de rock alternatif, de dance-punk, de funk et même de post-rock dans ses compositions originales. Le spectre bien rageur des débuts n’a pourtant pas quitté l’esthétique de shame, comme le confirme cette affirmation de Steen à propos de Cutthroat : « It’s about the cowards, the cunts, the hypocrites. Let’s face it, there’s a lot of them around right now. »
Arrivez tôt pour ne pas manquer la première partie : Ribbon Skirt, un duo indie rock montréalais composé de la chanteuse et guitariste Tashiina Buswa (Anishinaabe) et du multi-instrumentiste Billy Riley. Leur album Bite Down s’est démarqué, avec raison, se hissant notamment à la courte liste du prix Polaris Music Prize 2025
Pour aller mosh piter sur shame au Club Soda à la fin du mois, c’est par ici!
(Sami Rixhon)
* shame aux Foufounes Électriques, en 2023. Photo par Sebastian Sevillano.
L’orchestre selon Duke Ellington et Rachmaninov, par l’OSM
Les 21 et 22 janvier à la Maison symphonique
On le voit de plus en plus ces dernières années : l’Orchestre symphonique de Montréal n’a pas peur de s’aventurer hors des frontières du classique pour aller titiller le monde de la musique populaire. Pour cette production présentée à trois reprises (deux fois le 21 janvier, puis une fois le lendemain), l’OSM ira piocher dans l’univers absolument vibrant et coloré de Duke Ellington, interprétant son célèbre Harlem. En fermant les yeux à l’écoute de cette pièce, vous verrez dans votre tête des images du nord de New York, quartiers à forte tendance afro-américaine où le jazz a entre autres pris forme. Après avoir mis de l’avant une tranche majeure de la culture américaine, l’Orchestre emmènera le public en Union soviétique en interprétant des pièces d’Igor Stravinsky (Concerto en ré majeur pour violon) et de Sergueï Rachmaninov (Symphonie no 3, op. 44). Ce sera la violoniste Alina Ibragimova qui se chargera d’interpréter le virtuose concert de Stravinsky.
Pour entendre du jazz se mêler au post-romantique le temps d’un spectacle, vous pouvez vous procurer des billets juste ici.
(Sami Rixhon)
Racing Mount Pleasant
Le 22 janvier au Petit Campus
Black Country, New Road de l’époque d’Ants from Up There vous manque? Vous n’avez jamais fait la croix sur les envolées orchestrales du groupe anglais quand il était encore dirigé par Isaac Wood? On a trouvé votre remède à la solution.
Après s’être appelé Kingfisher, la troupe du Michigan rassemblant non moins de sept musiciens a décidé de se renommer Racing Mount Pleasant, lançant un album homonyme en août 2025, comme pour recommencer à zéro. Tirant ses influences de formations post-rock de référence comme BCNR, comme nous l’avons déjà cité, ou Godspeed You! Black Emperor, Racing Mount Pleasant s’inspire également de l’indie folk et de la pop de chambre de projets comme Bon Iver et Lord Huron. RMP a assuré la première partie de Geese sur la branche nord-américaine de sa tournée, mais il n’était pas encore venu au Québec.
Une occasion en or de voir ce que la scène indie peut encore nous réserver.
(Sami Rixhon)
Le monde symphonique du cinéma anglais : D’Hercule Poirot à Harry Potter, par l’OM
Le 22 janvier au Théâtre Mirella et Lino Saputo et le 23 janvier à la Maison symphonique
Arrêtons deux secondes de se faire accaparer toute notre attention par le cinéma hollywoodien! Les Anglais, eux aussi, ont leur mot à dire derrière la caméra. L’Orchestre métropolitain promet, à deux reprises pendant le mois, un spectacle revisitant les plus grands thèmes des plus grands films anglais : il interprétera notamment la musique de Roméo et Juliette (Nino Rota), d’Orgueil et préjugés (Carl Davis), du Crime de l’Orient-Express (Richard Rodney Bennett) et de James Bond (Monty Norman & John Barry), sans oublier évidemment l’immense air d’Harry Potter signé John Williams. « Les trames sonores les plus marquantes sont celles qui peuvent vivre par elles-mêmes, sans même avoir besoin du soutien d’une image », dit l’Orchestre métropolitain à propos de sa nouvelle production.
(Sami Rixhon)
kinji00
Le 23 janvier à La Sag et le 24 janvier à La Petite Boîte Noire
Au Québec, 2025 a été l’année de Lou-Adriane Cassidy, mais ça a aussi été l’année du jeune rappeur kinji00! Arrivée un peu de nulle part, sa chanson Fleur de lys a fait le tour des réseaux sociaux, tout comme Révolution pas tranquille, propulsant rapidement le Gatinois au rang de porte-parole d’une jeunesse indépendantiste à la recherche de repères culturels. Né au Portugal, kinji00 n’a pourtant d’yeux que pour le Québec, alors que la totalité de son univers musical tourne autour de la Belle Province. Avec l’aide de son frère, le beatmaker Lb66, kinji00 a fait paraître son premier projet long au début de l’été 2025, À la prochaine fois, qui compte notamment une collaboration avec Rowjay sur le morceau Gens du pays. En novembre, kinji00 a réussi à faire sortir le grand Hubert Lenoir de son hibernation en l’invitant sur le morceau dis moi où, dis moi quand.
Ayant fêté il y a quelques semaines ses 18 ans, kinji00 est encore évidemment un artiste en manque d’expérience, mais qui compense par sa fougue impérissable.
Billets par ici pour La Sag, alors que vous pouvez cliquer ici pour vous procurer une place pour sa performance à Sherbrooke.
(Sami Rixhon)
WWE : Friday Night SmackDown et Saturday Night’s Main Event
Les 23 et 24 janvier au Centre Bell
Après le succès fulgurant des passages de la WWE pour la diffusion en direct de leurs événements Friday Night Smackdown au Centre Bell et Monday Night Raw au Centre Vidéotron en août dernier, la World Wrestling Entertainment revient à Montréal, cette fois pour deux événements télévisés en deux soirs. D’abord, Friday Night Smackdown sera présenté à nouveau en direct du Centre Bell le vendredi 23 janvier, puis l’événement Saturday Night’s Main Event, diffusé sur YouTube, s’y tiendra le lendemain, samedi 24 janvier.
Ce sera l’occasion de voir les superstars de la WWE à l’oeuvre à peine une semaine avant le très attendu Royal Rumble 2026.
On devrait y voir des vedettes de la lutte telles que Cody Rhodes, Randy Orton, Rhea Ripley, Charlotte Flair, ou encore la star locale Sami Zayn, qui a toujours droit à un accueil des plus chaleureux de la foule québécoise.
Il reste encore des bons billets par ici pour Smackdown, et par ici pour Saturday Night’s Main Event.
(Marc-André Mongrain)
* WWE Raw au Centre Bell, en 2024. Photo par Jesse Di Meo.
Médine
Le 24 janvier au MTelus
Médine est un rappeur français d’origine algérienne qui est entré dans le rap game de l’Hexagone il y a plus de 20 ans déjà. Son premier album, 11 septembre 2001, récit du 11e jour, date de 2004. Aujourd’hui, l’artiste compte une douzaine de projets studio, dont un album, Stentor Act I, sorti l’année dernière. Ayant débuté dans le rap dans les années 2000, époque où l’industrie française mettait davantage de l’avant le clash et le rap plus gangster, Médine a décidé de s’éloigner de ces codes et de leur préférer une prose plus dénonciatrice, consciente, s’attaquant au racisme, au néocolonialisme et autres injustices de ce monde.
Aussi reconnu pour son rap que pour ses polémiques, Médine est un artiste qui fera toujours beaucoup parler de lui. Une plume qui dérange est toujours une plume intéressante.
(Sami Rixhon)
Par ici pour consulter les suggestions pour les semaines suivantes :
- Artiste(s)
- Blue Rodeo, Boîte noire, Clown(s), Compagnie Hervé Koubi, FLIP Fabrique, Ghost, Hamza, La tragédie de Macbeth, Le Seigneur des anneaux : Les Deux Tours en concert, Médine, Neko Case, Orchestre Métropolitain, Orchestre Symphonique de Montréal, Racing Mount Pleasant, Shame, Snow Strippers, Subtronics, Tire le coyote, Tohu, WWE
- Ville(s)
- Longueuil, Montréal, Québec, Sherbrooke, Sutton
- Salle(s)
- Centre Bell, Club Soda, La Petite boîte noire, La Sag, Maison Symphonique, MTELUS, Petit Campus, Place Bell, Quai Jacques-Cartier, Salle Louis-Fréchette (Grand Théâtre de Québec), Salle Wilfrid-Pelletier, Théâtre Beanfield, Théâtre de la Ville, Théâtre du Nouveau Monde, Théâtre Duceppe, Théâtre Maisonneuve, Théâtre Mirella et Lino Saputo
- Catégorie(s)
- Alternatif, Chanson, Cinéma, Classique, Contemporain, Country, Danse, Doom metal, Electro, Electropop, Folk, Francophone, Hard rock, Indie, Jazz, Opéra, Pop, Post-punk, Post-rock, R&B, Rap/Hip-hop, Rock,
Événements à venir
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vendredi
Ciné-concert
Lieu : Salle Wilfrid-Pelletier -
vendredi
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samedi
Ciné-concert
Lieu : Salle Wilfrid-Pelletier -
dimanche
Ciné-concert
Lieu : Salle Wilfrid-Pelletier -
vendredi
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samedi
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mercredi
Lorchestre selon Duke Ellington et Rachmaninov
Lieu : Maison Symphonique -
mercredi
L'orchestre selon Duke Ellington et Rachmaninov
Lieu : Maison Symphonique -
mercredi
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Lorchestre selon Duke Ellington et Rachmaninov
Lieu : Maison Symphonique -
jeudi
Le monde symphonique du cinéma anglais : DHercule Poirot à Harry Potter
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jeudi
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Le monde symphonique du cinéma anglais : D'Hercule Poirot à Harry Potter
Lieu : Maison Symphonique -
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Des nouvelles de Mozart
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Stellaire : lorgue fait son cirque
Lieu : Maison Symphonique -
dimanche
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Stellaire : l'orgue fait son cirque
Lieu : Maison Symphonique -
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La Plume et la Tortue (matinées scolaires)
Lieu : Maison Symphonique -
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La Plume et la Tortue (matinées scolaires)
Lieu : Maison Symphonique -
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La Cinquième de Tchaïkovski
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De Bartók à Mozart : flûte, improvisation et symphonie
Lieu : Maison Symphonique -
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De Bartók à Mozart : flûte, improvisation et symphonie
Lieu : Maison Symphonique -
mercredi
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Haydn et Chostakovitch : un saisissant contraste?
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mercredi
Lintense Symphonie « Leningrad » de Chostakovitch
Lieu : Maison Symphonique -
jeudi
Lintense Symphonie « Leningrad » de Chostakovitch
Lieu : Maison Symphonique -
vendredi
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mercredi
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mercredi
Debussy et Miller : De lamour à la mer
Lieu : Maison Symphonique -
jeudi
Debussy et Miller : De lamour à la mer
Lieu : Maison Symphonique -
mercredi
Heroes : Symphonie de jeux vidéo
Lieu : Maison Symphonique -
jeudi
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vendredi
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mercredi
Wagner et la légende de lAnneau
Lieu : Maison Symphonique -
jeudi
Wagner et la légende de lAnneau
Lieu : Maison Symphonique -
dimanche
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Festival de Lanaudière
Lieu : Amphithéâtre Fernand-Lindsay -
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