The Sheepdogs à l’Impérial Bell | Soirée mémorable !
Le groupe canadien The Sheepdogs était à l’Impérial Bell de Québec vendredi soir dans le cadre de sa tournée Out All Night, avec Surf Hat en première partie. Porté par son rock aux accents seventies, le quintette de Saskatoon promet une soirée énergique et rassembleuse dans la salle de la rue Saint-Joseph.
Le groupe
The Sheepdogs, qui a vu le jour en 2004, est reconnu pour son son chaleureux qui puise dans le blues-rock et le southern rock des années 1970. The Sheepdogs puise ses principales influences de The Allman Brothers Band, The Eagles et même Led Zeppelin. Autant de repères qui expliquent ce mélange de guitares musclées et de riffs vintage à l’os jumelé à des harmonies vocales larges et profondes. Ce joyeux mélange permet aux musiciens de Saskatoon de remettre au goût du jour le southern rock.
Mené par Ewan Currie, le groupe s’est imposé à l’échelle nationale et internationale grâce à ses harmonies, ses riffs accrocheurs et son énergie de scène, devenant notamment le premier groupe non signé à faire la couverture de Rolling Stone. Au fil des ans, The Sheepdogs a récolté quatre prix Juno et s’est bâti une solide réputation avec des albums comme Learn & Burn, Changing Colours, Outta Sight et, plus récemment, Keep Out of the Storm.
La formation était venue à l’automne 2025 en première partie du chanteur canadien Bryan Adams. J’avais adoré leur performance, et je m’étais bien promis d’aller les revoir lors d’un prochain passage dans la capitale nationale. Aussitôt l’annonce du spectacle confirmée, je me suis empressé de faire une demande d’accréditation afin d’assister à la prestation.
Outre le chanteur-guitariste Ewan Currie, The Sheepdogs est composé du bassiste Ryan Gullen, du jeune guitariste québécois de 35 ans Ricky Paquette et finalement du claviériste Shamus Currie, frère du chanteur du groupe. Un batteur de tournée accompagne le groupe.
Le spectacle
Dès 21h15, l’alcool coule à flots et le party est déjà pogné solide au parterre. Les barmans ont peine à suffire. À chaque chanson, les bières tendues bien haut dans les airs en signe d’appréciation, les fans sont en feu. The Sheepdogs est un groupe que l’on doit voir en spectacle. Même si les albums sont très bons, c’est sur scène que se vit l’expérience Sheepdogs. Les harmonies vocales sont très larges, les magnifiques solos en tierce des guitaristes nous ramènent à la belle époque des Eagles, Doobie Brothers et surtout les Allman Brothers Band.
Malgré l’accueil dithyrambique que les gens de Québec réservent au groupe, le chanteur Ewan Currie garde la tête froide et reste dans sa bulle. Peu loquace, il laisse les haut-parleurs parler pour lui. Comme on dit souvent : « let the music do the talking ».
Les chansons s’enchaînent à un train d’enfer, sans pause et sans flafla. En fermant les yeux, on se croirait dans les années ‘70, mais boucane qui fait rire en moins. La synergie entre les musiciens est exceptionnelle. Ewan Currie dirige sa gang comme un chef d’orchestre d’expérience.
À mi-parcours, le claviériste Shamus Currie vient interpréter un solo de trombone à la loge latérale gauche de la scène alors que la bassiste Ryan Gullen grimpe à celle de droite.
La foule du côté gauche scande le prénom du guitariste québécois : « Ricky, Ricky, Ricky !! » Il n’en fallait pas plus afin que le flamboyant guitariste remercie les fans en français. Son solo de guitare est ovationné à tout rompre. En plus d’être un excellent guitariste, son style, son jeu et sa présence scénique de rock star comble les admirateurs.
Plus le spectacle avance et plus l’énergie augmente. La chaudière est remplie de charbon et ça roule à un train d’enfer. Take Me for a Ride est chanté à pleins poumons par la foule à la demande du grand chanteur barbu. Feeling Good est suivi d’I Don’t Know. The Sheepdogs termine ce mémorable concert avec Nobody de l’album Changing Colours, de 2018. Ça nous donne encore une fois l’occasion d’entendre les magnifiques solos des deux guitaristes jumelés aux voix des musiciens. La chanson et le concert se terminent avec trois guitaristes en avant-scène.
Ewan Currie revient en rappel avec sa gang, et c’est l’apothéose ! Faisant allusion au quartier St-Roch qui est devenu insécure, le guitariste québécois introduit la dernière pièce du rappel, Scarborough Street Fight.
The Sheepdogs a donné une performance bien au-delà de mes attentes. La qualité sonore, la présence sur scène des musiciens, malgré le calme déroutant d’ Ewan Currie, valait le déplacement. Ewan Currie vit par et pour sa musique.
Surf Hat
Surf Hat est un groupe originaire de Squamish, en Colombie-Britannique. Leur musique mélange le rock et l’indie, dans un esprit décontracté et très mélodique. Actif sur la scène de l’Ouest canadien depuis quelques années, le groupe s’est rapidement fait remarquer grâce à ses tournées et la parution de plusieurs albums.
Sous le coup de 20h00, le parterre est déjà plein au bouchon. J’ai eu un peu la frousse, car à mon arrivée, je pouvais compter les spectateurs un à un.
Le style de Surf Hat sied très bien à l’univers des Sheepdogs. Dès les premières notes, la balance de son est au maximum. Pas de niaisage, on est vendredi soir et on met toute la gomme. Les quatre gars ont du fun sur scène. Le claviériste ne cesse de cabotiner au grand plaisir des spectateurs. Les Sheepdogs ont laissé beaucoup de place aux Surf Hat. Un gros 45 minutes qui se termine sous un tonnerre d’applaudissements.
Bonne petite découverte que je vous invite à découvrir sur les différentes plateformes de streaming.
Bonjour la police
En sortant de la salle de spectacle du quartier St-Roch, un véhicule de police, gyrophares allumés, est en déplacement pour une intervention dans un bar un peu plus loin. Ricky Paquette l’avait prédit…
Photos en vrac
The Sheepdogs
Surfhat
- Artiste(s)
- The Sheepdogs
- Ville(s)
- Québec
- Salle(s)
- Impérial de Québec
- Catégorie(s)
- Canadien, Rock,
Événements à venir
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