Ingrid St-Pierre

Critique concert: La rentrée montréalaise d’Ingrid St-Pierre

Un moment de pur bonheur, tout en douceur

Mercredi 7 décembre 2011 – La Tulipe (Montréal)

Après avoir sillonné une bonne partie du Québec pour y présenter le spectacle de son premier album, la pétillante Ingrid St-Pierre arrêtait hier sa « petite mam’zelle de chemin » à La Tulipe pour sa rentrée montréalaise.

Naviguant aisément entre les chansons et ponctuant le tout d’anecdotes savoureuses, Ingrid était dans son élément hier pour nous présenter un spectacle haut en émotion.

Accompagnée des Quatr’Ailes, un quatuor à cordes – 2 violons, 1 violoncelle et 1 alto – magnifique, Ingrid a ouvert le spectacle avec la douce Desjardins, duquel elle a
récemment sorti un vidéoclip.

Dès les premières chansons, Ingrid nous a envoutés de sa voix cristalline et de ses paroles si simples et si complexes à la fois. Les Quatr’ailes étaient sublimes à regarder et entendre, et elles ont résonné dans toute leur splendeur sur la nouvelle chanson Les Elles. Cette chanson, tout comme l’attachante P’tit Bonhomme interprétée au ukulélé, devrait se retrouver sur le prochain album d’Ingrid à paraître à l’automne prochain.

Le spectacle s’est conclu sur l’émouvante Ficelles, portant sur sa grand-mère atteinte de la maladie d’Alzheimer. Pour le rappel, Ingrid nous a conviés à un moment de pur
bonheur auditif alors qu’elle a interprété ses versions de diverses chansons qu’elle chantait lorsqu’elle se produisait dans les cafés de Trois-Rivières. De Britney Spears à Metallica, en passant par Outkast et Les B.B., Ingrid « Rock » nous a régalés avec son « Medley Café ».

Une prestation toute en douceur et en simplicité, à son image. Ingrid St-Pierre nous a invités hier à pénétrer dans son univers feutré et nous ne pouvons qu’espérer à la prochaine fois. Avis aux intéressés, elle sera de retour sur la scène de La Tulipe ce 17 février prochain.

 

Première partie : Benoît Rocheleau

Une courte prestation de cet autre artiste de la relève québécoise a ouvert le bal hier. Benoît Rocheleau a fait preuve d’une belle assurance sur scène, jasant avec le public entre chacune de ses compositions. La salle a particulièrement bien reçu sa réinterprétation comique des Pâtes au basilic d’Ingrid St-Pierre, réintitulée « Spagat meatball ». Une belle voix pas toujours juste, un contenu à retravailler, mais un potentiel intéressant pour ce jeune homme qui sera à suivre.

Grille de chansons

Desjardins
T’sé
Merchure au chrome et p’tits pansements
Une luciole sur un high
Pâtes au basilic
Deltaplane

Les Ex
Collée sur tes papilles
Les Elles
En p’tit bonhomme
Les Avalanches
Les froufrous blancs
Homéostasie crânienne
Planque à libellule
Ficelles

Rappel
Coin Livernoche
Sous les aquarelles
Lunatique Auréolée

Vos commentaires