Critiques Concerts et spectacles à Montréal et Québec
Jo Cormier à la salle Albert-Rousseau | De la machine à l’humain
Il y a des soirs où une salle entière semble branchée sur la même prise électrique. Hier, à la Salle Albert-Rousseau, c’était le cas. Alors même que les lumières finissaient de s’ajuster, Jo Cormier lançait au micro un tonitruant «Comme on down mes petites peanuts de Québec!», déclenchant instantanément rires et cris d’amour venus de la foule. Celui qu’on a découvert avec Animal, premier one-man-show salué pour son originalité, présentait cette fois Machine, deuxième spectacle en carrière et nouvelle plongée dans ce qui l’obsède: l’humain, ses contradictions, ses élans, ses travers. Dans une époque où tout doit aller vite, où l’on doit performer et être le plus beau possible, Jo Cormier choisit plutôt de rire des contrastes. Et le salle, manifestement, n’attendait que cela.
Ichiko Aoba au Théâtre Maisonneuve | Folk angélique
La multi-instrumentiste nippone à l’intimiste musicalité communiait à son public dans un Théâtre Maisonneuve à la sonorité tristement défaillante. Un étrange bruit ressemblant à une mouche frappant une grille à vive allure, tout le long de la soirée. Face à cette inconnue, l’artiste a su faire montre d’agilité et abnégation, allant même jusqu’à s’asseoir à même le sol pour être plus proche et audible, elle dont la voix est un filet de miel et de cristal pur.
Joost Klein à L’Olympia | Une nuit qu’on n’oubliera pas
De ses débuts à l’Eurovision à ses sets électriques à Coachella, Joost Klein n’a pas seulement conquis le monde, il a aussi conquis Montréal. L’artiste néerlandais de 26 ans a fait une escale dans notre chère ville dans le cadre de sa tournée mondiale pour nous offrir une soirée dont on se souviendra longtemps. Une chose est certaine : il est venu s’amuser avec nous, et on n’allait pas s’en plaindre.
Dave à la Place Bell | Une réfléxion sur nous-mêmes
Quatre ans après avoir charmé le MTELUS, Dave est de retour en changeant d’échelle, cette fois à la Place Bell. Ce samedi, le rappeur du « South West London » livre une confession traversée de doutes et de questionnements, à l’image de son troisième album, The Boy Who Played the Harp, dont il défend actuellement la tournée.
Gab Bouchard au MTelus | Portrait d’un défoulement collectif libérateur
Dès notre arrivée au MTelus vendredi, tout annonçait déjà que ce ne serait pas une soirée comme les autres. Par contre, un match des séries du Canadien n’allait certainement pas empêcher Gab Bouchard et ses fans de célébrer sa seconde visite au MTelus. Au contraire, le jumelage des deux événements a plutôt donné naissance à une ambiance très festive, voire explosive lors du rappel de l’artiste, qui coïncidait avec le but en prolongation de Lane Hutson. Même le meilleur metteur en scène en ville n’aurait pu orchestrer ce scénario !
Glass Tiger au Théâtre Capitole | Québec ne vous a jamais oubliés !
Le groupe canadien Glass Tiger était de passage vendredi soir au Théâtre Capitole de Québec afin d’offrir un spectacle à guichet fermé, nous replongeant dans la belle époque du pop rock des années 1980. Le chanteur Alan Frew et ses comparses nous avaient présenté un spectacle mémorable au FEQ en première partie de Sir Rod Stewart l’été dernier.
En images | Sam Roberts Band à L’Olympia
Sam Roberts Band était en spectacle à L’Olympia vendredi soir. Notre photographe Jesse Di Meo s’y trouvait. Retour en photos sur l’événement.
L’Heure Bleue au Théâtre Maisonneuve | Quand la danse explore l’absence et les origines
Présenté au Théâtre Maisonneuve par Les Grands Ballets Canadiens du 23 au 26 avril, L’Heure Bleue réunit deux œuvres contemporaines d’une durée de 1h35, incluant un entracte de 20 minutes. Son titre évoque cet instant entre le jour et la nuit, moment de bascule et de transition. Une image pertinente pour une soirée traversée par les thèmes de la perte, de la renaissance et de la mémoire. Deux chorégraphes issues de la scène montréalaise y proposent des univers singuliers. D’un côté, Anne Plamondon explore les territoires intimes du manque et de la nostalgie. De l’autre, Vanesa Garcia-Ribala Montoya ouvre la scène à une réflexion sur la spiritualité, les origines et l’héritage collectif.
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