Critiques Concerts et spectacles à Montréal et Québec
Compagnie Virginie Brunelle : Sans quoi nous crèverons à la Cinquième Salle | L’art d’encaisser la chute
Triomphe sans équivoque à la Cinquième Salle pour les cinq danseurs acrobates qui font tournoyer nos têtes, et renverser nos cœurs sensibles, par leur danse à bout de force. Une performance sublimée par des musiques d’intensité, du triste amer classique à l’électro groove, dans un décor sobre auquel pendent toutefois d’inexplicables longs colliers dorés aux tailles dépareillées.
Ouellet présente «Dans l’temps qu’on riait» au Gesù | Remettre en question notre époque
Mardi soir, au Gesù, avait lieu la première médiatique du premier spectacle solo de l’humoriste Sébastien Ouellet, mieux connu sous son pseudo Ouellet. Facilement reconnaissable avec son crâne rasé et sa longue barbe, le Gaspésien d’origine a livré une solide performance en présence d’un auditoire particulièrement hétéroclite et réactif. Dans l’temps qu’on riait représentait un défi de taille puisque quelques propos frôlaient parfois la ligne ; oser raconter des blagues d’il y a 40 ans sur scène en 2026, dans le but de nous conscientiser sur l’évolution de notre société (pas toujours parfaite), était un pari hautement risqué. Surtout qu’à certains moments, le public devait lui accorder le bénéfice du doute et lui faire confiance dans la démarche ; le prétexte de l’exercice créant une opportunité facile pour légitimer certaines blagues et se dédouaner de leur impact et de toute leur portée.
Florence + The Machine au Centre Bell | La grande messe païenne
Hier soir, Florence + The Machine a livré aux Montréalais un concert, ou plutôt une cérémonie, où traumatismes et souffrances sont exorcisés dans une forme de libération collective. Habitant pleinement sa nouvelle ère créative plus sombre, Florence Welch a transcendé la scène par ses incantations et son romantisme, explorant avec ferveur le concept de sorcellerie dans une mise en scène new age assumée.
Paul Mirabel au Centre Vidéotron | Intimité et show d’humour : pari réussi, même devant 5 000 spectateurs
Le scénario était risqué en programmant un humoriste français, certes populaire sur le web, pour une rare venue à Québec… au Centre Vidéotron. L’aréna, pouvant accueillir jusqu’à 18 000 spectateurs, n’était pas à capacité complète, mais a tout de même été occupée par 5 000 personnes prêtes à rire (même de loin!) avec Paul Mirabel. L’artiste a charmé le public grâce à sa simplicité et son naturel désarmant dans un seul en scène totalement maîtrisé.
Francouvertes 2026 – Demi-finales – Soir 2 | Chaude Chaleur, Spaghatt et Mitaine visent la finale!
En pénétrant dans la gueule du Lion d’Or, la soirée rougie par la bière et les LED font parler le monde fort. Les demi-finales des Francouvertes rendent fébrile la salle. Ça crie pour rien, ça se fonce dedans et ça boit en cercle vicieux.
Francouvertes 2026 – Demi-finales – Soir 1 | C’est parti avec Noëm, Komēdza et Irdens Exantus
Les compteurs sont remis à zéro pour les demi-finales des Francouvertes. Sur la ligne de départ, neuf participants aux styles musicaux variés tenteront de ravir l’une des trois places de la grande finale du 11 mai. Pour cette première soirée, les saveurs soul, R&B et hip-hop étaient à l’honneur avec Noëm, Komēdza et Irdens Exantus.
Liliane Blanco-Binette présente «Toréador» | Hilarante, pertinente et presque décomplexée !
Elle partage son temps entre le Québec et l’Europe pour la tournée de son premier one-woman show, Toréador; un titre inspiré de ses origines, en partie espagnoles. Vendredi soir dernier, c’est sur la scène du Théâtre Lionel-Groulx de Ste-Thérère qu’elle se déposait pour rire et s’amuser avec son public ; impossible de le dire autrement, on a eu droit à du gros fun ! Disons que la jeune diplômée en Création Humoristique de l’École Nationale de l’Humour (2021), suivie par des milliers d’abonnés sur les plateformes en ligne, a clairement mérité son Olivier comme Découverte de l’année (2026).
Sixtrum avec Philippe Côté et François Bourassa à l’Édifice Wilder | La rencontre réussie du jazz et des percussions contemporaines
L’Ensemble de percussions contemporaines Sixtrum accompagnait ce dimanche soir le duo jazz formé par le saxophoniste Philippe Côté et le pianiste François Bourassa. Au cours des trois compositions de Philippe Côté, le jazz moderne et les percussions contemporaines nous ont offert des arrangements aussi efficaces que saisissants où la pertinence des titres s’est jointe à la richesse sonore des percussions, exploitée avec pertinence.
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