Critiques Concerts et spectacles à Montréal et Québec
Autothérapie au Festival TransAmériques | Le salut ébène
C’est enfin la saison FTA, et avec elle, sa formule danse et théâtre qui emporte tout sur son passage. Nos sensibilités à fleur de peau. Nos quêtes de rêve. Notre sentiment d’appartenance au monde en équilibre précaire. Un passage auquel conviait le danseur franco-haïtien Mackenzy Bergile dans une chorégraphie douloureuse et salvatrice dont on ne se sort pas tout à fait indemne.
Wagner et la légende de l’Anneau par l’Orchestre symphonique de Montréal|Lévitation entre le bien et le mal
Dans le programme de la soirée à la Maison symphonique, la pastille « Grandiose » apposée donne déjà un avant-goût d’élévation. Un double volet Robert Schumann (1810-1856) et Richard Wagner (1813-1883) avec Le Ring sans paroles, œuvre cyclique intense réalisée entre 1854 et 1874, sur le récit universel des forces et dérives de l’amour et du pouvoir dicté par un anneau maléfique.
L’ensemble Constantinople au Grand Théâtre de Québec | Au-delà de la performance, un acte de mémoire et de transmission
Lundi 25 mai, alors qu’une partie du cœur du Québec vivait encore au rythme des demi-finales de la Coupe Stanley, le Canadien s’apprêtant à disputer une troisième rencontre contre les Hurricanes de la Caroline, les rues désertes laissaient présager que la plupart d’entre nous étions devant nos téléviseurs (où j’aurais probablement été aussi dans d’autres circonstances). Pourtant, une salle comble accueillait l’ensemble Constantinople pour ce qui allait s’avérer, pour moi, une première rencontre attendue.
Luicidal au Turbo Haüs | Ramener les « OGs » du punk rock à Montréal
Dans la petite salle étroite du Turbo Haüs, ce vendredi 22 mai 2026, on se serait cru en Californie dans un sous-sol de Venice, U.S.A, des années 80. La scène minuscule, la moitié de l’espace dédiée au moshpit, et cette proximité avec les bands jouaient littéralement pour une centaine de fans collés les uns sur les autres. Turbo Haüs, ce bar/salle de spectacle de la rue Saint-Denis, a encore une fois prouvé pourquoi il reste un des derniers bastions authentiques de la scène underground montréalaise. Pas de production tape-à-l’œil : juste de la sueur, du son qui déchire et une foule qui vit chaque note. De Reaction à Blackout! en passant par Self Control et Hood Rats, la soirée a servi de rampe de lancement pour Luicidal, le projet réunissant des membres originaux de Suicidal Tendencies.
Chet Faker au MTELUS | Entre immersion et froideur
Le 24 mai au MTELUS, Chet Faker présentait un concert entièrement construit autour de l’atmosphère et de la retenue. Derrière ce nom inspiré de Chet Baker se cache Nick Murphy, artiste australien devenu l’une des figures marquantes de l’électro-soul des années 2010 grâce à des morceaux comme No Diggity ou Drop the Game. Sa musique mêle voix grave enveloppée d’écho, grooves électroniques répétitifs et mélancolie nocturne, dans une approche davantage tournée vers la texture et l’immersion que vers l’efficacité pop classique.
Architectures de la joie à la Cinquième Salle|Combats du feu par l’allégresse
Avoir rendez-vous avec Anaïs Barbeau-Lavalette s’avère à chaque évasion un gage d’en ressortir plus léger, la tête dégagée de l’étau du quotidien, de la banalité des jours. Et avec la lecture théâtrale sur fond musical d’une œuvre conjointe avec Steve Gagnon sous forme de correspondances entre un homme et une femme s’aimant simplement, le texte feuillu dégage des parfums de fraîcheur. Ensemble, ils manient des feux de Bengale pour maintenir la joie comme posture, dans un monde où colère et peur rôdent sous leurs habits sombres.
ZAZ au Centre Bell | Une immense vague d’amour
Samedi soir, ZAZ nous a fait oublier pour un instant le son des voitures rutilantes qui défilaient aux abords du Centre Bell (week-end de la F-1 oblige…), et même la partie des Canadiens, réunissant plusieurs fans à l’extérieur. Plus de 7000 spectateurs étaient au rendez-vous pour célébrer sa musique et chanter avec elle, sur des paroles chargées de paix, d’espoir et d’amour. Son plus récent album, Sains et saufs, paru à la fin du mois de mars 2026, est teinté de bienveillance envers les autres, mais aussi envers soi-même. L’artiste a livré son message avec toute l’énergie, la sincérité et le talent qu’on lui connaît ; elle qui nous rend visite depuis près de 16 ans déjà.
En images | roman. au Pantoum
Le groupe roman. était en spectacle au Pantoum vendredi soir. Notre photographe Olivier Sanschagrin s’y trouvait. Retour en photos sur l’évènement.
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