Metronomy

Critique | Metronomy au Métropolis

Bien conscient de l’attention portée à la sortie du nouvel album Love Letters, Metronomy a fait presque salle comble au Métropolis, dimanche soir. Le groupe anglais a su transporter son public dans un univers pop et fleuri au son électronique très rythmé, à la manière d’un métronome. 

En première partie, le groupe Cloud Control, composé de trois gars et une fille, a chauffé la salle du Métropolis. Ce groupe homogène marie la pop au rock avec une basse, une batterie, une guitare et un clavier. L’harmonie et l’unicité de leurs voix pop rappelle Metronomy et quelques allures des Beatles, alors que leurs instruments les rapprochent du rock. Une bonne première partie de ce groupe australien.

Une grande fleur et un nuage tapissaient l’arrière scène alors qu’un jeu de lumière rose et bleu rythmait l’ambiance « hippy-pop » de la soirée. Les cinq musiciens de Metronomy se sont appropriés la scène à 9h pile, et sont entrés en smoking blanc et chemise noire.

Photo par Karine Jacques.

Photo par Karine Jacques.

Pas de long suspense sur le choix des morceaux; le groupe a offert The Look dès la deuxième chanson. Environ la moitié des morceaux provenait du nouvel album Love Letters avec leur pièce déjà célèbre The Upsetters et Love Letters. Pour les connaisseurs comme les novices de l’album, il n’était pas bien difficile d’adopter les nouveaux morceaux, les notes répétées et les refrains bien rythmés sont presque devenus un classique de leur musique.

Les fameuses chansons Corinne, The Bay, Everthing goes my way étaient attendues et même s’il y a peu de différence entre l’album et le live, elles étaient toujours bien accueillis par le public. L’énergie du bassiste Olugbenga Adelekan y était surement pour beaucoup, il a su motiver et enthousiasmer la foule de ses hochements de têtes délirants.
Plus organique

Dans une entrevue pour Sors-tu sur le dernier album, Joseph Mount avait confié son envie de réduire les rythmes synthétiques au profit de « vrais » instruments, chose que l’on a pu constatée (surtout pour le rappel).

La guitare de Oscar Cash et Joseph Mount, la basse de Olugbenga Adelekan et la batterie de l’excellente et très souriante Anna Prioir avaient, en effet, leur place sur scène, avec notamment les trois claviers en vedette. Les instruments se mêlaient harmonieusement aux voix et aux choeurs des musiciens.

Photo par Pierre Bourgault.

Photo par Pierre Bourgault.

Le concert aurait presque été trop court ; au bout d’une heure seulement la bande a fait un semblant de sortie, puis est finalement revenu après s’être fait chaudement rappelé par la foule. Les musiciens ont offert trois morceaux de plus, dont une finale aux allures très rock, presque métal !

Un retour à une forme de simplicité et d’authenticité avec des morceaux envoutants et toujours très rythmés par le synthé avec Love Letters. Metronomy reste très séduisant et énergique sur scène!

Photos en vrac
par Pierre Bourgault

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