Eels

Critique concert| Eels au Théâtre Corona

Eels était en concert, mercredi soir, au Théâtre Corona Virgin Mobile pour le lancement de son 11ème album The Cautionary Tales of Mark Oliver Everett avec des chansons intimistes et autobiographiques. Mark plonge dans son long répertoire et jongle entre ses comptines tristes et ses mélodies folks. Son public discret mais touché le rappellera pour deux retours sur scène.

Eels, tout en douceur

Petite surprise pour le choix du concert qui se fera assis dans le vieux théâtre Corona. Est-ce un choix de l’artiste pour souligner l’ambiance plus intime de son nouvel album? Le public est donc resté silencieux et assez calme puis a finalement montré son attachement à la toute fin du concert.

Après une première partie plutôt sombre, la suite de la soirée ne pouvait être que plus joyeuse et lumineuse ! Bien que le chanteur de Eels soit connu pour son passé difficile et douloureux, il présente habilement ses morceaux les plus mélancoliques. Eels n’est pas nouveau, mais c’est la première fois que Mark Olivier Everett, la tête du groupe, ne se cache pas derrière son pseudonyme E, ou Mister E et présente son nouvel album plus personnel en costume cravate, « un effort notable » précise-t-il.

Le net contraste de lumière et d’énergie réveille un peu le public. Mark Olivier Everett s’installe à son piano pour un départ en douceur avec Where I’m At,  une belle introduction instrumentale qui annonce la couleur du concert, et When You Wish Upon A Star qui cadre assez bien avec le décor romantique du mur de guirlandes et de luminaires.

Let me Introduce the guys!

– nous annonce le personnage qui s’ouvre au fur et à mesure. Presque tous multi-instrumentistes, les musiciens jouent trompette, xylophone, contrebasse, batterie, piano, carillon, guitares et la « sad machine ». Tout est parfaitement chorégraphié, les musiciens changent parfois d’instruments et de place pour de bons moments musicaux qui s’enchainent très bien.

The Cautionary Tales of Mark Olivier Everett

L’album est sorti en avril 2014. S’il utilise son vrai nom pour la première fois, l’album ne peut être que plus autobiographique. Parfois seul au piano ou devant à la guitare, il nous livre de sa voix rauque, parfois triste mais jamais désespérée, des morceaux forts en émotion comme Gentlemen’s choice. C’est avec une touche d’humour que Mark nous présente les chansons les plus mélancoliques. « I was a bummer for this song! ».

Ce n’est qu’à partir de la 11ème chanson qu’il dit aller mieux et joue des morceaux plus joviaux : A Daisy Through Concrete, Fresh Feeling, I Like Birds  Le groupe s’anime et se dynamise en jonglant entre des chansons de son nouvel album et de ses anciens. Il faut dire que l’artiste a de quoi varier les setlists de ses concerts vu son grand répertoire musicale. Ceci dit, on n’entendra pas les célèbres Novocain for the Soul, ou I Need Some Sleep.

Eels au Théâtre Corona. Pochette d’album The Cautionary Tales of Mark Oliver Everett

Des mélodies folk, des blues ou des chansons presque pop… ce groupe est difficilement classable, mais apprécié du public qui a manifesté son attachement à la fin pour deux rappels du groupe avec le célèbre I Like the Way This Is Going ou la reprise Turn On Your Radio.

Chelsea wolfe

La première partie était assurée par le trio Chelsea Wolfe, qui nous plongeait dans une ambiance très sombre. La scène est seulement éclairée par deux ou trois bougies et on distingue à peine les musiciens: une violoniste, un bassiste et une chanteuse qui replace son long châle sans cesse, tout en théâtralité.

Parmi des airs mélancoliques et profonds Chelsea Wolfe adressera à peine un bonjour au public, perplexe et silencieux. Une première partie rock ambiant un peu trop sombre.

Setlist (source : setlist.fm)

Where I’m At
When You Wish Upon a Star (Leigh Harline cover)
The Morning
Parallels
E talks
Mansions of Los Feliz
A Line in the Dirt
Where I’m From
It’s a Motherfucker
Lockdown Hurricane
A Daisy Through Concrete
Grace Kelly Blues
Fresh Feeling
I Like Birds
My Beloved Monster
Gentlemen’s Choice
Mistakes of My Youth
Where I’m Going

Rappel:
I Like the Way This Is Going
Blinking Lights (For Me)
Last Stop: This Town

Rappel 2:
The Beginning
Can’t Help Falling in Love (Elvis Presley cover)
Turn On Your Radio (Nilsson cover)

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