Wilsen

Cinq chansons pour tomber en amour avec Wilsen!

Voilà quelques années déjà que la formation new-yorkaise Wilsen récolte des écoutes par millions sur Spotify. Avec son style qui allie indie, folk et fragments d’aube, le groupe s’est taillé une place de choix dans le paysage musical au fil des EP jusqu’à I Go Missing In My Sleep, premier album complet paru en 2017. Et voilà que le 21 février dernier, Wilsen lançait Ruiner, un album plus musclé qui voit le groupe en pleine forme.

Si vous avez manqué le train Wilsen, pas de panique: le Sors-tu est là pour vous remettre les pendules à l’heure avec cinq morceaux essentiels de la carrière du groupe. Et si votre amour pour Wilsen devient trop fort, la formation sera de passage au Ritz P.D.B. le 24 mars, à Montréal, avec Poliça.

Ruiner
Album : Ruiner (2020)

Premier extrait du nouvel album, Ruiner met bien en valeur la section rythmique qui prend plus de place dans l’univers du groupe. À l’inverse, la voix délicate de Tamsin Wilson résonne comme toujours sur la pièce. Pour ce deuxième album, le groupe a fait appel au producteur de l’heure dans la musique indie folk : Andrew Sarlo. Celui-ci a eu, en effet, un 2019 chargé en produisant entre autres les deux albums de Big Thief et celui de Bon Iver, deux artistes qui ont obtenu des nominations pour leur travail aux derniers Grammys.

Garden
Album : I Go Missing In My Sleep (2017)

Si le nouvel album de Wilsen était tant attendu, c’est en grande partie grâce au succès de la pièce Garden. Tiré du premier album complet du groupe, l’extrait compte tout près de six millions d’écoutes sur Spotify. Garden place la narratrice dans une relation qui s’effrite, et qu’elle n’est pas certaine de vouloir sauver. D’abord parue en 2015, la pièce est bâtie sur une guitare acoustique nerveuse et des percussions très organiques, qui ne dépayseront pas les amoureux de Half Moon Run.

Emperor
Albums : I Go Missing In My Sleep (2017) et Magnolia (2014)

La pièce Emperor est une autre chanson-clé de la formation, si bien qu’elle a connu plusieurs vies. C’est que Wilsen a d’abord enregistré la pièce pour l’EP Magnolia, paru en 2014. Le morceau servait de douce conclusion au mini-album. Trois ans plus tard, la pièce est revenue dans le giron du groupe, cette fois avec une guitare plus franche et l’ajout de percussions. Si cette nouvelle version est intéressante et qu’elle démontre bien l’évolution du groupe, on garde quand même un faible pour la toute première incarnation d’Emperor, dénudée et fragile.

House on a Hill
Album : Sirens (2013)

Vrai que I Go Missing In My Sleep était le premier album officiel du groupe. Cela dit, Sirens était sa première carte de visite. Officiellement désigné comme un double EP, Sirens a permis à la formation de se faire remarquer dès 2013. Alors que la chanson Dusk demeure la plus populaire de ce premier projet, la pièce House on a Hill, qui ouvre l’album, n’est pas à négliger, loin de là. C’est ici qu’on découvre tout le talent de la formation pour tisser des ambiances et des atmosphères, comme des toiles d’araignée au-dessus de nos têtes. Entre une belle dose de réverbération et des sifflements éthérés, la pièce est toute une porte d’entrée pour le groupe. La version ci-bas, enregistrée aux légendaires Electric Lady Studios, montre à quel point Wilsen est capable d’exceller tant sur disque qu’en spectacle.

Feeling Fancy
Album : Ruiner (2020)

Wilsen évolue, et ce nouvel extrait de Ruiner en est la preuve. Ici, le groupe va plutôt chercher des influences de la dream pop du tournant des années 90. Une guitare plus propre se balade sur des vagues de distorsion et de réverbération. Et lorsque la pièce devient trop confortable dans son côté plus rock, celle-ci prend un virage étonnant mais bien exécuté avec une ligne de guitare rêveuse et déconstruite. Aujourd’hui, Wilsen est plus psychédélique que jamais (le vidéoclip en est la preuve), et on ne s’en plaint pas.


* Cet article a été produit en collaboration avec Secret City Records.

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