Charleyne Bachraty
Collaboratrice (danse, théâtre, cirque) Pour rejoindre Charleyne: puneyrlar.onpuengl@lnubb.pnMiel à l’Agora de la danse | Une continuité dans la métamorphose
Depuis ses débuts en 2014, le collectif La Tresse constitué de Geneviève Boulet, Erin O’Loughlin et Laura Toma s’est toujours démarqué par sa complicité, ses propositions mystiques d’origines diverses, mais aussi par sa faculté à faire briller chacune des interprètes. Bien qu’elles cumulent 12 ans de travail conjoint, les danseuses sont loin d’avoir fait le tour de leur collaboration et de leurs inspirations. Tout en gardant leur essence et leur singularité, elles nous proposent aujourd’hui Miel. Cette création qui se veut à la fois douce et réconfortante, leur offre aussi le terrain de jeu idéal pour explorer la femme dans ce qu’elle a de plus brut, sauvage et forte. Et le charme opère aussi bien pour le public qui les suit depuis Encre Noire (2019) ou pour celui qui le découvre.
Activités culturelles dans les écoles : se justifier d’exister, encore et toujours
Les coupures qui ont menacé plusieurs programmes culturels scolaires ces derniers mois ont finalement trouvé une issue positive. Néanmoins, c’est avec une certaine prudence – et probablement une grande lassitude – que les salles de diffusion et les artistes ont accueilli la nouvelle. Telle une épée de Damoclès, l’ombre des restrictions budgétaires fait partie de leur réalité. Et celle de devoir rappeler les bienfaits de la culture pour les jeunes, aussi.
& Juliet à la salle Wilfrid-Pelletier | Juliette réécrit son destin et revisite nos classiques pop
Et si Juliette avait survécu ? À sa mort, tout d’abord, et à son amour pour Roméo ? Cette prémisse originale est donc le point de départ de la comédie musicale & Juliet, présentée à la Place des Arts. Créé en 2019, ce spectacle est sans doute l’un des moins connus du répertoire de Broadway, mais il est loin d’être le moins intéressant. Car sous ses airs légers, son ambiance kitsch à souhait et son histoire cousue de (gros) fil blanc, on y discerne une portée moderne, décomplexée et résolument alignée avec notre époque. C’est un doux baume pour notre moral et une plongée musicale et nostalgique que vous ne pourrez pas ignorer !
DULCE à TANGENTE | Immersion plurielle et retenue dans l’univers ballroom
Que le ballroom vous évoque la très bonne série Pose, le dernier concert de Madonna ou rien pantoute, savoir que c’est bien plus qu’un concours niché qui consiste à performer sur des talons vertigineux est pertinent à bien des niveaux. Loin d’avoir la prétention de retracer toute l’Histoire derrière ce phénomène culturel LGBTQIA2S+, Dulce aspire à donner au public quelques clés de lecture et de compréhension. Malheureusement, certaines serrures sont plus résistantes que d’autres.
Boîte noire à Duceppe | Dystopie? Non, chronique d’un effondrement annoncé
Peut-être faudrait-il commencer cette critique par un avertissement. Ce que vous allez voir avec Boîte noire est réalistement déprimant. Ce spectacle fait état d’une convergence de mauvaises décisions humaines… du même acabit que celles qui ont été prises dans le monde ces dernières années. De celles qui sont en train d’hypothéquer de manière certaine notre avenir. Est-ce que la boîte en question – qui doit nous permettre de faire de meilleurs choix – est en mesure de nous sauver, ou au contraire, d’exacerber la gangrène capitaliste qui nous guette? Boîte noire, c’est ça : une confrontation narrée qui résonne douloureusement avec notre présent; un dernier appel à la conscientisation avant qu’il ne soit vraiment trop tard…
Down That Trail in the Woods à l’Agora de la Danse | De Broadway à la forêt de Kìzis, la comédie musicale se réinvente
Inédit, immersif, foisonnant : c’est ainsi que l’on peut décrire le spectacle Down That Trail in the Woods. Portée par un talent pluridisciplinaire, Kìzis, cette création se démarque tout d’abord par sa forme, à savoir la comédie musicale. C’est une première pour l’Agora de la danse, et c’est aussi une première pour l’artiste. Cela dit, même s’il ne s’est pas lancé plus tôt dans le défi d’un tel type de performance, il n’en est pas non plus à son coup d’essai scénique et musical. Composition, chant, jeu, mise en scène, danse : il y a peu de chapeaux qui ne lui font pas. Et peu importe ce qu’il entreprend, il y met toujours le fond et la (les) forme(s).
Panorama de la saison Hiver 2026 de Tangente | Des arts vivants qui déstabilisent et reconnectent
Burlesque, cirque, jazz, street dance : il y en aura pour tous les goûts cet hiver sur la scène de Tangente! Cet éclectisme n’est pas nouveau pour le diffuseur, mais il l’intéresse de plus en plus. En offrant plusieurs angles d’immersion, les spectacles de cette saison ont le pouvoir de capter tous les publics. Par leur esthétisme d’abord, puis par leurs thématiques. Dans cette démarche, l’Histoire et les histoires sont racontées par des artistes aux parcours également très différents. Et qu’elle soit récente ou confirmée, leur expérience nous permet définitivement d’avoir un regard plus actuel sur la danse, mais aussi sur la féminité et l’affirmation de soi.
Panorama de la saison Hiver 2026 de l’Agora de la danse | Le risque et l’inédit au cœur de l’interprétation
Proposer une nouvelle programmation, c’est renouveler un lien de confiance, celui du diffuseur envers ses artistes et du public envers le diffuseur. En 35 ans, l’Agora de la danse a pris des risques, et ce lien ne s’est jamais brisé, que l’on parle des interprètes qui reviennent et continuent d’évoluer dans cet incubateur créatif, ou que l’on parle du public qui se fidélise d’année en année. Plus que jamais, ce dernier est invité à se laisser aller dans les différents univers de la saison hivernale. Il prendra également un risque, mais entre performances inédites et propositions extraordinaires, le risque mutera en plaisir aussi certain qu’inattendu.
Mathilde Monnier présente Black Lights à l’Agora de la danse | Un cri chorégraphique contre les violences faites aux femmes
« Voir, c’est déjà une manière de ne pas accepter ». La chorégraphe Mathilde Monnier a toujours envisagé la danse contemporaine comme une voie pour exposer les causes sociales, les défis reliés à la maladie et les difficultés des minorités. Elle est engagée, oui, mais surtout elle s’engage, et ce depuis 35 ans. Pas étonnant alors que la violence faite aux femmes l’ait interpelée. Si avant, elle la sentait, mais n’arrivait pas à mettre des mots dessus, depuis 2023, elle est en mesure de la verbaliser et de la représenter grâce à sa création Black Lights, présentée à l’Agora de la danse du 22 au 25 octobre 2025.
Saison automne de l’Agora de la danse | S’ouvrir et se laisser porter : un plaidoyer pour la rencontre à l’Agora
Créer la rencontre : un vaste programme automnal s’installe à l’Agora de la danse! Plus que des échanges avec le public, c’est une diversité de rencontres interdisciplinaires et une immersion au cœur même des processus de création qui nous sont offertes. Tantôt impressionnantes, bouleversantes ou percutantes, ces expériences invitent à la déstabilisation et à une évolution de nos perceptions. Quels que soient nos intérêts, cette programmation a de fortes chances de nous toucher en profondeur et de nous faire chavirer à bien des égards.