Festival Zoofest

Zoofest 2012: Comptes-rendus de L’Assassinat du Président et Olivier Martineau

L’Assassinat du Président
– Théâtre –
(Théâtre La Chapelle)
À l’affiche du 22 au 24 juillet, 20h45

Issu des mêmes esprits qui nous ont donné Clotaire Rapaille: L’opéra rock l’an dernier, L’Assassinat du Président poursuit dans le même moule avec un délire futuriste minimaliste qui nous relate, cette fois, le retour, l’ascension au pouvoir et à l’indépendance du Québec et la mort de Gilles Duceppe. Débordant d’imagination et désopilant à souhait, cette ode éclatée à la résilience d’un homme politique est à la hauteur des attentes et compte sur une performance inspirée des comédiens/lecteurs/bruiteurs, particulièrement d’un Olivier Morin en grande forme dans le rôle de Gilles Duceppe. La musique, un petit bijou de quétainerie signé Navet Confit, tient toute cette folie en saucisse.  Très réussi, en son genre.

Cote: 4/5

Olivier Martineau – Du Coq à l’âne
– Humour –
(Hall de L’Église au toit rouge)
À voir du 25 au 27 juillet, à 22h15

Comme l’indique le titre de son premier one-man, le chic Olivier Martineau réussit le tour de force de retenir l’attention du public pendant un long monologue sans queue ni tête d’environ 60 minutes.

Quelques courtes blagues à punch sont bien préparées, mais l’improvisation avec le public fait partie intégrante de l’expérience et peut altérer la durée du show. La représentation à laquelle nous avons assistée a duré 80 minutes, divertissante d’un bout à l’autre. Verbo-moteur, il enchaîne d’un sujet à l’autre sans lien – c’est le concept – avec pour seul fil conducteur ce personnage pince-sans-rire et son style d’humour abordant des détails du quotidien avec une certaine absurdité.  C’est de la haute voltige, mais Olivier Martineau semble avoir déjà l’expérience pour tenir son bout, récupérant assez habilement les quelques blagues qui tombent à plat.

Cote: 3,5 / 5

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