Rock en Seine 2016 | Sigur Ròs, Massive Attack, The Last Shadow Puppets, Iggy Pop, Foals et plus !

Deux semaines après avoir couvert La Route du Rock au pays du camembert et du cassoulet, Sors-tu.ca était de retour du 26 au 28 août à la bordure de Paris pour la 14e édition du festival Rock en Seine.

 

DIMANCHE

Foals, Iggy Pop, Cassius, Sum 41, Peaches, The Editors, Soulwax…

 

C’est dimanche, et Rock en Seine est plein à craquer. Alors que nous pouvons entendre The Editors ouvrir sur la grande scène de loin, nous profitons une dernière fois des quais de seine qui bordent le lieu du festival.

Accueillis par une bande de Pikachu en uni jaunâtre salis par la bière et la poussière, Sum 41 prépare son grand retour devant une Grande Scène déjà obstruée par la foule.

En quelle année sommes-nous déjà ?

Sum 41 @ Rock en Seine

Sum 41 @ Rock en Seine

À la surprise générale, les Américains ne déméritent pas. L’énergie, la complicité entre les musiciens est à son comble : la bande de Deryck Whibley montre toujours autant d’aisance sur scène. Le public de grands nostalgiques saute, s’amuse, et s’égosille comme pendant ses jeunes années sur The Hell Song, Still Waiting, et In Too Deep.

Les mauvaises langues n’ont qu’à bien se tenir, Sum 41 est bel et bien de retour, et sortira un album le 7 octobre prochain.

Après cette bonne piqure de rappel, on passe apercevoir les Français de Ghinzu à quelques mètres de là. Alors qu’on distingue l’excellente The Dragster Wave émaner de la scène de la Cascade, on en profite pour essayer d’attraper quelque chose à manger, bien décidés à en découdre rapidement avec nos estomacs.

Un demi-burger froid plus tard, et les doigts pleins de mayonnaise, on court s’amasser au milieu du rassemblement multi-générationnel qui accueille Iggy Pop sur la Grande Scène.

L’Iguane lance les hostilités avec trois de ses plus grands classiques, I Wanna Be Your Dog, The Passenger, et Lust For Life. Dans la foule, ça chante bien évidemment, ça danse aussi. Les mosheurs tentent désespérément de lancer des circle pits sur des morceaux plus calmes comme Sister Midnight ou Nightclubbing, et attisent la colère de certains festivaliers. Non mais sans blague ?

Fidèle à lui-même, Iggy fait le show sur scène. Du haut de ses 70 ans, papy fait de la résistance, saute et se déhanche. Certains (et certaines) jubilent, d’autres rigolent.

Après Gardenia et Down in the Street, à la fin du concert, les moins téméraires commencent à rejoindre la sortie.

Alors que les basses du collectif electro Cassius résonnent dans tout le domaine de Saint-Cloud, le groupe explosif Peaches prend d’assaut la scène de l’Industrie, tandis que le duo Soulwax (aussi connu sur le nom de 2Many DJ’s) assure la fin de soirée sur la scène Pression Live. Devant la Grande Scène, une grande partie du public d’Iggy Pop a organisé un gigantesque sitting et reprend des ultimes forces avant l’arrivée de Foals.

Foals @ Rock en Seine

Foals @ Rock en Seine

Malgré l’arrivée en trombe sur Snake Oil, titre phare du quatrième album des Anglais, c’est un Yannis Philippakis un peu amorphe qui ouvre la performance de Foals. Après Leeds et Reading le même weekend, la fin de semaine semble avoir laissée des traces. La voix du leader du groupe, au demeurant très imposante, semble un peu éteinte.

Pas top.

L’ambiance retombe rapidement au milieu du concert sur les morceaux plus calmes du groupe, comme Spanish Sahara ou Late Night. Nos mosheurs favoris n’en démordent pas et continuent de faire des cercles en attendant un climax qui n’arrivera jamais.

Mauvaise idée. Car la fin du concert annonçait une tout autre couleur. Derrière ça s’agite. Fluide et percussif, le batteur, Jack Bevan, excite la foule et impressionne sur Inhaler et What Went Down. Après un petit tour au milieu de la foule, Yannis Philippakis lance une petite pique sur le Brexit pour le public français, avant de réconcilier définitivement l’audience avec Cassius, titre déjà culte du premier album Antidotes.

On en viendrait presque à regretter les performances plus intimistes de l’époque, mais Foals montre toujours autant de dynamisme sur scène, avec l’expérience en plus. Malgré une fin un peu précipitée (1h20 sur 1h30 prévue), l’épilogue est assuré de la meilleure des manières. La fatigue oubliée, on explose une dernière fois sur l’ultime crescendo de l’excellente Two Step Twice.


À dresser un bilan de ces trois jours de danse et de musique, il est clair que l’on…

…reviendra pour :

  • Joel Gion et son tambourin
  • Sigur Ròs
  • Les sandwichs à la raclette
  • L’énergie de Clutch
  • La coupe de cheveux d’Andrew Stockdale
  • Massive Attack et Tricky
  • L’espace Art-Rock
  • Chercher Anne-Charlotte, enlevée en backstage par un Iguane
  • La madame et sa panière pleine de cookies Granola à la sortie

…ne reviendra pas pour :

  • Joel Gion et son tambourin
  • Les restrictions de Last Shadow Puppets
  • Les burgers froids et la bière coupée à l’eau
  • Le jardinier du Domaine National de Saint-Cloud
  • Les dresseurs Pokémon en catimini au milieu des festivaliers
  • Les ingés son de la Grande Scène
  • Les fans hystériques de BMTH
  • Foals en fin de tournée

En bon parisien, il est vrai que l’on aime cracher sur nos festivals préférés, mais le festival Rock en Seine se porte toujours aussi bien. Nous serons présents l’an prochain, c’est certain.

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