Louis-Jean Cormier

Critique | Louis-Jean Cormier au Club Soda

Après 15 années comme chanteur de Karkwa, Louis-Jean Cormier présentait son tout premier spectacle mercredi soir au Club Soda et pour deux soirs affichant presque complets. Son album Le treizième étage a été chaudement reçu par la critique et Cormier est également connu pour connecter avec son public en spectacle. La curiosité et l’enthousiasme étaient donc à l’honneur hier soir.

Photo par Renaud Sakelaris.

Cormier, accompagné de ses talentueux musiciens Marc-André Larocque (batterie), Guillaume Chartrain (basse), Simon Pedneault (guitare) et Adèle Trottier-Rivard (voix et percussions) ont offert un spectacle à la fois énergique et d’une douceur palpable. Les chansons rock sonnaient comme une tonne de brique alors que les moments intimistes donnaient des frissons.

Bien que la carrière de Cormier s’annonce comme étant celle du chanteur de Karkwa en solo, il n’en est rien sur scène. Louis-Jean Cormier est un gars de band. Il est évident que le chanteur a choisi ses collaborateurs minutieusement pour vivre et offrir l’expérience musicale la plus accomplie possible. Le courant passe parfaitement entre les membres du groupe et la foule le ressent dès les premières notes.

Durant le spectacle de plus d’une heure trente, toutes les pièces de son opus en solo Le Treizième étage ont été interprétées dans un ordre quasi identique au disque. À travers l’intégral de l’album se sont judicieusement glissés des chansons des 12 hommes rapaillés (Gaston Miron), de Claude Léveillé, de Karkwa et des Beatles.

 

Du vacarme au silence, en choeur

Ayant initié sa présence en force avec des chansons lourdes en instruments, il a enchainé, seul, avec une pièce composée pour l’émission Les Voix Humaines, forte en émotions. Le Club Soda a été plongé dans un silence rare. Durant près de 3 minutes, aucun bruit ne s’est fait entendre par la foule pendue à ses lèvres comme les larmes aux yeux de certains spectateurs. Des applaudissements soutenus ont suivi ce moment marquant de la soirée.

Photo par Renaud Sakelaris.

Assumant son désir que tous les concerts de musique, tous genres confondus, comportent des moment intimistes où tous se retrouvent autour d’un seul micro pour chanter ensemble, Louis-Jean et ses musiciens se sont regroupés pour unir leurs voix le temps de quatre chansons.

Ses textes magnifiques étaient alors mis à l’honneur, alors que l’on perd parfois le fil des mots quand les guitares se déchainent.

Seul bémol au spectacle, les interventions de Cormier étaient parfois trop longues et perdaient leur éclat après quelques minutes.

Malgré cela, c’est lorsque l’on assiste à un tel concert qu’on réalise la richesse du talent de Louis-Jean Cormier, avec et sans Karkwa.

 

Première partie: Dany Placard

Photo par Renaud Sakelaris.

En première partie, Dany Placard s’est offert un 30 minutes de chansons rock qui semblaient tirées des années 80-90.

Généralement seul à la guitare lors des premières parties de Louis-Jean, il était cette fois accompagné par ses musiciens. Le Placard Band a tenté de réchauffer une salle qui n’attendait que Cormier et qui n’a commencé à se remplir que vers la fin de sa prestation.

Il a d’ailleurs tenté de faire taire la foule qui discutait le temps d’une pièce un peu plus douce, mais sans grand succès. Ouvrir le bal est parfois une tâche ingrate lorsque la tête d’affiche est tant attendue. L’effort était toutefois indéniable.

Grille de chansons
(Louis-Jean Cormier)

La cassette
Bull’s eye
Transistors
J’haïs les happy ends
Ne dis rien (Claude Léveille)
(chanson des 12 hommes rapaillés)
Le Bon Sens (Karkwa)
Le coeur en téflon
Au bord du recif (composée pour l’émission Les voix humaines)
Les chansons folles
L’ascenseur
I’ve Just Seen a Face (The Beatles)
Un monstre
Tout le monde en même temps
Un refrain trop long
L’air

Rappel
La route que nous suivons (Gaston Miron)
La seule question

Photos en vrac
(par Renaud Sakelaris)

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