Panic! at the Disco

Critique CD: Panic! at the Disco – Vices & Virtues

Panic! at the Disco - Vices & Virtues Panic! at the Disco Vices & Virtues

Vices & Virtues, le troisième album studio du groupe pop/punk Panic! at the Disco, se veut un retour vers le style de leur première offrande, A Fever You Can’t Sweat Out. Malheureusement, les chansons génériques et les mélodies sans intérêts prouvent que le titre de l’album aurait dû se limiter à Vices.

Le groupe était pourtant sur une belle lancée. Pretty Odd offrait une belle variété sonore et des mélodies innovatrices, même si la totalité de l’œuvre s’inspirait fortement des Beatles. Alors c’est à se demander pourquoi ils ont décidé de se retourner vers un style qui s’apparente plus aux Fall Out Boy et My Chemical Romance de ce monde ? Une partie de l’explication se retrouve peut-être dans le fait que deux des membres du groupe, dont le principal compositeur, ont décidé de quitter pour fonder Young Veins. Le résultat net est un album d’une écoute tellement facile et monotone que ses 38 minutes passent pratiquement inaperçues.

 

Parfaitement cadré et sans âme

Le premier signal d’alarme est la guitare, qui n’a absolument aucun mordant et laisse, sans opposition, la voix numériquement remodelée du chanteur Brendon Urie prendre le dessus. Vices & Virtues ne se cache pas de vouloir devenir le meilleur ami des ondes radios et des guitares trop agressives n’aideraient pas cette cause. Les chansons demeurent donc rythmées et ultratravaillées, question de ne pas froisser personne. Le premier extrait The Ballad Of Mona Lisa en est un bel exemple. Chaque petit son est parfaitement placé et stérilisé et le tout devient comme une maison dans un magasine; parfaitement cadré et sans âme.

Le second signal d’alarme est la qualité des textes. L’effort était certainement au rendez-vous, mais le résultat final ressemble à de la poésie de quatrième année. Sur la ballade Always, Urie chante « you are taking me apart, like bad glue on a get well card ». Une analogie qui se veut tragique, mais qui est tout simplement illogique.

 

Une oeuvre sans intérêt qui ne se démarque pas

L’album donne l’impression qu’il devrait être écouté, apprécié du premier coup et jeté aux poubelles pour faire place la prochaine offrande pop de la semaine. Vices & Virtues se confond dans la marée d’enregistrements qui tentent de saper chaque once de créativité restante dans ce style populaire. Bien que Panic! at the Disco réussisse à le faire mieux que la moyenne, il n’en reste pas moins que la finalité est sans intérêt.

En fin de compte, Vices & Virtues est décevant. Décevant parce qu’il semblait avoir une petite lueur d’espoir avec ce groupe, qui avait offert un album décent trois ans auparavant. Hélas, il semble que dans le cas de Panic! at the Disco, la créativité et l’expérimentation ont été troquées pour la facilité.

Sélections écoute :

The Ballad Of Mona Lisa

Let’s Kill Tonight

Nearly Witches

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