Christa Couture

Critique Album | Christa Couture – The Living Record

Christa Couture - The Living Record Christa Couture The Living Record

La chanteuse folk Christa Couture a lancé au début septembre une jolie collection de chansons passée quasiment inaperçue, intitulée The Living Record. Troisième album en carrière, il s’agit d’une série de vignettes abordant les thèmes de la solitude, de la perte, de la mort, mais également les beautés de la vie et de l’amour. Le tout de manière ensorcelante.

Si les premiers morceaux donnent l’impression d’avoir droit à un album country, la suite nous entraîne vers différents lieux musicaux, passant de la ballade romantique (Lucky or Lost), le cabaret (Pirate Jenny & The Storm) ou même le funk (Pussycat Pussycat).

Accompagnée de son piano ou de sa guitare acoustique ainsi que des musiciens Rob Becker (basse), Steve Dawson (guitare électrique et réalisation) et Niko Friesen (batterie), Christa Couture peint un tableau vivant de chansons qui envoûtent l’auditeur, grâce aux mélodies simples et le lyrisme de ses textes.

Survivante d’un cancer à l’adolescence, et ayant récemment vécu la mort d’un enfant en bas âge, Couture n’aborde pas ces sujets de front ni avec tristesse. Au contraire, le tout est très subtil, rayonnant et même léger. Ses petits récits sont écrits de manière intelligente. De plus, la délicatesse du propos va de pair avec son chant doux et harmonieux.

Sa voix, un croisement entre Tori Amos, Jewel et Joni Mitchell, possède un charme unique. On aimerait qu’elle la pousse davantage sur des pièces telles Parasite, où juste avant le solo de guitare elle y va d’une envolée qui manque d’énergie. Mais lorsqu’elle partage le micro avec le bluesman américain Jim Byrnes sur Paper Anniversary, les deux voix rayonnent et se marient à merveille.

La réalisation de Steve Dawson met bien en évidence les différents éléments de l’album, principalement la voix de la chanteuse. Pour ne pas faire un mauvais jeu de mots, The Living Record est un album qui respire, un disque chaleureux et vivant. Et si vous ne deviez écouter qu’une seule chanson, attardez-vous à The Way of the Dodo (The Living Record), qui clôt le disque. De toute beauté.

* En spectacle à Montréal au Cagibi le 17 octobre, avec Redgy Blackout et Moe Clark

Vos commentaires