The Storyville Mosquito
Entrevue Publié le

The Storyville Mosquito à la Place des Arts | Kid Koala en mode pluridisciplinaire et multigénérationnel

Kid Koala poursuit son exploration du croisement entre musique, cinéma et marionnettes avec une nouvelle création éclatée intitulée « The Storyville Mosquito », un « film qui se déploie live sur scène » mettant en vedette… un moustique qui rêve d’être un artiste! Le spectacle sera présenté en première mondiale à la Place des Arts du 27 novembre au 8 décembre 2019. Sors-tu.ca a eu l’occasion de rencontrer Eric San, alias Kid Koala, et les artistes derrière la création lors d’une rencontre de presse où on a même eu droit à un extrait exclusif!

C’est en visionnant un film de Charlie Chaplin que le jeune Eric San, alors gamin, a compris la portée rassembleuse des oeuvres de cinéma muet. « J’ai souvenir que les grands-parents, les parents et les enfants regardions tous la même chose, et nous riions et pleurions tous aux mêmes moments, se remémore Kid Koala. C’est très rare, quand on y pense. Je peux compter sur les doigts de la main le nombre de choses sur lesquelles trois générations s’entendent! »

Tout au long de sa prolifique carrière, Kid Koala a été un DJ très en demande. Charismatique manipulateur de disques vinyles sous son emblématique costume de koala, il s’est fait un nom dans le milieu de la musique électro et hip-hop. Mais depuis plusieurs années, il entretient également plusieurs projets qui vont bien au-delà du DJ set, des événements souvent familiaux. Des trucs interactifs comme cet « orchestre de vinyles » au Centre Phi, un projet en lien avec le dessin dans la Biosphère en 2011, ou encore Nufonia Must Fall, un conte musical muet avec des petits robots-marionnettes adorables. Une sorte de version moderne d’un film de Chaplin, en fin de compte.

The Storyville Mosquito marche dans les traces de Nufonia Must Fall.  Des marionnettistes manipulent les personnages en direct dans des décors miniatures, pendant que des caméras captent l’action et la retransmet sur écran géant. Le récit se déploie ainsi sous nos yeux, mais les coulisses également. Le spectateur peut voir les artisans à l’oeuvre et comprendre comment les images projetées sont créées.

Kid Koala, lui, s’occupe évidemment de la musique, accompagnant le récit aux claviers, aux tables tournantes et aux instruments électroniques, appuyé par un trio à cordes. Le tout donne lieu à un film complet de 70 minutes qui se déroule, se tourne et s’exécute en direct sur scène.

« Au fil des représentations de Nufonia, le projet a grossi, il y avait de plus en plus de caméras pour capter ce qui se passe et de personnages et d’accessoires. On maîtrisait de mieux en mieux la technique. »

Pour The Storyville Mosquito, c’est pas moins d’une quinzaine de personnes qui se retrouvent sur scène, manipulant 70 marionnettes dont les mouvements sont captés par cinq caméras. « Puisque c’est sans dialogues, le récit devient universel. Tout le monde peut s’y identifier », explique celui qui a trimballé Nufonia Must Fall sur cinq continents, et qui compte en faire autant avec The Storyville Mosquito.

 

Pour toute la famille

Lorsqu’on évoque l’expression « spectacle pour enfants », Kid Koala nous corrige aussitôt. « C’est vraiment pour toute la famille. Un couple adulte sera assurément émerveillé. Un parent avec son enfant aussi. »

D’ailleurs, deux représentations sont spécialement conçues pour les familles, soit les dimanches 1er et 8 décembre à 14h afin de permettre aux enfants de 6 ans et plus et à leurs parents de vivre cette aventure en après-midi.

L’équipe prévoit aussi un « Robot Dance Party »  le samedi 7 décembre, à 13h, dans le grand espace public intérieur de la Place des Arts.

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