Tournée «The Dead Ones» aux Foufounes Électriques | Loin d’être morts
La tournée a beau porter le nom The Dead Ones, les Foufounes Électriques n’avaient rien d’une nature morte quand la formation The Last Ten Seconds of Life et ses alliés ont foulé les planches dans un spectacle de petite envergure à grand impact, le 10 avril dernier.
Quatre formations hyper présentes et généreuses, des successions de breakdowns de plus en plus lourds et agressifs, des abus de sacres et un risque certain d’acouphène : c’est ce à quoi ont eu droit les fans de deathcore ce soir-là grâce à un line-up bien pensé et qui avait de la suite dans les idées.
THE LAST TEN SECONDS OF LIFE ET TRAITORS
Ce n’est pas que les principaux intéressés ont mal fait, mais il est clair que c’est la formation deathcore Traitors, originaire de Tampa en Floride, qui a remporté la mise auprès des spectateurs, et pour cause. Ils ont réussi à les mettre dans leur poche dès la première chanson, beaucoup grâce à la voix remarquable et à la bonhommie du chanteur, Tyler Shelton, et de ses invitations constantes à « foutre le bordel dans la place », à coups de « show me what you fuckin’ got, Montreal, stop playin’ games! » et de « let’s go, Montreal, feed my ego! ».
Du fun, c’est ce qui était avant tout proposé, entre autres lorsque Shelton s’est prêté à une petite mise en scène comique comprenant un téléphone rouge et un interlocuteur mystère déjanté les priant de jouer du lourd, ce qu’ils ont fait en enchaînant avec la meilleure chanson de leur prestation, la plus pesante, Bitter, engendrant pits et circles instantanément.
The Last Ten Seconds of Life (TLTSOL) a eu beau offrir par la suite une solide performance, très maîtrisée, il était difficile de faire mieux que leurs prédécesseurs et de garder la foule aussi agitée, comme avaient su le faire Traitors, en bons agitateurs. Le devant de la scène est redevenu clairsemé quand les Pennsylvaniens TLTSOL ont repris les rênes, un peu comme en début de show, où certains spectateurs semblaient craindre de faire les frais des quelques personnes qui y allaient de vastes mouvements et de two-steps.
NAILED SHUT MA ET FLESH PRISON
Flesh Prison et Nailed Shut MA ont lancé la soirée de façon plus surprenante que ce à quoi certains s’attendaient.
La jeune formation deathcore Flesh Prison en était à son premier passage à Montréal, elle qui est de Toronto. On retiendra particulièrement la voix puissante du jeune chanteur, Paul Padgett, qui s’est adonné au difficile exercice avec une facilité déconcertante, lui qui mène un groupe très efficace qui a tôt fait de faire naître un petit pit hardcore devant la scène à coup de breakdowns soutenus et de percutantes remontées.
Mention spéciale également à Nailed Shut MA, de Boston, Massachusetts, un band qui oscille entre le deathcore et le hardcore et qui propose des titres très courts, mais « rentre-dedans » (voir leur nouvel EP, A Promise Made, a Promise Kept). Le chanteur, Asher Thomas, donne une bonne leçon de présence scénique, petite bombe à la voix grinçante qui s’est énergiquement adressé aux spectateurs après chaque titre, maintenant leur attention.
L’endroit et la mixité programmée, la proximité avec les bands, c’est ce qui a fait de ce show une belle petite réussite. Dans une salle minimalement plus vaste, ça aurait été tout autre.
- Artiste(s)
- Flesh Prison, Nailed Shut MA, The Last Ten Seconds of Life, Traitors
- Ville(s)
- Montréal
- Salle(s)
- Foufounes Électriques
- Catégorie(s)
- Deathcore, Métal,



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