Émile Proulx-Cloutier au Théâtre Maisonneuve | Un artiste complet, au sommet de son art
Émile Proulx-Cloutier était très heureux de présenter son nouveau spectacle solo Ma main au feu, jeudi au Théâtre Maisonneuve, en présence des médias et aussi de nombreux parents et amis. Cette première montréalaise était une suite logique à sa tournée débutée il y a déjà plusieurs mois un peu partout au Québec.
Devant une salle comble et attentive, l’artiste n’a pas tardé à donner le ton à la soirée, en débutant avec la première pièce de l’Acte 1 de sa trilogie Ma main au feu, Besoin de bras. Seul au piano et plus tard accompagné de sa batterie électronique, le chanteur a fait voyager son auditoire à travers compositions et réflexions, comme il en a l’habitude.
Toujours soucieux du choix des mots, il a livré une performance douce à l’oreille, mais combien pertinente en ces années de grands bouleversements. Parmi les moments forts, son slam sur Force Océane (à propos du rapport de force hommes / femmes) et son interprétation a capella d’un sujet toujours sensible : le suicide d’un proche.
Son catalogue musical lui a permis d’offrir plusieurs petits joyaux. Dans le désordre, la mélodieuse Craquer les coeurs, Sauter voler qui parle de l’arrivée soudaine d’un nouvel enfant « dans la bulle extra turbo intime » des parents, Burn Out qui traite de l’épuisement, « le mal du siècle » selon lui, sans oublier la douceur de Ta peau. Avec beaucoup d’humour, il a proposé des morceaux inédits tirés de ses « mauvaises idées de chansons », provoquant des éclats de rires. En fin de spectacle, on a senti qu’il s’est fait plaisir en s’attaquant avec fougue à la pièce Le Grillon et la Luciole.
Tous les spectateurs ayant déjà assisté à un spectacle de l’auteur-compositeur-interprète de 43 ans, savaient déjà à quoi s’attendre. Parce que l’oeuvre d’Émile Proulx-Cloutier ne se limite pas à ses compositions musicales. Il réserve aussi une grande place à la mise en scène, combinée à ses grands talents de communicateur.
Il nous a fait explorer le fonctionnement de « sa tête mal faite » composée de multiples petites voix pas toujours fiables, il a insisté sur l’importance de la découverte des passions pendant l’enfance puis décortiqué nos bulles relationnelles en formulant le souhait « qu’on sorte de nos vies les gens qui ne nous font pas de bien ».
Une supplémentaire du spectacle se tiendra le 20 mars prochain au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, billets par ici. Du côté de Sherbrooke, les fans pourront le voir à l’œuvre le 1er mai au Théâtre Granada.
- Artiste(s)
- Émile Proulx-Cloutier
- Ville(s)
- Montréal
- Salle(s)
- Théâtre Maisonneuve
- Catégorie(s)
- Chanson, Francophone, Québécois,
Événements à venir
-
vendredi
-
vendredi
-
samedi
-
vendredi
-
samedi
-
mardi
-
samedi
-
samedi

Vos commentaires