Critique | Will Butler à Montréal

Au cours des dix dernières années, en tant que membre fondateur d’Arcade Fire, Will Butler a prouvé qu’il a le charisme pour attirer l’attention.  Samedi et dimanche soir, lors de ses deux prestations au Bar Le Ritz PDB, il a démontré qu’il a toutes les qualités pour prendre en contrôle un groupe de musique, le sien, qui porte son nom.


À 22h20, Will, ses 2 choristes Sara et Julie, et le batteur Miles montent sur scène en portant tous un t-shirt noir avec leur prénom imprimé en blanc.

Will joue un peu de tout: des synthétiseurs, des percussions mais aussi de la guitare.  Grâce à tous ses atouts, le multi-instrumentiste propose son premier album Policy, que la formation a joué au complet en plus de nombreux morceaux pour The Guardian et une reprise de The Magnetic Fields le temps de 60 minutes bien calculées.

Lorsqu’un concert s’affiche « complet » (le cas des 2 représentations), la nouvelle salle, jeune de 6 mois, n’offre pas la meilleure configuration pour apprécier au maximum l’instant présent.  En effet, les retardataires sont bloqués devant la porte d’entrée ou certains derrière la console de mixage ont la vue obstruée.

Néanmoins, côté « énergie », on était choyé.  La pièce d’ouverture You Must Be Kidding se rapproche d’un rock’n’roll traditionnel flirtant un peu avec Bob Dylan.

Connu pour ses élans compulsifs et ses sauts mémorables en concert, il est tout aussi bouillant dans de plus petites salles où il ne bougeait sans cesse.  Genre, ceci (vers 4:00) :

Très peu bavard, il profite toutefois d’introduire les membres de sa formation à 3 reprises lors de  Sing To Me, une ballade pour piano accompagnée d’une voix juste, à la Leonard Cohen.

Sans aucun doute, plusieurs fans étaient contents d’apprécier un des membres d’Arcade Fire dans une salle aussi petite, mais Will laissait transparaître dans son visage qu’il l’était tout autant d’être là ces deux soirs.

 

 

 

Vos commentaires

Sors-tu.ca vous recommande...