Green Day
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Critique CD: Green Day – 21st Century Breakdown

Green Day continue de surprendre en présentant un deuxième album concept de suite. S’il s’y trouve, 21st Century Breakdown exploite davantage un concept intégralement (du moins en apparence) que son étonnant prédécesseur American Idiot, paru cinq ans auparavant.

21st Century Breakdown nous propose donc un véritable opéra rock (en trois actes, rien de moins) à la trame narrative plutôt floue, mais aux propos et au ton relativement cohérents.

Après avoir dénoncé haut et fort l’administration Bush et la société américaine résultant de son règne, Green Day rapplique avec deux personnages nommés Gloria et Christian, autours de qui s’articulent près d’une vingtaine de chansons qui traitent à la fois de la rage, de la douleur et de la déception d’une génération écorchée par le mécontentement aux niveau social et politique.

Voilà pour le fil conducteur, côté texte.

Au niveau musical, certains thèmes reviennent, s’entrecroisent à travers l’album, et la plupart des chansons prennent des formes un peu plus progressives que ce à quoi Green Day nous avait jadis habitué avec des albums comme Dookie, Nimrod ou même le plus «intello» Warning.

Impossible de passer sous silence les influences 60’s évidentes du groupe à ce stade-ci de leurs explorations. Les comparaisons à The Who (Quadrophonics et Tommy viennent en tête) et Queen ne peuvent être ignorées, même si Green Day se fait beaucoup plus moderne, notamment avec des morceaux plus mordants comme Christian’s Inferno et l’incendiaire Horseshoes and Handgrenades.

Au-delà du concept, de la bonne pop

Heureusement, tout comme pour American Idiot, ceux et celles qui se moquent du concept ne sont pas laissés pour compte. 21st Century est, après tout, constitué de chansons relativement indépendantes les unes des autres, et incroyablement accrocheuses même lorsque prises individuellement.

Donc, qu’on apprécie ou non cette nouvelle prétention de Green Day à créer des opéras rock, on ne se retrouve pas sans rien. Le groupe n’a rien perdu de son efficacité à créer des mélodies instantanément « fredonnables », évoquant à la fois les racines punk du groupe (circa-1992), les élans prog-rock d’American Idiot et la profondeur de Warning.

Les ballades pianotées tombent souvent dans le piège du «trop mélodramatiques» (surtout Last Night On Earth qui rappelle étrangement Up In Arms des Foo Fighters sans l’humour, et Restless Heart Syndrome avec ses paroles typiquement «emo»), mais aussi peu nombreuses soient-elles, elles ne viennent que réguler le rythme de l’album.

Dommage, toutefois, pour ceux et celles qui appréciaient l’humour irrévérencieux de Green Day. La troupe troque une fois de plus le rire pour la revendication.

Il faut croire que quand on tente de secouer une génération dés

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