Le Théâtre La Licorne, dont la direction artistique est assurée par La Manufacture, est un centre de création et de diffusion théâtral favorisant l’émergence, la découverte, le développement et le rayonnement d’une dramaturgie qui porte un regard neuf et actuel sur notre société, ses enjeux et les débats qu’ils provoquent. Un théâtre où les auteurs et autrices sont au centre des projets artistiques et où les choix de programmation sont toujours basés sur la force d’impact des textes. Un théâtre où le public, véritable complice, est toujours au cœur de notre action artistique. Situé aux angles des rues Papineau et Mont-Royal à Montréal, le Théâtre La Licorne comporte deux salles intimes, La Petite Licorne (100 places) et La Grande Licorne (185 places).
On peut cependant accorder du mérite au maquillage de Chantal Morneau, qui « magane » Agnès et Peter d’une manière troublante de vérité. L’évolution de ces deux personnages au fil de la pièce n’a rien de propre… ce qui augmente de beaucoup sa crédibilité…
Christian Bégin aborde le thème de l’autre, de l’empathie, de l’altruisme… bref, comme il le dit lui même si bien : « C’est aimez-vous les uns les autres finalement! » Dans cette pièce à la trame de fond plutôt dramatique, on rit. On est diverti par l’intelligence des discussions, par son ton ironique, par de petits détails de mise en scène, par le jeu des comédiens à la fois léger et lourd, mais toujours comique.
Installées à la Petite Licorne jusqu’au 13 avril, les neuf chansons et la pièce réunies sous le titre de Midsummer sont un bijou de divertissement importé d’Écosse. L’auteur, David Greig, est déjà reconnu pour sa vision contemporaine du théâtre et son écriture en a déjà séduit plus d’un outre-mer. Très habilement traduites par Olivier Choinière, les chansons de Gordon McIntyre résonnent longtemps après la fin de ce spectacle aigre-doux, mené avec sincérité et ferveur par Isabelle Blais et Pierre-Luc Brillant. Mise en scène de Philippe Lambert.
Armée de ses aiguilles à tricoter, Anne-Marie Olivier nous accueille à bras ouverts sur la scène de la Grande Licorne jusqu’au 3 mars. Sa pièce Annette, écrite et jouée en 2009 à Québec, glisse sur les planches avec grâce et désinvolture, soutenue par le musicien-homme à tout faire Mathieu Girard. Celle qui nous avait charmé en 2005 avec son monologue Gros et Détails, récidive en sol montréalais, lance… et conte!
Félix Beaulieu-Duchesneau et Sandrine Cloutier se transformaient en véritables oiseaux de scène mardi soir pour la première de dix représentations de la pièce Le Nid dans la petite salle de La Licorne. Une mise en scène saisissante et des interprétations judicieuses font de cette drôle de pièce, qui métaphorise l’amour en utilisant le plus volage de l’espèce animale, un délice de divertissement.
Orphelins, la dernière née de Dennis Kelly (traduction de Fanny Britt), prend possession de la salle principale de La Licorne jusqu’au 18 février. Avec Maxime Denommé à la barre, les comédiens Steve Laplante, Étienne Pilon et Évelyne Rompré naviguent en eaux troubles et emportent avec eux les spectateurs sidérés. Une pièce coup-de-poing à ne pas manquer.
La pièce Chaque jour de Fanny Britt inaugurait mercredi soir la grande salle du théâtre de La Licorne. Une scène toute neuve, des bancs tout neufs, un décor et un éclairage qui embrassent la technologie… et une pièce divertissante, même drôle, à laquelle il manque certainement une chose : un message…
C’est à l’intérieur des scènes elles-mêmes que la fiction nous prend d’assaut. Ces personnages d’intérêt public s’intimisent soudain et nous dévoilent leurs fantasmes inassouvis. À l’instar des magnifiques malaises de Cheech, on rit jaune pour ne pas pleurer devant le désespoir de la solitude.