Rentrée 2026 de l’Agora de la danse | Défaire les clichés et retrouver sa curiosité
Pour la rentrée 2026, l’Agora de la danse continue de faire vivre l’une de ses valeurs les plus importantes : la fidélité envers ses artistes. Les spectacles proposés ne seront donc pas nécessairement axés sur son 35e anniversaire. Ils seront plutôt à l’image de l’engagement qu’elle porte à plusieurs créatrices et créateurs, que l’on parle de personnes expérimentées ou débutant leur carrière.
Sa vision consiste également à rendre la danse contemporaine toujours plus accessible au public, à accueillir celui-ci dans un univers qui lui est familier ou, au contraire, à l’amener à s’interroger au contact d’une immersion autre. Cette programmation, que l’on peut consulter en intégral par ici, a tout pour éveiller la curiosité, nourrir le goût de la danse, créer de nouvelles habitudes… ou en changer!
Une programmation pour défaire les clichés
Quoi de plus fort que de commencer la saison avec des œuvres inclassables, portées par des artistes en danse urbaine qui le sont tout autant?
V!TAL, le spectacle d’ouverture qui sera présenté du 23 au 26 septembre, mélange de manière dynamique et organique les styles urbain et contemporain. Sous la houlette d’Ismaël Mouaraki, la joie y sera travaillée comme acte de résistance par six interprètes. Le chorégraphe, qui a présenté de nombreuses créations à l’Agora depuis dix ans, rappellera combien il sait mettre les corps en valeur, entre combats et célébrations.
Du 30 septembre au 2 octobre, c’est ensuite Alexandra « Spicey » Landé qui prend possession de la scène. La danseuse et chorégraphe de grande renommée offrira une reprise de Mōnad, qui explore l’unicité d’un organisme garant d’une pluralité d’univers. Une forme de symbiose qui trouvera écho et réponse dans les thématiques musicales du MC Jai Nitai Lotus.
Dans Millepertuis, également une reprise, la vitalité et l’ardeur des corps se muent en une euphorie que Sovann Rochon-Prom Tep incarnera au travers de la prestation de son complice Walid Hammani – Waldo – maître incontesté du popping et de l’électro. Une mise à nue à la fois cabotine et profonde, qui promet d’être aussi percussive que poignante, présentée du 7 au 9 octobre.
Une nouvelle venue fera son entrée au sein de l’Agora, à savoir la gigue québécoise. Dans Les Murs résonnent, création de Philippe Meunier et Ian Yaworski qui suscite intérêt comme questionnement, l’ambiance des veillées d’antan se conjuguera au caractère brut de huit interprètes en danse contemporaine, pour redonner ses lettres de noblesse à un folklore souvent déprécié. C’est du 21 au 24 octobre.
Dana Gingras sera chez elle à l’Agora du 4 au 7 novembre avec COIL, un solo sur mesure destiné à Caroline Gravel. Habituée à inscrire sa gestuelle dans une démarche très performative, elle sera la danseuse idéale pour donner vie, faire, défaire et refaire un univers très singulier.
L’Affront des chimères de Georges-Nicolas Tremblay pour Corpuscule Danse clôturera la saison avant les fêtes, le 5 décembre à 14h. La compagnie, qui s’emploie à mettre en scène l’atypicité dans sa définition la plus large possible, a fait confiance au chorégraphe pour incarner et questionner nos peurs au travers d’une œuvre qui sera présentée en autodescription.
La puissance solo et celle de groupe, sera aussi au programme cet hiver. En effet, l’Agora dévoile en primeur deux spectacles de 2027. Tout d’abord, Euphoric Thresholds dans lequel Alexandre Morin et Mathieu Leroux établiront leur version de l’extase, puis LABOUR, grand succès de la saison passée, qui aborde les injonctions faites aux femmes sans politesse ni demi-mesure!
Une saison pour sortir de son cocon
Au travers de sa programmation automnale, à la fois éclectique et énergique, l’Agora insiste pour rappeler que la danse a des publics, pas un public. Et que depuis 35 ans, elle travaille à agrandir leur accessibilité, pour qu’ils ne s’arrêtent pas à leur seul ressenti, souvent biaisé par une curiosité mise à mal par des idées reçues tenaces. Avec une proposition si diversifiée en styles, en ambiances et en interprétations, il est plus que certain que tout le monde trouvera chaussure (de danse) à son pied!
Mais identifier ce qui nous interpelle le plus dans la danse contemporaine, c’est aussi en découvrir les multiples aspects, ses fondements, sa genèse et ses défis. C’est pourquoi l’Agora offre gratuitement à ses publics, différentes formules pour aller au-delà de la scène. Midi-coulisses pour assister aux répétitions, discussions avec les artistes après les représentations, ateliers dans les écoles ou à la carte, le Hors Scène avant la première date, sont autant de moyens de fournir quelques clés de lecture pour se forger son propre esprit critique.
L’accessibilité par la danse se construit également au travers de la pérennité de ressources qui ont fait leurs preuves. Notamment l’audiodescription – en place depuis trois ans – et qui sera donnée pour L’Affront des chimères, ou encore l’atelier de gigue pour les nouvelles et nouveaux arrivants, dans le cadre des spectacles de Les Murs résonnent.
Autrement dit, le slogan de cette rentrée, « Sortez de votre cocon », c’est avant tout une invitation à retrouver sa curiosité. Celle qui vous permettra d’admirer les transformations extraordinaires qui résultent d’un travail dont l’aboutissement réside dans le partage, là où les œuvres prennent véritablement leur envol.
Pour en savoir plus, consultez la programmation de l’Agora de la danse. Détails et billets par ici.
* Cet article a été produit en collaboration avec l’Agora de la danse.
- Artiste(s)
- Agora de la danse, Alexandra 'Spicey' Landé, Millepertuis
- Ville(s)
- Montréal
- Salle(s)
- Agora de la danse
- Catégorie(s)
- Danse, Performance,


Vos commentaires