Pearl Jam
Critique Publié le

Pearl Jam au Centre Vidéotron de Québec | Marathon rock

Avec 25 ans de carrière derrière eux, les gars de Pearl Jam étaient de retour à Québec pour la première fois en 10 ans. C’est sans trop d’artifices que les vétérans de Seattle ont présenté un autre de leurs concerts fleuve au setlist imprévisible.


C’est sur le coup de 20h30, alors que beaucoup de fans faisaient encore la file pour des rafraichissements (alcoolisés), que la troupe d’Eddie Vedder débarque sur les planches avec Of The Girl. Avec une (ou 2) bouteilles de rouge à la main, on pouvait voir que le charismatique chanteur était parti pour veiller tard. Et tard, les choses se sont terminées.

Mais pour ce début de concert, la foule nombreuse a l’excellente Elderly Woman Behind The Counter In a Small Town a se mettre sous la dent. Alors que les choses deviennent sérieuses et plus énergiques avec Once, tirée de Ten, la foule subit une sono plus ou moins bien balancée. Vedder, pourtant très en voix, est perdu dans les guitares et la section rythmique. Heureusement, les choses se replacent autour de la 5e chanson.

C’est justement à ce moment que les musiciens prennent une pause. Vedder tente alors de remercier la foule en français avec un aide mémoire. Le public est plutôt amusé de voir l’Américain tenter des phrases complètes et devoir se reprendre 2 ou 3 fois. Avouant que son français est de la merde (ses mots, pas ceux de l’auteur de ces lignes) Stone Gossard entame le premier riff de Even Flow pour une version pour le moins musclée, même après 25 ans. Mike McCready en profite pour y aller d’un très long solo (qui a dit que le grunge avait tué l’art des solos?) sur une Stratocaster vintage. Le dernier refrain de la chanson sera même chanté par un fan au hasard dans la foule à qui Vedder à littéralement lancé le micro. Un vrai show rock.

Pour ce qui est du programme principal, c’est pas moins de 20 chansons qui auront été présentées. Avec, en guise de conclusion, une excellente version de Better Man avec Vedder seul au micro et la guitare pour la première partie. Il pouvait quand même compter sur la foule pour l’aider au niveau des paroles. Un beau moment.

 

Premier rappel

Les choses se calment pour la deuxième partie du marathon. C’est en effet Eddie Vedder qui se présente seul sur scène au retour avec une Gibson acoustique. Il faut comprendre qu’un concert de Pearl Jam sans reprise de Neil Young est quelque chose qui n’existe pas (ou presque). Cela dit, une version aussi excellente de The Needle And The Damage Done est un véritable cadeau au public. Un des moments forts de la soirée. Le reste de la troupe le rejoindra par la suite pour quelques pièces plus acoustiques à nouveau. Le rock plus vigoureux reprendra quelques chansons plus loin, incluant une version un peu cabotine mais agréable de Surrender de Cheap Trick.

 

Deuxième rappel

C’est à ce moment-là qu’on peut parler des vraies affaires. Même si nous sommes à 10 minutes du couvre feu habituel de 23h00, rien n’empêche Pearl Jam de se lancer dans une version émotive de l’excellente pièce Daughter. La suite des choses ne sera que pur rock ‘n’ roll: Do The Evolution, Jeremy et Black où la foule dépense ce qui lui reste d’énergie pour chanter les lignes de voix pendant un très long solo. Comme si ce n’était pas assez, Alive suit. La foule est toutefois capable d’en prendre et chante à plein poumons. À ce moment, toutes les lumières sont allumées dans l’aréna depuis un bon moment.

Excellente excuse pour étirer le party avec Baba O’Riley des Who. Difficile de juger de l’état des bouteilles de vin à ce point, mais ceci ne semble pas être une nuisance car Vedder s’amuse ferme.

Les dernières notes à rugir des rutilantes Les Paul seront sur le coup de 23h30 pour marquer la fin d’une performance de 3 heures qui aura plu aux fans de la première heure autant qu’à ceux qui se sont joints à différents moments au cours des 25 dernières années.

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