Maude Landry au Gesù | Une performance «Trop cool» !
Les 425 sièges du Gesu étaient tous occupés mardi soir pour accueillir la première médiatique du second «one-woman-show» de Maude Landry, Trop cool. L’humoriste autodidacte et découverte de l’année aux Olivier en 2018 a rapidement démontré au public qu’elle s’est accordée du temps pour donner vie à sa nouvelle création et l’on doit reconnaître que l’exercice est une réussite.
Pourquoi Trop Cool ? C’est justement parce que Maude Landry ne s’est jamais trouvée vraiment cool et elle s’est appuyée sur l’autodérision pour le partager tout au long de cette soirée. Ses récits à propos de ses vulnérabilités sont teintés de sincérité et de légèreté et c’est un peu ça le style Maude Landry, c’est ce qui fait sa force.
Ajoutons à sa formule un style de stand-up avec thématiques efficace avec lequel elle a exploité des angles étonnants. Sa collaboration avec Yannick De Martino à la script-édition n’est certainement pas étrangère à tout ça. Soulignons également la participation de Charles Dauphinais, conseiller à la mise en scène, bien réussie, d’ailleurs, avec l’ajout de certains extraits musicaux très sympathiques.
C’est vêtue de vêtements sports décontractés qu’elle s’est présentée sur scène et si jamais la jeune femme de 34 ans était nerveuse, elle l’a très bien géré. Le décor derrière elle était simple et coloré et nous comprendrons la présence du clavier à sa droite seulement en fin de soirée, lors d’un des moments les plus drôle du spectacle en raison d’une succession de «punchs» en hommage à ses anciennes fréquentations.
Pendant près de 80 minutes, bien outillée avec ses talents naturels pour l’humour d’observation, elle a revisité à sa façon des sujets comme le quotidien des humoristes (pas toujours drôles 24/24), les sollicitations pour de la pub, les défis féminins et la gestion des émotions selon les sexes, les difficultés rencontrées par ses proches pour s’adapter aux nouvelles conventions sociales (petit clin d’oeil à Simon Boulerice présent dans la salle), son désir d’être une influence positive pour la jeunesse et l’importance des chiens dans la vie de nombreuses personnes… ce qui affecterait parfois leurs quotients intellectuels.
Son numéro dans lequel elle démontre ses maladresses pour le «crowd work» (échanges avec le public) était hilarant et puisque le public se renouvelle à chacune des représentations, tout est possible pour la suite de cette tournée. Honnêtement, elle aurait pu poursuivre ces échanges quelques minutes de plus tellement les réactions du public étaient immédiates et positives. Son écriture et son talent pour le jeu sont solides, ça promet déjà pour le troisième acte.
Maude Landry poursuivra sa tournée un peu partout au Québec et dans les provinces atlantiques. Des représentations sont prévues jusqu’au printemps 2027. Détails et billets par ici.
Alex Lévesque en première partie
Les gens qui fréquentent les « comédie clubs » sont probablement familiers avec l’humour d’Alex Lévesque, qui a profité de sa visite au Gesù pour exposer ses talents à un auditoire plus large, et c’est une excellente nouvelle. Le public s’est grandement amusé. Sa mise en scène et son jeu physique ont permis de mettre en évidence les comportements parfois absurdes des êtres humains. Une approche différente, simple et efficace. Bref, on a vécu un très bon moment.
- Artiste(s)
- Alex Lévesque, Maude Landry
- Ville(s)
- Montréal
- Salle(s)
- Gesù
- Catégorie(s)
- Humour,
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