Slipknot
Critique Publié le

Heavy MTL – Jour 2: Slipknot, Marilyn Manson, Cancer Bats, Suicidal Tendancies et plus

Dimanche 12 août 2012 – Parc Jean-Drapeau (Montréal)

Le festival Heavy MTL se concluait avec un dimanche plus clément, et bien muni en concerts de qualité. Slipknot, Marilyn Manson, Suicidal Tendancies, The Dillinger Escape Plan, Cancer Bats et plusieurs autres figuraient au menu pour les 22 000 fans qui se sont réunis au Parc Jean-Drapeau.

Slipknot. Photo par Tim Snow.

Le groupe Slipknot a non seulement conclu le festival sur un climax approprié, il aura fourni la prestation la plus marquante de cette édition 2012.

Il faut dire que la formation masquée de l’Iowa y a mis toute la gomme: costumes, guitares rugissantes, pétarade, batterie appuyée par des percussions battues par un clown cinglé à l’aide d’un bâton de baseball et quoi encore. Il a même neigé sur scène.

Le chanteur Corey Taylor (ou #8, pour ceux qui préfèrent leurs noms de personnages) assurait une animation constante avec la foule, question que tout le monde se sente inclus dans cette séance de défoulement collectif savoureusement chaotique.

Slipknot. Photo par Tim Snow.

Du grand divertissement. Les 90 minutes qu’ont durées la prestation ont passé à la vitesse de la lumière, même si, admettons-le, la musique proposée par Slipknot n’est pas de tout repos.

D’ailleurs, le groupe ne comptait certainement pas démarrer en douceur, avec (sic) et Eyeless, avant d’enchaîner avec Sulfur.

Plus tard, The Heretic Anthem et Psychosocial ont rendu la foule complètement dingue. Taylor a ralenti la cadence avec la ballade Snuff  – un peu quétaine, soyons francs – ce qui permettait du coup à son compère Sid Wilson (#0) de se frayer un chemin jusqu’à la tente d’éclairage, au milieu de la foule. Après y avoir grimpé, le casse-cou s’est jeté dans la foule à quelques mètres de celle-ci alors que le groupe entamait Duality. Cette dernière était dédiée à « notre frère Paul Dedrick Gray », alias #2, l’ancien bassiste de Slipknot retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel en mai 2010.

L’intensité atteignait son apogée à la toute fin avec les bombes Spit It Out, People = Shit et Surfacing. Pas de rappel, mais après un tel déploiement soutenu de rage et de violence, tout le monde semblait rassasié!

 
L’Antéchrist fait le travail

Marilyn Manson. Photo par Tim Snow.

Rien de très extravagant (façon de parler) du côté de Marilyn Manson, qui a livré une prestation correcte sur la scène Jagermeister, juste avant.

Certes, le maître du shock rock compte sur une grille de chansons idéale, avec un parfait mélange de nouveaux titres (les meilleurs, à l’exception de You’re So Vain), de ses fameuses reprises (Sweet Dreams, Personal Jesus) et de ses propres classiques (The Beautiful People, Antichrist Superstar, Rock Is Dead, Dope Show, Disposable Teens).

Mais côté interprétation, l’ensemble était plutôt sobre pour les standards de Manson, voire un peu débraillé… mais pas nécessairement au bon sens du terme. Un peu trop éparpillé, disons, côté intensité.  Sans compter le chant de Manson, un peu trop relâché.

Cancer Bats

Cancer Bats. Photo par Renaud Sakelaris.

La présence de Marilyn Manson est toujours intrigante et relativement divertissante, mais on l’a connu plus en forme.

On ne peut pas en dire autant du groupe torontois Cancer Bats, qui a su conserver une énergie soutenue. Le chanteur Liam Cormier maintenait un lien constant avec la foule, dans un français assez élaboré de surcroit. Fort appréciable.

La formation ontarienne a en mis plein la vue dès le départ avec sa relecture décapante de Sabotage, des Beastie Boys.  On les dit « hardcore punk », et avec raison, mais les influences heavy metal du groupe ont paru, particulièrement dans les derniers titres: Breathe Armageddon, Lucifer’s Rocking Chair, l’entraînante Hail Destroyer et la bombe RATS.

Parmi les autres formations marquantes, notons la présence des vétérans du punk hardcore, Suicidal Tendancies, qui se sont bien débrouillé.  Encore une fois, l’aspect metal ressortait sur certains titres, notamment l’excellente War Inside My Head.

Un bel ajout à une journée déjà assez variée et fournie.

The Dillinger Escape Plan

The Dillinger Escape Plan. Photo par Renaud Sakelaris.

Sinon, The Dillinger Escape Plan a aussi ébranlé quelques spectateurs avec sa prestation d’une violence inouïe.

Le mathcore étourdissant du groupe américain n’est certes pas pour tout le monde, avec ses signatures de temps frénétiques et le beuglement incessant de Greg Puciato, mais les adeptes n’auront certainement pas été déçus.

Le groupe français Gojira, la formation hard rock de Québec (maintenant installée à Montréal) Dance Laury Dance et le groupe québécois B.A.R.F. étaient également à la programmation de ce deuxième jour de Heavy MTL.

Visionnez nos photos en vrac ci-bas!

– –

Photos en vrac

The Dillinger Escape Plan

The Dillinger Escape Plan The Dillinger Escape Plan The Dillinger Escape Plan


Suicidal Tendancies

Suicidal Tendencies Suicidal Tendencies Suicidal Tendencies


Gojira

Gojira Gojira Gojira

 

B.A.R.F.
BARF BARF BARF

 

Cancer Bats
Cancer Bats Cancer Bats Cancer Bats

 

Dance Laury Dance
Dance Laury Dance Dance Laury Dance Dance Laury Dance


Grille de chansons
(Slipknot) – avec l’aide de La Bible Urbaine

1. (sic)
2. Eyeless
3. Sulfur
4. The Blister Exists
5. Wait And Bleed
6. Before I Forget
7. Disasterpiece
8. Gently
9. Vermillion (Part I)
10. Pulse Of The Maggots
11. The End of Everything
12. The Heretic Anthem
13. Psychosocial
14. Snuff
15. Duality
16. Spit It Out
17. People = Shit
18. Surfacing

Grille de chansons
(Marilyn Manson)

1. Hey, Cruel World
2. Disposable Teens
3. The Love Song
4. No Reflection
5. MObscene
6. Dope Show
7. Rock Is Dead
8. Personal Jesus
9. Pistol Whipped
10. Sweet Dreams
11. Antichrist Superstar
12. The Beautiful People

Événements à venir

Vos commentaires