Festival d’été de Québec 2015 – Jour 7 | Les Rolling Stones font un carton plein sur les Plaines

Après la déception des Foo Fighters pour cause de déluge, l’organisation du Festival d’été de Québec pourra se dire mission accomplie: la grande communion rock des Plaines pour cette édition 2015 aura été un succès. Attendus depuis des années sur la grande scène, les Stones ont livré la marchandise devant plus de 90 000 spectateurs.

Les Rolling Stones sont d’un professionnalisme légendaire. C’est donc précisément sur le coup de 21h30 qu’est présentée la vidéo d’introduction du groupe qui relate leurs 50 dernières années de tournée. Les légendaires Britanniques font ensuite leur apparition et le bon vieux Keith Richards plaque les premiers accords de Start Me Up sur sa fidèle Telecaster. Comme introduction, on ne pouvait pas demander mieux.

Ce qui frappe d’emblée, c’est le charisme de Mick Jagger. Malgré qu’il ait l’âge à laquelle beaucoup de gens magasinent des maisons de retraite, le légendaire frontman demeure une véritable rock star et une bête de scène. Il se promène (et parfois court) partout: gauche, droite, passerelle du milieu. Il est toujours en voix et semble avoir encore un plaisir fou à jouer des chansons qui remontent à plusieurs décennies dans le passé.

Maîtrisant très bien la langue française – passage dans le sud de la France pour éviter l’impôt britannique dans les années 70, eh? – Jagger ira des formules de politesses habituelles à quelques références sur le Québec. En gardant cela simple, Jagger n’a probablement même pas eu à faire appel à un cabinet de traducteurs professionnels.

Sans oublier ses pas de danse légendaires qui font toujours autant d’effet sur la foule qui en redemande. Il n’existe qu’un seul Mick Jagger, et vous ne l’êtes pas. Désolé.

 

Des hits mur à mur

Et pour le choix des chansons, le setlist est à l’image du reste de la tournée. Beaucoup de hits: It’s Only Rock ‘n’ Roll (But I like It), la merveilleuse Wild Horses, Tumbling Dice, Honky Tonk Women et comme demande spéciale pour la ville de Québec, Street Fighting Man.

Keith Richards prendra le micro le temps de deux chansons en milieu de programme. Ce dernier fait un bon travail vocalement et c’est de bonne guerre. Après tout, Jagger prendra la Stratocaster pour jouer une partie de Miss You. Viendra ensuite Gimme Shelter, Sympathy For The Devil et comme dernier morceau avant le rappel, Brown Sugar. Le party est vraiment pris sur les Plaines.

Pour le rappel, encore une fois, pas de surprise. Une chorale vient appuyer le groupe avec une longue version de You Can’t Always Get What You Want. Jagger fait chanter la foule et celle-ci répond plutôt bien.

Et quoi de mieux que de terminer la tournée avec Satisfaction sous quelques feux d’artifice? Un peu prévisible, mais tellement de circonstance.

On pourrait faire toutes les farces possibles sur l’âge des rockeurs britanniques, mais ceux-ci ont su démontrer à nouveau qu’ils sont encore une véritable machine de rock digne des plus grandes scènes de ce monde. Heureusement pour nous, les Plaines en font partie.

 

Les premières parties

Galaxie

La bande d’Olivier Langevin a été désignée pour ouvrir la soirée. Sans perdre de temps, Galaxie balance Zulu, chanson tirée de l’album du même nom à une foule déjà très nombreuse en guise de première chanson. Piste 1 suivra immédiatement. En fait, les six musiciens savent que leur temps est compté. Ils iront d’un sprint 100% rock. Aucune chanson plus lente et peu d’interventions. Et c’est parfait ainsi pour un 30 minutes de ce que le Québec à de mieux à offrir.

Malheureusement, la foule ne sera pas toujours attentive ou intéressée au talent de la troupe québécoise. Considérant le nombre de boomers sur place, ce n’est pas surprenant. Après tout, la plupart d’entre eux n’ont pas écouté de nouvelle musique depuis 1981. Quand même, défi réussi pour Galaxie.

The Districts

Les Américains avaient devant eux près d’une heure pour s’exécuter. Ceux-ci s’en sont plutôt bien tirés d’affaire avec un set rodé à point.

Ils ont présenté leur indie rock un peu garage avec beaucoup d’énergie, bien que ça devenait un peu redondant à la longue. Est-ce que le festival aurait pu leur trouver une scène plus adaptée à leur public?

Ça ne passera pas à l’histoire malgré une finale de bruit qui aura réveillé les plus vieux qui s’endormaient après une longue attente debout.

 

Ailleurs sur le site : Edward Sharpe & The Magnetic Zeros

On serait tentés de croire que la présence fédératrice des Stones sur les Plaines ferait de l’ombre aux artistes qui se produisaient ailleurs, dans le cadre du Festival d’été de Québec. Mais du côté du Parc de la Francophonie, l’ensorcelant Edward Sharpe & The Magnetic Zeros n’en ont pas souffert le moindrement.

Retour en photo sur la généreuse prestation :

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