Groenland

Entrevue | Groenland en pleine ascension

Depuis qu’ils ont lancé, il y a presque un an, leur premier album The Chase, les membres de Groenland obtiennent un succès indéniable autant sur la scène québécoise que canadienne et développent même des projets en France et aux États-Unis.

En concert au Théâtre Corona le 13 mars, la formation montréalaise affiche complet pour plusieurs de ses spectacles. Sorstu.ca s’est entretenu avec Jean-Vivier Lévesque et Sabrina Halde pour discuter du tourbillon dans lequel ils se trouvent.

« Ça se passe super bien pour nous, on a eu un gros départ avec l’album. Puis on a eu des vacances et là, c’est reparti depuis la fin des fêtes » explique Jean-Vivier Lévesque. Sabrina Halde ajoute à quel point, c’est gratifiant de voir qu’ils jouent dans des salles combles au Québec.

Départ risqué et réussi

Même si ce n’était pas tellement un choix, le groupe prenait le risque de se lancer en anglais et ne regrette rien aujourd’hui. D’abord pour une question de sonorité et « parce que ça allait avec ce qu’on voulait faire. Il y a des avantages et des inconvénients, mais on n’y pense pas trop quand on crée.» Groenland reste tout de même surpris de leur succès québécois et ne s’attendait pas à une si bonne réponse.

« Quand on a fini notre album, on n’était plus sûr de rien. C’est quand même surprenant vu que c’est en anglais, on va chercher des gens plus vieux. C’est tellement rare que des gens viennent nous dire que la langue les dérange. » Le duo à la tête de la formation est tout de même conscient qu’ils ont moins d’appui des radios, mais ne voit pas cela comme un si gros obstacle.

Avant Groenland, Jean-Vivier Lévesque a tenté sa chance plus d’une fois dans la musique avec entre autres Roi Poisson. « J’ai toujours voulu une carrière musicale, après ce que j’ai vécu je ne savais plus trop. J’avais de la misère à m’imaginer que ça décolle et puis voilà. Depuis que je suis petit que je me demande si c’est possible, ça reste dur à imaginer quand même.»

Celle avec qui il s’est lancé avait bon espoir, « moi je n’ai jamais vraiment eu de band avant, mais je le savais, je le sentais que j’étais à la bonne place et que ça pourrait marcher. Mais on ne sait jamais. » Il faut dire que rapidement, leur maison de disques a signé et les a appuyés, leur donnant la confiance qu’il fallait pour avancer.

La suite

Groenland n’a pas l’intention de s’asseoir sur ce succès. Après avoir essayé de composer en décembre, le repos a finalement pris le dessus pour que l’inspiration arrive récemment. « C’est cool de commencer à travailler sur un deuxième album et de continuer à composer, ça prend une autre tournure. Pour moi c’est toujours angoissant, mais on a hâte de voir où on s’en va avec ça », raconte Sabrina.

Il y a des spectacles qui arrivent, mais ça décolle tranquillement ajoute Jean-Vivier, donc d’ici l’été et l’automne, Groenland s’affaire à composer des pièces qui seront, sans aucun doute, attendues. « Quand le premier album est sorti, c’est sur qu’on a pensé à ça. Avec le succès qu’on a eu, ça nous met de la pression. Donc c’est super, mais en même temps, c’est stressant. » Cette pression, plus ça va, plus elle redescend.

Vers d’autres sommets

Ici au Québec, Groenland continue son ascension. On a d’ailleurs pu entendre une de leur pièce, Daydreaming, dans la populaire série Les beaux malaises avec Martin Matte . « C’est quelque chose de voir sa musique à la télévision, on ne savait pas trop ce que c’était, puis finalement ça donne une belle scène avec la chanson.»

Ailleurs, ça reste du développement. L’album est sorti partout au Canada et obtient le support de CBCmusic, le groupe a été invité en Europe pour un festival de films où il a composé pour des trames sonores et est allé à Los Angeles. Le prochain défi de Groenland sera probablement en France, où il est en négociation avec une maison de disques. C’est donc avec des sacs à dos remplis de projets que Groenland ira escalader d’autres marchés musicaux. Car, comme le dit Jean-Vivier : « là on visite notre Québec, mais c’est sûr qu’on veut se promener. Les voyages, ça forme la jeunesse ! »

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