Jean-Thomas Jobin

Entrevue avec Jean-Thomas Jobin | Apprendre à s’aimer : un spectacle humainement absurde

À quelques jours de sa grande première montréalaise (les 11, 13 et 14 novembre au Gesù), Jean-Thomas Jobin en est à l’étape du peaufinement pour son troisième spectacle solo Apprendre à s’aimer. Question d’en savoir plus sur ce nouveau one-man-show « plus humain et moins hermétique », Sors-tu.ca a rencontré l’humoriste qui n’a rien perdu de son absurdité.

Un spectacle autodérisoire

Apprendre à s’aimer est teinté d’une grande ironie. Se voulant « un clin d’œil aux conférences psycho-pop », le nouveau spectacle de Jean-Thomas Jobin est « plus introspectif dans la mesure où je laisse tomber la garde de mon personnage de scène », explique l’humoriste. Il y parle entre autres de ses parents, y fait beaucoup d’autodérision et s’imagine dans des situations comme l’écrasement d’un avion où à la sortie d’un coma : « des choses auxquelles j’ai réfléchi en montrant des exemples de ce que je me suis préparé si ça m’arrive. »

Suite au succès d’un numéro sur son chat dans le précédent spectacle de l’humoriste, il a réalisé que lorsqu’il allait vers des blagues inspirées davantage de son vécu, le public répondait bien. Le processus d’écriture, différent de celui pour les deux spectacles précédents, a donc évolué vers cette voie naturellement. Il s’agit en quelque sorte d’une déconstruction de son personnage de scène, permettant de mieux le saisir.

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Plus près du public

C’est réellement l’approche avec le public qui caractérise Apprendre à s’aimer : « c’est moins hermétique, moins pince-sans-rire », confie l’humoriste, en ajoutant tout de même qu’il navigue toujours dans son univers absurde et que personne ne sera déstabilisé. Le personnage deviendra donc plus humain « sans devenir une boule de chaleur ».

Même si l’humoriste est conscient que son style d’humour absurde est en marge et que ça peut parfois représenter un défi, après maintenant 15 ans de carrière : « les gens sont plus apprivoisés à mon style », dit-il. Il avoue cependant qu’Apprendre à s’aimer a quelque chose d’« un petit peu plus edgy ».

Encore en rodage pour trois représentations, Jean-Thomas Jobin présentera son nouveau spectacle au Gesù les 11, 13 et 14 novembre.

 

Entrevue-éclair en 10 « memes »

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