Peter Macleod

Critique humour: Peter Macleod à L’Assomption

L‘humoriste Peter MacLeod était de passage, jeudi dernier, au Théâtre Hector-Charland à L’Assomption afin de nous présenter son plus récent et quatrième spectacle en 20 ans de carrière, Sagesse reportée. La quarantaine ne semble pas avoir ralenti les ardeurs de ce bon vivant, qui traite toujours des sujets marquants notre quotidien.

Avec son humour corsé et son rire unique, le « vilain garnement » de l’humour a bien réussi à attirer notre attention et à provoquer des rires tout au long de la performance.

En ouverture, on a assisté à une parodie de Simon Templar à la sauce MacLeod sur l’immense écran en arrière-scène, qui a été utilisé à quelques reprises pendant le spectacle. Le numéro d’ouverture allait suivre, chaleureusement accueilli. On a compris assez rapidement qu’il n’y pas d’âge pour s’accomplir et faire ce qu’on a envie de faire. Cela n’est pas une question de maturité, même en ayant 42 ans !

Plusieurs sujets de l’heure dont les devins (Nostradamac), les enfants-rois (une semaine chez lui en sa compagnie) ainsi que l’hyperactivité chez les jeunes (souvenirs de sa jeunesse) ont étés décortiqués avec sa signature bien à lui. En ce qui a trait à Nostradamac, le port d’un costume était de mise. Cependant, ce numéro a semblé un peu éparpillé par rapport aux autres.

On a également entendu parler des frasques d’Émile, un Basset (chien domestique) s’enfargeant dans ses oreilles et de Rodrigue, un ami de l’école primaire à Lac Drolet. Ce dernier et l’humoriste aimaient bien « mettre de la couleur » sur les trottoirs en utilisant des cannettes de peinture trouvées par hasard.

 

Le sexe, encore et toujours

Est-ce que Peter Macleod a arrêté de parler de sexe ? Bien sur que non. Il incorpore à merveille quelques blagues piquantes sur les relations hommes-femmes. Son palmarès des 3 phrases à ne pas entendre au lit (des « turn-off », pour ainsi dire) a fait sourire la foule.

Le numéro par excellence est celui où il explique sa transition des « pitounes » aux « petites rondes ». Comparaison assez réfléchie et loufoque pour les célibataires endurcis.

Ce quatrième spectacle est très fluide, habilement ficelé et il se démarque de ses 2 derniers spectacles de la dernière décennie. La mise en scène de Marc Gélinas mérite une nomination au prochain gala des Oliviers, sans aucun doute.

Le spectacle est déjà en supplémentaire dans la plupart des salles au Québec.

P-A Méthot assurait la première, qui était étrangement séparée du spectacle principal par une très longue pause. Méthot est en préparation de son premier one-man show prévu pour 2013 (?) avec Macleod comme tuteur. Opinions assez partagées pour la première partie.

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