Il y a des soirées où la musique devient plus qu’un simple spectacle : elle devient un trip de gang, un moment où les corps vibrent à l’unisson et où le quotidien se suspend. Hier soir, au Théâtre Capitole, La Mano 1.9 a transformé la scène en territoire vivant, mouvant, presque organique. Dans cette salle chargée d’histoire, habituée autant aux envolées symphoniques qu’aux performances contemporaines, le rap s’est imposé avec une énergie féroce et contagieuse. Dès les premiers beats lancé par les DJ, une tension visible s’est installée, comme une montée progressive vers le moment attendu, celui où l’artiste principal et son public se rencontrent enfin.