Bars en Trans 2015 | De belles découvertes québécoises pour les Français

Pendant trois jours, la ville de Rennes (en Bretagne) a vécu la folie et l’effervescence des Bars en Trans. Plus de quarante concerts étaient donnés dans une dizaine de bars de la ville. Chaque année, le festival invite un pays à présenter des artistes de sa scène locale, et il faut croire que le hasard a bien fait les choses puisque le Québec était l’hôte pour cette édition 2015.

Jour 1 – Une première journée à la saveur québécoise 


Rien de tel que de commencer un festival à Rennes le jeudi soir, journée des soirées étudiantes.

Dès l’après-midi, quelques concerts gratuits avaient lieu un peu partout en ville (dans le cadre des TransMusicales), et c’est le groupe suisse Klaus Johann Grobe qui attirait l’attention. En particulier parce que le band chante en allemand, et qu’il réussit à faire sonner la langue de Goethe comme peu arrivent à le faire aujourd’hui.

Outre « l’exotisme » du groupe, le trio clavier-basse-batterie a offert une jolie prestation d’une heure. Dans la chaleur étouffante de l’Ubu (la salle de concert est très mal agencée), les trois musiciens ont partagé leur musique bien inspirée du kraut, du funk, et de la pop. Dansant et rythmé, le set permit aux Suisses de se classer dans les belles découvertes de cette édition 2015.

Quelques rues plus loin, la soirée spéciale Québec ouvrait ses portes. Trois groupes de la scène locale se sont dont succédés devant un parterre presque exclusivement composé de professionnels cherchant à découvrir de nouveaux talents.

C’est le jeune Elliot Maginot qui débutait la soirée. Malgré l’horaire du show (qui commençait à 19h30) et le fait qu’il soit seul sur scène, Elliot Maginot a su envoûter le public. Ses compositions pop-folk envoûtantes et sa voix haut-perchée ont conquis la salle. Nul doute qu’on reparlera de lui dans l’hexagone.

BarsenTrans-ElliotMaginot (25)

Suivait alors Jesse Mac Cormack, un autre artiste prometteur de la scène québécoise. Seul sur scène lui aussi, il a commencé son set doucement pour accroître l’intensité petit à petit. Le concert commençait à être de plus en plus rock et attirait graduellement l’oreille, mais sans explication, l’artiste a quitté la scène après seulement 30 minutes de set. Une petite déception qui a empêché au public de voir l’étendue de la palette de l’artiste.

Après une longue attente, c’est le groupe underground Avec le Soleil Sortant de Sa Bouche qui a pris possession de la scène. Pendant plus d’une heure, ce superband a donné un concert assez fou, pendant lequel la salle s’est mise à danser frénétiquement. Si un des membres prétend que la musique du groupe est pop, on pourrait plutôt la définir comme son antithèse. Des inspirations multiples sur des chansons longues de 17 minutes avec pour unique parole des cris poussés par le band, voilà ce qui pourrait définir un peu ce que fait ALSSDSB. Les très bons musiciens ont permis au public d’entrer dans une sorte de transe. Reste que le groupe se dédie à un public averti et attentif, et n’est donc pas toujours facile d’accès.

La suite par ici:

Vos commentaires