A Tribe Called Red

A Tribe Called Red au Théâtre Corona | Une singularité fade

Le Corona recevait, jeudi soir, le trio de DJ d’origine autochtone A Tribe Called Red. Une visite d’Ottawa, pour ce groupe qui en est à son troisième album ; We Are The Halluci Nation. Transformation en boîte de nuit d’une salle de spectacle pleine à craquer. Un mélange entre la musique Amérindienne traditionnelle et la musique électronique ; une fusion de ces deux styles qui leur donne un son singulier. Ils nous ont offert une ambiance survoltée… qui a vite stagné pour le reste de la soirée.

Au final, ce fut un spectacle très fade, il manquait énormément de nuance. C’était toujours «dans ta face». Au bout d’un moment, on s’en lassait. Même l’ajout des danseurs, qui paraissait une excellente idée, est devenu vite redondante. Toujours les mêmes mouvements, toujours les mêmes rythmes et une impression qu’ils utilisaient les mêmes séquences musicales.

L’énergie du trio était aussi un peu faible. Trois personnes, côte à côte, derrière une table cachée par un foulard sur lequel on pouvait voir trois capteurs de rêves, mais au lieu de plumes, sous les capteurs, c’était des microphones. Le son ne nous permettait pas d’entendre quand l’un d’eux parlait.

Par contre, le Corona est devenu très enflammé lorsque les premières notes d’Electric Pow Wow Drum se sont fait entendre. Mention spéciale pour les projections qui représentaient les images que les médias et le cinéma véhiculent à propos des minorités indiennes. Belle façon de faire passer un message ou bien d’ouvrir la conscience sur ces discriminations.

Une soirée qui avait tout pour être réussie. Mais le manque flagrant de nuance et de communication aura été la cause de cette déception.

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