Situé dans le magnifique vieux Québec, cette intime salle de spectacle laisse beaucoup de place aux artistes émergents. D’une capacité de 140 places en version cabaret ou de 230 places en version debout, le Théâtre Petit Champlain est aussi doté d’une mezzanine qui offre des rangées de 90 sièges sur un plan incliné.
Dans l’intimité chaleureuse du Théâtre Petit Champlain, Pelch a offert hier un spectacle à la fois simple, vivant et profondément humain. Une scène dépouillée, quelques instruments, une salle attentive et un public déjà conquis avant même la première note. Avant l’arrivée du chanteur, son acolyte Maxime Bergeron s’installe au clavier. L’atmosphère se met tranquillement en place, comme si tout le monde savait déjà que la soirée serait douce, complice. Puis, Pelch entre sur scène. La salle applaudit spontanément. Manifestement, plusieurs personnes aiment beaucoup l’artiste. Une soirée commence toujours d’une manière particulière lorsque le public chante déjà.
Hier soir, au Théâtre Petit Champlain, quatre silhouettes élégantes se sont placées en ligne droite face au public. Bien habillées, regards complices, postures assurées. Puis, les premières notes ont jailli, sans guitare, sans piano, sans batterie. Seulement des voix. Dernier tour de piste, de QW4RTZ, venait de commencer, et déjà la salle retenait son souffle, consciente d’assister à quelque chose de plus grand qu’un simple spectacle : le début d’un adieu étiré sur deux ans.
Au Théâtre Petit Champlain, hier soir, Un spectacle de Pascal Cameron s’est imposé comme une prise de parole sans filet, un moment où l’humour sort de sa zone de confort, confronte parfois, explose de lucidité. Un titre volontairement banal pour une proposition qui ne l’est pas du tout: ce qui se joue sur la scène dépasse largement l’enchainement des blagues. Il y est question de fatigue, de corps, de classe sociale, de vieillissement, de morale contemporaine et de tout ce qu’on préfère souvent contourner plutôt que nommer.
6 décembre 2025, Théâtre Petit-Champlain, Québec. L’avant-dernière représentation de la tournée La Maline : 20 ans et quelques lunes a offert un moment suspendu, à la fois fragile et souverain. Marie-Jo Thério entre en scène comme une apparition familière, l’allure d’une voyageuse sans destination. Une main gantée tient une tasse de thé, les cheveux en désordre — un fouillis volontaire, attendu, presque scénarisé. Chaque détail raconte déjà une histoire.
Le 23 octobre, au Théâtre Petit Champlain, Jean-Michel Martel présentait la première médiatique de son tout premier spectacle solo L’humour mon amour. L’ambiance était électrique, les spectateurs fébriles, prêts à rire avant même que les lumières ne s’éteignent. Pourtant, l’humoriste s’est fait attendre. Dix minutes de retard, sans un mot d’excuse. Déjà, le ton est donné: celui d’un artiste qui avance à son rythme, porté par une confiance tranquille. Et quand il finit par apparaître, accueilli par des cris et des applaudissements bruyants, il lance simplement: « J’ai des jokes si ça vous dérange pas. » C’est suffisant pour nourrir le tonnerre de rires.
Le 1 septembre, alors que plusieurs célébraient la Fête du Travail, d’autres plongeaient tête première dans l’univers d’Harry Potter au Théâtre Petit Champlain. Sur scène, l’animatrice Frédérique Paré, fondatrice du populaire compte Instagram @potter.quebec, enregistrait en direct son podcast En Attendant Ma Lettre De Poudlard. Accompagnée de deux invités bien connus de la communauté de fans, Félix Lessard et l’humoriste Jérémie Larouche, également à la barre de la pièce de marionnettes Harry Paper, elle a transformé une simple discussion en véritable festin de références, de rires et de clins d’oeil complices.
J’ai envie de toi, c’est l’histoire de Guillaume, un homme nouvellement installé dans son nouvel appartement après avoir fui une ex un peu trop insistante. Espérant entamer quelque chose de nouveau avec Julie, une mannequin rencontrée sur un site de rencontres, qu’il n’a encore jamais vue en personne, il lui envoie un texto aussi simple que direct: « J’ai envie de toi ». Mais voilà, dans un moment d’inattention, le message ne part pas à Julie… Il atterrit chez Christelle, son ex, justement celle qu’il tentait d’effacer de sa vie. Ce geste maladroit enclenche une suite d’évènements totalement absurdes et délicieux, où chaque porte qui s’ouvre mène à un malentendu de plus, chaque visite surprise apporte sa touche de couleur, et chaque personnage apporte un peu plus d’huile sur le feu.
Jean-François Pauzé n’a pas lâché la patate. Le deuil est fait, la vie recommence, et l’auteur-compositeur-interprète que l’on a surtout connu comme co-fondateur, parolier, c0-compositeur et guitariste des Cowboys Fringants depuis 1995 s’apprête à lancer cet automne 2025 son tout premier album solo. En soutien à cette sortie, l’artiste dévoilait également aujourd’hui les dates d’une tournée de 24 dates qui s’arrêtera dans presque toutes les régions du Québec.
Le Théâtre du Petit Champlain s’est joint à cette belle initiative en ouvrant ses portes en après-midi dans ce cas-ci à Avec pas d’casque le samedi 3 mai dernier, dans le cadre des Concerts pour toutes les oreilles, une série née à Québec qui collabore avec des salles établies pour proposer des concerts familiaux, inclusifs, portés par des artistes d’envergure. Une démarche précieuse où l’art cherche l’oreille disponible, et où la rencontre entre le public et les artistes devient le cœur de l’expérience.
Il y a des soirs où les silences disent tout. Des soirs où une voix, une guitare et quelques confidences suffisent à faire vibrer chaque fibre d’un théâtre. Mardi soir, dans un Théâtre Petit Champlain qui affichait complet, c’était l’un de ceux-là. Louis-Jean Cormier, seul sur scène dans le cadre de sa tournée Les Entretoits, a livré un spectacle intime et vibrant, entrecoupé de souvenirs, de chansons chéries et de réflexions habitées. Un tête-à-tête avec le public, délicat et généreux, où la musique servait de fil conducteur à une conversation sensible avec la vie.