Les Breastfeeders
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Pouzza Fest 2016 | Les meilleurs moments !

C’était une belle fin de semaine pour les punks. Le soleil, la bonne humeur des citadins montréalais et la bonne musique étaient au rendez-vous dans le Quartier des Spectacles de Montréal. Retour sur les moments forts du Pouzza Fest 6 avec The Sainte Catherines, Suicides Machines, Dead to Me, Barrasso et plusieurs autres.

 

Dead To Me

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La soirée de vendredi a été marquée par le spectacle caché de Dead to Me aux Katacombes. Wow ! Les gars de San Francisco nous ont offert un spectacle de 45 minutes à couper le souffle. Des classiques, ainsi que deux nouvelles chansons. La foule était surexcitée. Du bodysurfing à chacune des chansons. À la dernière, le chanteur a ravi une poignée de fans en les invitant sur scène, avec une accolade en prime.

Mention spéciale à l’homme dans la soixantaine qui est resté dans le moshpit jusqu’à la toute fin en chantant à tue-tête. Samedi soir, le groupe rejouait sur la scène extérieure, mais l’énergie était moindre comparativement à la veille.

 

Bucky Harris

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À peine une heure après une belle performance acoustique sur CIBL dans le cadre de notre émission de radio, les gars de Bucky Harris jouaient un peu plus tard sur la scène du Théâtre Ste-Catherine. Une belle prestation, légèrement ralentie par des problèmes techniques qui ont ralenti le tempo donné par le groupe.

Un nouvel album devrait faire son apparition en juillet. À revoir pour donner une bonne idée de ce qu’ils sont capables de faire.

Barrasso

Présenté au Théâtre Ste-Cath vendredi soir, le groupe de Montréal est venu nous présenter leur album Des X, des Croix, des Pointillés sorti en 2015 en intégrale à l’exception de 7021 (qui est pourtant une des meilleures).

Un spectacle énergique, une belle ambiance dans la petite salle de la rue St-Catherine. Un groupe à découvrir absolument si se n’est pas déjà fait, un bel avenir devant eux. Hâte d’entendre du nouveau matériel.

Des formations réputés ont mis le feu à des salles combles le samedi, telles que les Dreadnoughts,  Suicides Machines, The Saint Catherines, et Night Birds.

 

Les Dreadnoughts

La formation punk-folk celtique a su faire danser les spectateurs présent au Jardin des Bières (le Parterre du Quartier des Spectacles). L’absence du violoniste Kyle Taylor ne sait pas trop faite sentir au violon. Avant chaque chanson, le chanteur avait toujours une belle et drôle d’histoire à raconter.

L’un des meilleurs groupes de la fin de semaine avec l’énergie et le plaisir qu’ils ont à jouer. Ils ne font plus beaucoup de spectacles donc si vous avez la chance de les voir ou les revoir, il ne faut pas hésiter.

Suicides Machines

Le groupe offrait l’intégrale de l’album Destruction by Definition, avec la plus grosse foule – tu danses en te serrant les coudes, l’air un brin coincé – de la fin de semaine aux mythiques Foufounes électriques, a donné lieu à un moment magique.

Disons que le quatuor de Détroit porte une quarantaine d’âge en bonne forme. Le parolier Jason Navarro semblait apprécier l’énergie des spectateurs qui l’accompagnaient dans ses textes.

Navarro est descendu à plusieurs reprises dans la foule, tendait le micro à qui le voulait pour le refrain. Un spectacle qui peut être inscrit dans les plus énergiques du Pouzza depuis ses débuts.

The Sainte Catherines

Hugo Mudie et sa bande étaient en grande forme et ont interprété l’album Dancing for Decadence en intégrale, donnant lieu à l’un des meilleurs spectacles présentés par la formation montréalaise.

La plupart des gens présents à Suicides Machines sont restés pour voir les Ste-Cath. Ils ont joué pendant une heure et quinze minutes,  donnant droit au plus long spectacle de la fin de semaine. Après l’intégrale de l’album, les gars sont revenus jouer quelques chansons de Fire Works et une reprise de Leatherface, Sour Grapes. On sentait une chimie entre les musiciens et la foule, comme s’ils prenaient part à un échange émotif, empli de gratitude.

Night Birds

Le groupe du New Jersey, qui ont joué juste avant Suicides Machines, ont causé une belle surprise. Bon coup de la part du Pouzza, car l’énergie était palpable. Du punk agressif, une ressemblance musicale avec le groupe Anti-Flag…

Get Dead

La formation de San Francisco en était à sa première présence en sol canadien, cela n’a pas empêché le groupe de faire vivre un beau moment aux gens présents aux Foufounes électriques.

Leave A Message, This One’s for Johnny, Fuck you, Welcome to Hell et plusieurs autres titres de l’album Bad News ont été joués. Une belle prestation électrique mais un peu courte. Notons que le 29 juillet 2016, Get Dead sortira un nouvel album.

 

Un dimanche sur la scène extérieure

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Sur le coup de 18h45, la formation WD-40 est venu sur scène relax, lunettes de soleil au visage dans une atmosphère familiale, sans tenir compte des textes.

Le batteur a bien fait de le mentionner : « les enfants, bouchez vos oreilles! ». Les gars du Saguenay ont présenté certains de leurs classiques tels que Mouche à Marde, Gramme de Morts, Enfant de Chienne, Caisse de 12, Né pour être sauvage, Fantastik Strapagosse et Jour de Paye. Les solos de Jean-Lou à la guitare ont été nombreux et appréciés par la petite foule présente.

Les deux groupes de la compagnie Stomp Records, Boids et Flatfoots 56 y ont aussi joué tour à tour.

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Boids propose du punk comme on pouvait en entendre par le passé, rien de génial ni de surprenant. De plus, on entendait peu la voix du chanteur, à côté de son micro la plupart du temps.

Le groupe de Chicago, Flatfoot 56 est un groupe à voir en spectacle. Le groupe punk armé d’une cornemuse ont connu un franc succès avec la foule présente à l’avant-scène.

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The Fleshtones, groupe de rock des années 80, n’était peut-être pas la meilleure idée pour ce genre de festival.

Les Breastfeeders terminaient la dernière soirée sur la scène du Quartier des spectacles avec une foule peu nombreuse. Malgré un ralentissement dans les spectacles donnés, le groupe donne encore une prestation explosive. Les Mini-Jupe et Watusi, 400 miles, Ne perd pas la tête, Angle mort ont été joués.

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Pour tout cela, le Pouzza Fest peut dire mission accomplie pour cette 6e édition. Des bons spectacles, une température parfaite, découverte de nouveaux groupes, des rencontres formidables. Le Pouzza est un festival à découvrir, l’ambiance est magique, aucun festival au Québec n’y ressemble. À l’an prochain, Pouzza 7.

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