Nightwish
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Nightwish au MTELUS | Remonter le temps pour emballer Montréal

La tournée Decades s’arrêtait en sol québécois au « MTropolis » avec une setlist intéressante qui voyait Floor Jansen s’aventurer dans le vieux répertoire du groupe, dans un concert aux dynamiques variées et visuels travaillés.


Précurseurs et maîtres absolus du métal symphonique à chanteuse, Nightwish s’impose aujourd’hui en légende du genre, après plus de 20 ans de carrière. Est-ce pour ça que le prix du billet est si cher? Pour faire passer la pilule, un grand Finlandais nous offre un CD à l’entrée, un geste quand même sympa, avant de nous proposer des t-shirts ordinaires à 50 piasses. L’inflation est partout.

Pas de première partie, pas de pyrotechnie mais un grand écran en fond de scène qui diffusera des animations vraiment bien faites, nous faisant voyager de forêts magiques en cascades enchantées et autres horizons fantastiques. Après une intro interminable de 15 minutes de bruits ambiants, finissant par un discours nous demandant de ne pas être des esclaves de l’ère digitale et de ne pas filmer avec nos téléphones (et de tristement constater le nombre d’esclaves dans la salle), les Finlandais ouvrent le bal avec le grandiose End Of All Hope. Le public nombreux exulte enfin alors que les six musiciens investissent la scène. Floor Jansen est en forme et nous lance un même un « Merci Montréal ! Ça va bien ? »

Nightwish étonne mardi soir en allant chercher d’obscurs titres de Oceanborn comme 10th Man Down, Gethsemane ou Devil & The Deep Dark Ocean, du pur métal symphonique comme seul en faisait les Scandinaves dans les années 90, loin de leur répertoire actuel. Également de la partie Deep Silente Complete et Dead Boy’s Poem, perles de Wishmaster absentes des setlists depuis plus de dix ans, ou encore l’étonnant et plus lourd The Carpenter du premier album, sans oublier un passage folklorique mettant en valeur les talents du joueur de cornemuse irlandaise, Troy Donockley. On voit que les musiciens se font plaisir, et l’énergie est communicative. Et une impressionnante Floor Jansen ravit par sa puissance vocale qui s’équilibre entre les dimensions lyriques et rock.

Vient alors le moment de jouer l’album Once  Nemo fera lever l’ambiance avec ce superbe mais trop court solo du guitariste Emppu Vuorinen, alors que Wish I Had An Angel voit chanter un MTELUS vraiment aux anges. The Greatest Show On Earth voit le budget des animations 3D coupé pour un documentaire sur la vie sous-marine, mais en même temps il faut bien garder l’attention sur une pièce de 20 minutes, choix audacieux en fin de concert. C’est finalement l’épique Ghost Love Score qui viendra conclure en beauté une prestation de presque deux heures.

Très plaisant de voir Nightwish présenter une telle variété de chansons et des souvenirs de la belle époque, même si pour ceux qui ont eut la chance d’y assister, rien ne vaudra jamais l’âge d’or des Finlandais où les robes de la belle Tarja tournaient entre les lance-flammes…

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