Fire/Works

Entrevue avec Fire/Works | Deux complices inspirés pour un album enregistré en 15 jours

Dans un petit café du centre-ville de Montréal, Sors-tu.ca a rencontré le duo québécois Fire/Works – dont les membres se sont rencontrés dans un chalet – qui sort son nouvel album Shenanigans cette semaine. Complices, Jonathan Peters et David Lagacé lèvent le voile sur les secrets renfermés dans ce 2ème opus.

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Sors-tu.ca : Comment avez-vous envisagé la composition de ce 2ème album ?

Jonathan : On n’avait pas le but de sortir quelque chose de meilleur que le premier, mais plutôt de faire un album complet duquel on est fiers. Ça s’est fait comme ça, ce qui fait qu’après des gens aimeront, d’autres non, c’est normal.

David : On espère quand même que les gens vont aimer… ! (rires)

Sors-tu.ca : Vous aviez fait votre 1er album, Le Grand Voyageur, assez rapidement. Qu’en est-il de celui-ci ?

Jonathan : On a pris moins de temps finalement ! On avait le studio pour 15 jours, puis on avait 12 tounes à faire.

David: On est arrivés pas préparés puis et on a fait les 12 tounes en 2 semaines !

Sors-tu.ca : Vous n’aviez rien écrit avant ?

David : On est venus avec des maquettes de chansons. On n’avait fait aucune pré-production, puis on est allés en studio, on a arrangé le tout et enregistré. C’était un gros challenge mais je pense qu’on l’a bien fait.

Jonathan : C’est notre manière de faire. Je pense que si on en fait un prochain, ça sera sûrement comme ça aussi.

Sors-tu.ca : Vous aimez bien faire ça en vitesse… !

Les gars : Ouais ! (rires)

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Photo par Manon Boquen.

Sors-tu.ca : Depuis quand avez-vous commencé à écrire les chansons de ce 2ème album ?

Jonathan : Les chansons avaient été écrites il y a quelques mois…

David : …Voire années ! Depuis que Le Grand Voyageur est sorti, on avait des tounes.

Jonathan : C’est des trucs qu’on garde. Admettons, moi j’écris une chanson, je la montre un peu à David mais on se garde un petit peu de temps jusqu’à l’enregistrement. C’est des morceaux qui ont été écrits il y a longtemps mais qui n’ont pas été préparés avant.

Sors-tu.ca : Comment décrieriez-vous votre album ?

Jonathan : Le titre de l’album, Shenanigans, veut dire manigances, je trouve que cela le décrit bien. D’après moi, c’est un opus sur lequel il y a 12 chansons différentes, peu de choses se répètent ou reviennent. Ca fait comme des manigances, quelque chose d’un peu éclaté.

David : Pour moi aussi c’est assez éclectique. Je n’ai pas un point de vue externe, mais c’est comme des chansons différentes avec des saveurs différentes.

Jonathan : J’ai l’impression qu’on a fait un peu comme le White Album des Beatles, sans y penser, avec des chansons pas vraiment liées les unes entre les autres, mais dont le concept est que ce sont les Beatles qui les jouent. J’espère qu’on a réussi à faire quelque chose comme ça.

Sors-tu.ca : Les paroles de vos chansons sont souvent sombres, mais les arrangements musicaux rendent votre album assez coloré. Était-ce ce que vous souhaitiez faire ?

David : Je pense que l’on ne s’était pas posés la question en fait, c’était vraiment spontané. Oui qu’est-ce que tu voulais dire ?

Jonathan : J’allais dire que je pense qu’avant de rentrer en studio pour l’album, on n’avait quasiment pas d’idée de ce que ça allait être. Tout ce qu’on savait c’est qu’on voulait enregistrer nos chansons. Mais c’est peut-être un reflet de qui on est présentement.

Sors-tu.ca : Sur votre 2ème chanson, The Japanese One, il y a des paroles en japonais. Parlez-vous vraiment japonais ? Aimez-vous ce pays ?

David : On ne parle pas japonais, et on n’est pas spécialement fans du Japon en fait ! C’est ma chanson à la base, et j’ai eu une petite passe musicale dans ce style. J’avais juste des onomatopées sur ma cover pour la fin de la chanson. Avec Jo on a fait des recherches et on a trouvé des mots en japonais.

Jonathan : En fait on a réussi à traduire « very close friend, very good friend » en japonais, ce qui donne « Totemo  nakano ïï tomodachi ». Puis on trouvait que ça rentrait bien dans l’idée. Au début c’était Sakura, Sakura… ! (rires)

Sors-tu : C’est aussi les seules paroles que je connais en japonais … ! (rires de tout le monde)

Sors-tu.ca : La chanson Elephants évoque l’Inde à plusieurs reprises, est-ce encore un hasard que cela parle à nouveau d’un pays d’Asie ?

Jonathan : Oui je pense que c’est une coïncidence. C’est moi qui ai écrit Elephants, puis au niveau des paroles c’était quelque chose de plus personnel, ça n’avait pas nécessairement de rapport.

David : C’est plus une image en fait.

Sors-tu.ca : Sur la chanson Ruins Ruins vous évoquez clairement la guerre. Est-ce que vous mentionner l’actualité ?

Jonathan : Sur Ruins Ruins c’est sûr qu’il y a de l’actualité. La guerre est un sujet qui nous concerne tous. Quand je l’ai écrite je me suis senti vraiment concerné par ça.
La chanson est en 3 paliers. En premier plan ça place la situation de guerre. Ensuite ça parle d’une femme qui habite dans un pays occidental et qui est tout le temps prise d’un voyage, donc elle n’arrive pas à être chez elle, opposé au fait que des gens aimeraient avoir un chez eux. Enfin il y a une ligne qui parle de moi où je dis que je suis trop bien dans la vie pour savoir ce qu’est la guerre.

Sors-tu.ca : Pourquoi écrivez-vous vos chansons en anglais ?

Jonathan : C’est facile de mettre des barrières avec la musique si c’est en français, tandis que l’anglais est la 2ème langue mondiale donc ça permet à plus de gens de pouvoir l’apprécier.

David : Surtout que nous, on attache plus d’importance à la musique qu’aux paroles. Je suis plus musicien que poète, et pour moi c’est la musique avant tout. Les paroles sont un support, elles ne sont pas majoritaires.

Jonathan : Si on voulait écrire des textes comme Stromae on le ferait en français, mais comme ce qu’on aime c’est la musique, on essaye de s’aliéner le moins possible.

David : La musique est universelle ! (rires)

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Sors-tu.ca : On vous compare souvent à Coldplay ou Patrick Watson, mais j’avoue avoir du mal à comprendre ces comparaisons.

David : Les gens essayent de nous rattacher à des choses qu’ils connaissent. Peut-être que le premier album ressemblait plus au style de ces artistes-là.

Jonathan : On classe aussi souvent notre style musical de folk, pourtant, à part quelques moments dans l’album, je n’entends pas de folk.

Sors-tu.ca : Allez-vous faire une tournée ?

Jonathan : C’est encore à prévoir. On a le lancement le 6 octobre à Montréal, le 16 on est à Québec, et le 17 on fait un spectacle gratuit au Diapason à Montréal.

David : Pour d’autres dates, c’est à confirmer, mais si ça marche, on va jouer partout tout le temps.

Sors-tu.ca : Où aimeriez-vous vraiment aller jouer dans vos rêves les plus fous ?

Jonathan : Depuis le début on rêve d’aller en Islande.

David : Oui, tourner en Allemagne, en Suède, en Norvège…

Sors-tu.ca : Vous aimez le froid en fait ! (rires)

Événements à venir

  • vendredi

    Spectacle-bénéfice virtuel au profit du Regroupement Partage avec Marie-Mai, Patrick Watson, Marie-Josée Lord, Marc Hervieux, Jérôme Charlebois, Mario Pelchat

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