U.D.O.
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Critique | U.D.O. aux Foufounes Électriques de Montréal

Du haut de ses 61 ans, le chanteur original du groupe Accept a livré une prestation absolument remarquable aux Foufounes Electriques vendredi soir, avec son groupe U.D.O. Comme quoi peu importe l’âge, les Allemands ont le heavy metal dans le sang !

C’est Potion 13 et Halycon Way qui ont l’honneur de chauffer la salle, un peu tôt car il est seulement 21h lorsque les roadies de U.D.O. finissent de préparer la scène.

La salle est maintenant remplie, et l’excitation est palpable. Plusieurs générations sont présentes : les plus vieux qui étaient déjà fans à la grande époque de Balls to the Wall dans les années 1980 et les plus jeunes qui n’ont jamais eu la chance de voir Accept avec leur chanteur original.

 

Du grand talent servi par une bonne sono

21h30, sous une ovation monstre, un petit monsieur un peu rond aux cheveux blancs monte sur la scène des Foufounes. Dès le premier cri dans le micro, il n’y a plus aucun doute : c’est bien U.D.O., cette voix unique et légendaire du heavy metal, ce timbre si spécial. Le public est en ébullition.

Non seulement les musiciens qui accompagnent le chanteur sont bons, mais en plus le son est assez énorme. Et avouons-le, c’est plutôt rare les concerts de metal avec un très bon son aux Foufs. Mais ce soir c’est du lourd, l’artillerie allemande du heavy metal dans toute sa splendeur.

Le répertoire de U.D.O est très efficace, gros riffs accrocheurs et refrains épiques, avec des morceaux comme Thunderball, 24/7 ou Man and Machine, des bombes live.

Andrey Smirnov et Kasperi Heikkinen livrent une superbe prestation aux guitares. Andrey n’est pas sans rappeler Wolf Hannemann dans le son et l’interprétation des préludes de musique classique.

L’intensité ne baisse pas d’un cran, tout s’enchaîne avec une efficacité redoutable et on ne voit pas le temps passer. 22h40, les musiciens quittent la scène, mais le public hurle pour un rappel, le moment que tout le monde attend : entendre les chansons phares de Accept avec U.D.O au chant.

« You want some more ? », s’inquiète le maître de la soirée, avant de nous balancer une final anthologique : Metal Heart, Balls to the Wall et Fast as a Shark.

Que demander de mieux ? Le public est en transe, et on peut clairement apprécier cette fraternité du heavy metal : chantant à s’arracher la gorge, les poings levés dans les airs, jeunes, vieux, francos, anglos, blancs, indiens et européens sont ensembles, il n’y a plus aucune distinction possible.

Merci U.D.O pour cette leçon de hard-rock !

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