Circus Oz
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Critique spectacle | Circus Oz à la Tohu pour Montréal en Lumière

Le 27 février avait lieu la première de Circus Oz, à l’occasion du festival Montréal en Lumière. La troupe australienne, née en 1978, présentait pour la première fois son spectacle surprenant et original dans la métropole. Malgré quelques échappés de jonglerie qui se faufilent plus ou moins dans l’humour, les 10 acrobates et 3 musiciens ont su nous offrir une prestation des plus renversantes.

Photo de courtoisie.

Photo de courtoisie.

Avec une direction artistique inspirée des célèbres photographies de Charles Ebbets illustrant le monde de la construction dans les années 30, la comparaison entre deux métiers en hauteur est parfaitement évoquée. Les célèbres poutres métalliques qu’on retrouve sous les travailleurs dans les images deviennent, par exemple, des accessoires de gymnastiques au sol. En l’air, les trapèzes sont montés sur des échafauds. Pratiquement chaque élément du décor est utilisé à un moment ou un autre. Le cirque sort de l’ordinaire pour sa forme aussi théâtrale que musicale et humoristique.

La musique en avant-plan

Bien qu’importante dans tout cirque, la musique joue un rôle indispensable dans Circus Oz. Les trois principaux musiciens, Carl Polke à la direction, Ania Reynolds au piano et Bec Matthews à la batterie sont présents sur scène et font autant de voltige que les acrobates, qui eux aussi, jouent d’instruments comme trompettes, tubas, saxophone et basse. Le mélange est, disons-le, impeccable. Chaque note est en harmonie avec un mouvement. On passe autant par le jazz, que le classique, le rock ou le genre comédie musicale.

Des moments comme une bataille de solo de guitare confrontant le directeur musical Carl Polke et un acrobate qui y va de la technique air guitar provoquant les rires du public, Bec Matthews qui joue de la batterie suspendue dans une imposante structure rappelant un boulet se balance d’un bout à l’autre de la scène, les acrobates dans un numéro de cuivre où chacun joue sur l’instrument de l’autre ou encore la pianiste Ania Reynolds suspendue à un fil avec son piano à queue au-dessus des acrobates qui enchaînent des mouvements sont des numéros mémorables.

Vaut mieux en rire

Photo de courtoisie.

Photo de courtoisie.

La réaction que la troupe de Circus Oz a le plus provoqué, mis à part la surprise, c’est sans contredit le rire. Au point où malheureusement quelquefois, l’humour devient une porte de sortie légèrement facile qui brise le rythme. La présence d’un magicien raté trop souvent exploité, qui ne réussit ni tour de cartes ni apparition d’oiseau ou de lapin, la mascotte de kangourou qui raconte des blagues et quelques erreurs de jongleries trop malaisantes pour être volontaires sont quelques exemples.

Ces courts numéros ont tout de même fait sourire la grande majorité de la salle et occupaient une infime place dans le spectacle. L’attention de l’audience, habilement contrôlée est restée sur les acrobaties malgré le mouvement constant des techniciens, des décors ou des musiciens.

En représentation pour seulement deux semaines, du 27 février au 9 mars 2014, à La Tohu.

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