Get The Blessing
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Critique concert: Get The Blessing au Festival de Jazz de Montréal

Dimanche 1er juillet 2012 – Gesu (Festival de Jazz de Montréal)

Le quatuor de jazz rock contemporain Get The Blessing était de passage au Gesù hier soir à l’occasion de la série Jazz dans la nuit du Festival de Jazz de Montréal. Dans un atmosphère décontracté, les quatre chics types ont prouvé que chez les Britanniques, le jazz progresse toujours et s’inspire des autres courants.

Jake McMurchie. © Frédérique Ménard-Aubin

Comme c’est rafraîchissant, en 2012, de tomber sur une formation comme Get The Blessing! La formule est pourtant simple: les membres fondateurs et collègues de Portishead Jim Barr (basse) et Clive Deamer (batterie) assurent habituellement la section rythmique, alors qu’à l’avant-plan, le saxophoniste Jake McMurchie et le trompettiste Pete Judge décorent le tout en explorant tous les sons que peuvent produire leur instrument et une panoplie de pédales à effets.

En raison de son implication dans la présente tournée de Radiohead, Clive Deamer était remplacé par Dylan Howe lors de la tournée de 10 dates qui se terminaient justement avec le concert à Montréal. On ignore donc ce que le duo Barr/Deamer donne (on s’en doute puisqu’ils accompagnaient Portishead lors de leur passage à Montréal à l’automne dernier), mais Howe remplit son mandat à merveille et fusionne ses rythmes aux riffs de basse (et de guitare imitant le son de la basse) de Barr.

Pete Judge et Dylan Howe. © Frédérique Ménard-Aubin

Collectivement, les quatre mecs de GTB ont accompagné Portishead, Radiohead, Roni Size, Robert Plant, Peter Gabriel et plusieurs autres.  Pas surprenant que les compositions s’imprègnent d’influences aussi diverses que riches. Du jazz-rock au lounge en passant par la musique surf, la musique actuelle et le trip hop, la musique de Get The Blessing part dans tous les sens, tout en étant interprétée avec une telle aise et un tel contrôle qui permettent à l’auditeur de s’accrocher tel un skieur nautique derrière un bateau fou.

Jim Barr anime la soirée à coup d’interventions comiques, avec un flegme typiquement britannique. Ses mises en contexte fictives – il présente notamment une pièce comme étant « une transposition musicale d’un roman expérimental amalgamant Jack Kirouac et Céline Dion » – souligne tout l’humour du quatuor, qui s’amuse également à tromper la foule avec des pédales d’échantillonnage qui répète ad nauseam de courtes séries de notes de trompette ou de sax qui créent un bruitage inquiétant.

Fantastique soirée passée en compagnie de ces quatre talentueux musiciens, qui savent autant faire preuve de virtuosité que d’inventivité.

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