Smashing Pumpkins

Critique CD: Smashing Pumpkins – Oceania

Smashing Pumpkins - Oceania Smashing Pumpkins Oceania

Quatorze ans après le dernier album pertinent des Smashing Pumpkins (Adore, 1998), qui aurait cru que Billy Corgan réussirait à redorer le blason du groupe auquel il tient sa notoriété, ne serait-ce que par le nom?  Et pourtant, c’est bien le cas avec Oceania:  Corgan et ses comparses (tous nouveaux) sont parvenus à livrer un bon album rock, ingénieux, musclé et mélodique.

Ne cherchez pas d’autres éléments des Pumpkins des belles années: D’Arcy, James Iha, Melissa Auf der Maur et Jimmy Chamberlin ont tous trouvé mieux à faire que de se faire mener par le bout du nez par l’empereur Corgan, qui est désormais seul maître à bord, en apparences comme sur le plan concret.

On reconnaît bien sur son chant nasal, mais les guitares rugissantes ne roulent plus dans la gadoue comme sur l’horrible Zeitgeist (2007).  Oceania regorge de bonnes chansons qui gagnent en valeur à chaque écoute: l’explosive Quasar en ouverture, sa semblable The Chimera, puis les plus posées Pale Horse et Pinwheels.

Mais surtout, Billy Corgan semble avoir compris que tant qu’à emprunter un nom de groupe, aussi bien mettre à contribution ces musiciens qui l’entourent. Cette ouverture permet à Mike Byrne (batterie), Nicole Fiorentino (basse) et Jeff Schroeder (guitare) de concourir au succès renouvelé des Pumpkins.

On est encore bien loin de la profondeur et de l’aspect viscéral d’un Siamese Dreams ou de la foisonnante inspiration de Mellon Collie & The Infinite Sadness, mais au moins, le nom Smashing Pumpkins ne sera peut-être plus associé qu’au passé.

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