Airbourne

Critique | Airbourne au Théâtre Corona

Le quatuor hard rock australien était de passage au Théâtre Corona pour présenter son nouvel album, Black Dog Barking, et on en a pris plein la gueule, même un mardi soir.

Photo par Richard Mercier.

Photo par Richard Mercier.

Un mur de Marshall, pas d’artifices ou de subtilités (ou pour les pointilleux, un ampli Wizzard au milieu des Marshall), Airbourne prône la simplicité et l’efficacité, le rock’n’roll dans son aspect direct et pur.

Sous une ovation, les Australiens arrivent en courant sur scène pour nous balancer une heure et demi de hard-rock intense et sous haute-tension. Dès le départ on est impressionné par le son, les Marshalls sont vraiment branchés et les Gibsons crachent à souhait, le volume est très fort, on ne fait pas les choses à moitié chez Airbourne ; et surtout leur leader Joel O’Keeffe, dont la prestation est électrique et d’une énergie incroyable, appuyé par ses acolytes qui headbanguent aussi à n’en plus finir.

Airbourne c’est un genre d’AC/DC sous amphétamines, et ça nous explose en pleine face un soir de semaine. Le public commence à chanter plus avec Diamonds in the Rough du premier album. Les titres s’enchaînent et se ressemblent un peu certes, mais quelle efficacité, avec des morceaux comme Blonde Bad and Beautiful, Black Jack ou Live it up.

Joel O’Keeffe court d’un bout à l’autre de la scène du Corona, la faisant subitement paraître trop petite pour lui. Bouteilles d’eau, canettes de bières, il en consomme la moitié et jette le reste dans le public, nous rappelant que c’est un vrai spectacle de rock, ça transpire et il y a de la bière partout.

Ce dernier va jusqu’à traverser la salle sur les épaules d’un roadie pour aller jouer quelques notes sur le bar, à la grande joie des spectateurs du fond de la salle ! Le chanteur s’enverra également quelques bonnes gorgées de vin d’épicerie australien pour introduire la chanson Cheap Wine and Cheaper Woman.

Moment fort lors du solo de guitare du leader, qui nous apprend d’abord comment ouvrir des Pabst en les éclatant sur sa tête pour ensuite arroser les premiers rangs. Puis à la fin de son solo très Angus Young, il nous envoie le riff de Too Much Too Young Too Fast, classique qui fera sauter presque tout le parterre. Pas le temps de respirer, c’est le temps de Runnin’Wild, encore un classique du groupe d’une efficacité redoutable.

Les Australiens font durer le milieu du morceau en interlude, jouant le riff de Paranoid de Black Sabbath, puis chantant même un bout de Dog Eat Dog d’AC/DC. Comme quoi Airbourne assume sans aucun problème son influence majeure.

Un court rappel et le quatuor revient sur scène pour interpréter l’excellent Stand Up For Rock’n’Roll qui clôturera en force ce mardi soir survolté et électrique, les oreilles saignantes pour ceux qui n’avaient pas de bouchons. Airbourne n’a rien inventé mais s’impose comme un solide représentant du hard-rock dans la pure tradition, fort, sale, simple et efficace, une leçon de rockn’roll, made in Australia.

Photos en vrac
(par Richard Mercier)

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