Baroness au Cercle de Québec | Soirée hard rock dans le tapis

Quelques mois après avoir eu le privilège de faire résonner les premières guitares électriques de l’histoire du Centre Vidéotron en première partie de Metallica, Baroness était de retour à Québec. C’est dans un Cercle quasi rempli à pleine capacité que les Américains ont présenté un généreux concert à échelle plus humaine, cette fois-ci.

C’est sous de la musique épique de film que les musiciens sont apparus sur scène un peu après 22h00 pour s’attaquer à Kerosene, tirée de leur plus récent album, Purple. Sans grande surprise, avec un album sorti il y a moins de 5 mois, Baroness ont joyeusement étalé la presque totalité de l’album tout au long du setlist. Bien que le début du concert ait été plutôt énergique, avec, entre autres, Morningstar et la très efficace Shoke Me, force est d’admettre que certains moments tombaient plus à plat.

En effet, ce n’est pas un secret pour personne que Purple soit un peu plus tranquille que ses prédécesseurs. C’est ainsi que des moments plus planants soutenus par le clavier (manié par l’excellent bassiste Nick Jost) nous rappelaient plus un concert post-rock qu’une soirée en compagnie d’un groupe hard rock.

Néanmoins, avec Baroness, le riff dévastateur et complexe n’est jamais bien loin pour tirer une foule de sa torpeur. La très bonne chanson Chlorine And Wine représentait à elle-même l’ensemble du concert: Un long intro de clavier avec notes de guitares subtiles pour enfin arriver à un gros refrain et de la distortion à profusion.

À noter aussi une très bonne sono très bien balancée qui donnait toute la place au jeu de guitare complexe de John Baisley et Pete Adams ainsi qu’à leurs harmonies vocales lors des refrains. Le tout, dès la première chanson.

Les choses sérieuses au rappel

Cela dit, c’est vraiment au rappel que l’on a pu parler des vraies affaires. Après quelques échanges de politesse et remerciements après être revenus sur scène, les musiciens y vont avec le chef d’oeuvre Isak, tiré de l’album Red. C’est à ce moment que l’on voit la foule plus active et quelques spectateur en bodysurfing. En guise de conclusion, l’intensité demeure la même avec Take My Bones Away.

Malgré quelques moments un peu plus tranquilles, Baroness auront tout de même donné un excellent concert de hard rock, devant une foule nombreuse et dans une des meilleures salles de spectacle du Québec.

 

Mutoid Man

Il fallait absolument arriver tôt pour assister à la prestation hyperactive du power trio Mutoid Man. Ce groupe mené par le légendaire Steve Brodsky (anciennement du groupe criminellement sous-estimé Cave In) a donné une prestation de dynamite pour un 50 minutes bien compact.

Avec Ben Koller (Converge) derrière les tambours, les pièces défilent à une vitesse folle où s’enlignent des riffs punk, metal, progressif et quand le temps le permet, des solos. Souvent, le tout dans la même minute. Les signatures rythmiques changent continuellement et Brodsky passe de la voix chantée aux cris hardcore sans avertissement. Particulièrement en voix, il semblait s’amuser ferme. Le trio s’est même permis une version particulièrement intense et déconstruite de Don’t Let Me Be Misunderstood des Animals. Sans parler de l’introduction avec un extrait de Purple Rain de Prince.

Sans dire que Mutoid Man a volé la vedette, il est évident que la foule est restée impressionnée par l’énergie et la virtuosité du groupe.

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