Adam Cohen
Critique Publié le

POP Montréal 2014 – Jour 2 | Adam Cohen, Philémon Cimon et Alden Penner

Journée fort intéressante en ce jeudi frisquet alors que plusieurs excellents artistes étaient à l’oeuvre: Adam Cohen, Philémon Cimon et Alden Penner pour ne nommer que ceux-ci.

 

Adam Cohen

Photo de courtoisie, par Susan Moss

Photo de courtoisie, par Susan Moss

Fils du légendaire Léonard Cohen, Adam n’a jamais cherché, à travers sa démarche artistique, à égaler son père ou encore surfer sur la célébrité de celui-ci.  C’est à l’intérieur de l’église St-John The Evangelist (excellente qualité sonore) qu’il est venu interpréter de nouvelles chansons tirées de son opus indie-folk We Go Home, déjà en magasin, ainsi que des classiques.

Accompagné de nombreux musiciens, ses nouveaux morceaux sont puisés directement dans l’intimité du chanteur: les relations avec son père, son fils et ses expériences amoureuses. Durant la première heure à laquelle Sorstu.ca a assisté, Adam Cohen s’est exprimé en français, fait remarquable pour un artiste de cette trempe.

Sa présence sur scène est exquise, un contact direct et chaleureux avec son public se glisse entre ses belles mélodies.  Le public de tout âge est séduit.  Son charme très masculin, sa voix rauque à la fois tranquille et sexy, nous rappellent l’héritage de son père.  Il n’oublie pas de nous rappeler qu’il célébrait son quarante-deuxième anniversaire jeudi même et la foule n’a pas tardé une seconde de lui chanter un Happy Birthday bien mérité.

À quoi ressemblent ses nouvelles pièces? Du folk acoustique comme il en a l’habitude ainsi que des pièces beaucoup plus énergiques (le simple We Go Home) et électriques (comme Swear I Was There).  Adam Cohen demande continuellement à ses fans d’interargir avec lui malgré le bruit des bouteilles de bière qu’on entendait sans cesse durant la prestation.  Agaçant à certains moments.

 

Philémon Cimon

Photo de courtoisie, par Louis Longpré

Photo de courtoisie, par Louis Longpré

« Durant le festival de musique Passovah, j’ai découvert Alden Penner et je voulais à tout prix assurer la première partie tellement c’est un artiste exceptionnel »  

C’est donc un peu après 22h que Philémon Cimon monte sur la scène accompagné encore une fois de ses 2 musiciens de longue date afin d’offrir une version abrégée de son spectacle aux Francos l’été dernier.

Quelques personnes rassemblées à La Sala Rossa étaient clairement là pour lui et plusieurs connaissaient son matériel à en croire les nombreux claps suivant la mélodie et les applaudissements prononcés à la fin de chaque morceau.  Fort sympathique, il est tellement content d’échanger avec le public en racontant quelques blagues sur son dernier album Été, qui aurait peut-être dû s’appeler Automne.  

Même si elle débutent en douceur, presque chaque chanson monte en intensité, comme pendant la touchante Par la fenêtre. Si la formule en spectacle s’est révélée plus rock que sur l’album (3 hommes et 3 guitares), il n’en demeure pas moins que l’artiste sait séduire son public, même les hipsters anglophones aussi présents pour Penner.

 

Alden Penner

Il est 23h35 lorsque le principal intéressé, Alden Penner, et ses 6 musiciens dont un quatuor à cordes font finalement leur apparition.  Avec son projet solo Exegesis, sa voix douce et délicate peut atteindre des octaves inattendues.  On a eu le droit à d’excellents arrangements et des versions revisitées grâce à l’ajout de ces fameuses cordes.

Pigeant aussi ses hits dans son répertoire plus ancien, de ses groupes Clues et The Hidden Words, il les a transformés en mélodies plus complexes et élaborées.  Timide et renfermé dans sa bulle, il remercie à plusieurs reprises ses musiciens et la foule pour l’accueil à la fois bruyant et chaleureux

Quant à ses succès avec le groupe fétiche The Unicorns, il a spécifié en exclusivité que sa prestation dimanche prochain au Métropolis sera la toute dernière avec ce groupe et qu’il tirerait sa révérence.  Spectacle donc à ne pas manquer!

 

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